50 cadres Guinéens formés aux techniques agricoles par des experts chinois

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Un séminaire de formation dispensé par des experts chinois à 50 cadres guinéens issus du ministère de l’Agriculture, du secteur privé et d’ONG a pris fin samedi à Conakry. Ce séminaire mêlant théorie et pratique sur les techniques et la planification agricoles a été organisé par le ministère chinois du Commerce et le Centre de la coopération économique extérieure du ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales. Pendant trois semaines, les experts chinois et les cadres guinéens ont échangé sur un certain nombre de paramètres comme les techniques de production agricole, le système de production du riz, l’amélioration et la rentabilité de la production agricole, ainsi que la planification du développement. Des exercices pratiques de modernisation de l’agriculture ont été également menés sur le terrain, les stagiaires qualifiant la Chine de pays modèle dans le développement de l’agriculture. Interrogé sur cette formation, Bintou Mady Kaba, maraîcher à Kankan, une ville située à plus de 800 km au sud-est de Conakry, a estimé qu’elle contribuera à renforcer davantage les capacités de maraîchage qu’il développe dans sa région. « Nous avons appris des techniques culturales, des techniques maraîchères et le lien entre le maraîchage et la production des engrais agricoles qui améliorent notre production sur le terrain », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il comptait partager les acquis de sa formation avec une cinquantaine de jeunes de sa région afin de mettre en œuvre d’autres projets de culture comme le maïs. Bintou Mady Kaba compte également développer l’élevage à coté de ses activités agricoles, car, dit-il, « nous avons appris aussi que l’agriculture et l’élevage vont de pair ». Pour sa part, Mamady Cissé, ingénieur agronome au ministère de l’Agriculture, a salué l’importance de cette formation pour les cadres et les acteurs du monde rural, informe french.xinhuanet.com.

La mécanisation de l’agriculture stimule le développement durable de l’Afrique

L’agriculture est indispensable au développement de l’Afrique mais il est également fondamental d’en développer la mécanisation afin d’augmenter la productivité agricole, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur son site web. Selon la FAO, il s’agit là du message principal de la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7) qui s’est tenu, à Yokohama (Japon). Selon les participants à cette manifestation, il est aussi fondamental de réduire les pertes surgissant pendant et après les récoltes et de répondre à la hausse de la demande alimentaire. Par ailleurs, l’Afrique subsaharienne détient la plus grande surface de terres arables non cultivées mais le taux de productivité est bien inférieur aux autres régions en développement, souligne la même source. Dans cette région, les rendements représentent seulement près de la moitié de la moyenne nationale, soit bien en dessous des niveaux de croissance nécessaires afin de satisfaire la demande alimentaire, elle-même stimulée par la croissance démographique. Ainsi, « la mécanisation, peut permettre de combler cet écart de rendement », affirme la FAO. Lors de l’évènement parallèle organisé en marge du TICAD7 par la Coalition pour le développement du riz africain (CARD), un cadre de travail destiné à favoriser une mécanisation agricole durable en Afrique a été présentée par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et par la FAO. Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a estimé lors de son discours prononcé au cours de l’évènement que « grâce à une mécanisation adaptée, l’agriculture de petite échelle peut se transformer en entreprise plus orientée vers une logique de marché tout en améliorant la productivité agricole et en aidant les agriculteurs à sortir de la pauvreté », renseigne lecourrier.vn.

La Déclaration de Yokohama prône le renforcement du développement durable et la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique

Les participants à la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) ont souligné leur détermination à poursuivre le partenariat entre l’Afrique et les partenaires de la TICAD afin de renforcer le développement durable et consolider la paix et la stabilité dans le continent. Dans la «Déclaration de Yokohama» marquant la fin des travaux du Sommet de la TICAD, qui s’est clôturé vendredi, et qui a connu la participation de hauts responsables japonais et africains, dont le Maroc, les participants ont également mis en avant le rôle d’un partenariat renforcé dans le développement des technologies et des innovations en Afrique. «Compte tenu des concepts de développement durable et de sécurité humaine, la mise en œuvre de la TICAD devrait être guidée par les dynamiques et les priorités de développement de l’Afrique», ont-ils insisté, soulignant que la TICAD doit s’aligner sur la vision africaine telle qu’elle est clairement exprimée dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), ainsi que l’engagement pris au niveau mondial pour l’Agenda 2030 pour le développement durable (ODD). La déclaration de Yokohama a également salué les efforts déployés par l’UA et ses États membres pour renforcer l’intégration économique, à travers notamment l’entrée en vigueur récente de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qui est susceptible de favoriser un commerce plus inclusif et plus durable, moins tributaire des fluctuations des prix des produits de base. Le texte a aussi mis en exergue l’importance de la coopération entre le Japon et l’Afrique dans de nombreux secteurs, dont les infrastructures, les investissements du secteur privé, les innovations technologiques, en particulier dans le domaine de l’industrie, en plus de la diminution des impacts des changements climatiques et des risques des catastrophes, ainsi que le développement des ressources humaines. À cet égard, les participants ont salué les relations entre le Japon et l’Afrique, en ce sens qu’elles permettent aux deux parties un bénéfice mutuel, notamment grâce à l’expérience japonaise en matière de développement en Asie et la dynamique économique récente en Afrique, apprend-on de lematin.ma.

Moctar FICOU / VivAfrik                           

1 COMMENTAIRE

  1. […] Selon les participants à la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7), il est aussi fondamental de réduire les pertes surgissant pendant et après les récoltes et de répondre à la hausse de la demande alimentaire. Par ailleurs, l’Afrique subsaharienne détient la plus grande surface de terres arables non cultivées mais le taux de productivité est bien inférieur aux autres régions en développement. Dans cette région, les rendements représentent seulement près de la moitié de la moyenne nationale, soit bien en dessous des niveaux de croissance nécessaires afin de satisfaire la demande alimentaire, elle-même stimulée par la croissance démographique. Ainsi, « la mécanisation, peut permettre de combler cet écart de rendement », affirme la FAO. Lors de l’évènement parallèle organisé en marge du TICAD7 par la Coalition pour le développement du riz africain (CARD), un cadre de travail destiné à favoriser une mécanisation agricole durable en Afrique a été présentée par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et par la FAO. Le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a estimé lors de son discours prononcé au cours de l’évènement que « grâce à une mécanisation adaptée, l’agriculture de petite échelle peut se transformer en entreprise plus orientée vers une logique de marché tout en améliorant la productivité agricole et en aidant les agriculteurs à sortir de la pauvreté ».#Mécanisation_agricolewww.vivafrik.com […]

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