Energies renouvelables : la certification, un outil efficace pour une main d’œuvre qualifié

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Le coordonnateur du Fonds d’appui au secteur privé du Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (ECREEE), Ciré Abdoul Diallo a affirmé mardi 3 Septembre 2019 à Dakar au Sénégal que le système de certification pour les compétences en énergies durables (ECSES) de la CEDEAO va permettre à la sous-région de bénéficier d’une main d’œuvre qualifié en la matière.

Il s’exprimait lors de l’atelier de restitution du comité technique en charge de piloter la mise en œuvre du système de certification pour les compétences en énergies durables qui a pour objectif de professionnaliser les techniciens avec un certificat conforme.

« La promotion des énergies renouvelables passe par la formalisation, la professionnalisation d’une main d’œuvre qualifiée et cette certification de la CDEAO va être à terme un label, gage d’une main d’œuvre qualifiée pour que les consommateurs puissent avoir confiance en cette technologie », a-t-il déclaré.

Le projet de l’amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest a pour but de contribuer à appuyer les pays membre à travers des acticités au niveau régional et sous régional. Selon le coordinateur du fonds d’appui du secteur privé dans le centre des énergies renouvelables de la CEDEAO, Ciré Diallo, ledit projet fournit une assistance technique pour des initiatives visant à améliorer l’accès à l’énergie moderne et à promouvoir les énergies renouvelables des acteurs publics et privés des 15 pays de la CEDEAO et de la Mauritanie.

« Il contribue à l’initiative du corridor Ouest africain d’Energie propre, à travers l’appui au développement des stratégies pour l’énergie solaire, l’énergie éolienne et hydroélectrique, et leur mise en œuvre », a-t-il ajouté. Et de renchérir : « l’utilisation généralisée de produits non conformes aux normes nuit au marché des énergies renouvelables dans la sous-région ».

Ce programme est basé sur un référentiel de compétences pour les installateurs solaires photovoltaïques hors réseau, qui a été développé de 2015 à 2017 à travers un processus régional concerté. Il a été mis en place par le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (ECREEE) et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), avec le soutien de la (GIZ), l’Agence de coopération internationale allemande. L’objectif est de soutenir le développement du marché de l’énergie solaire.

« Il a été démarré à l’issue des études menées par IRENA [Agence internationale pour les énergies renouvelables] qui montrent que les systèmes solaires photovoltaïques installés en Afrique de l’Ouest n’étaient pas durables, du fait qu’il n’y avait pas de techniciens formés pour effectuer leurs études, dimensionnement et installation », a expliqué le chef de la division exécution des projets et programmes à l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), Sidy Bouya Ndiaye.

Selon lui, l’ECSES a depuis lors « atteint l’étape d’opérationnalisation à travers la validation et l’adoption des documents clés de gouvernance et de fonctionnement du système durant la 1ère Réunion de son Comité Technique en Juillet 2018 ».

« En 2019, plus précisément durant le premier semestre, deux examens pilotes du système de certification des installateurs se sont tenus au Ghana (Centre KNUST) et au Sénégal (ESP) », a-t-il indiqué. Ajoutant que d’« autres examens suivront d’ici la fin de l’année au Nigéria, Burkina Faso, Mali, Cap Vert, Bénin ».

 Pour sa part, l’expert en énergie renouvelable à la CEDEAO en charge du processus de certification, Ibrahim Soumailah, soutient que les résultats de ces examens sont très encourageants et conformes aux directives données par le comité lors de la première rencontre de Dakar. A l’en croire, 23 certificats ont déjà été accordés à l’issue de ces examens effectués dans les trois pays pilotes, que sont le Sénégal, le Ghana et le Nigeria.  Et parmi ces candidats ayant obtenu la certification, 17 sont des Sénégalais, précise le chef du département génie électrique à l’Ecole supérieure polytechnique (ESP) de Dakar, le professeur Khaly Tall.

« Ils ont tous été retenus à l’issue de deux sessions d’examens théoriques et pratiques durant lesquelles chaque candidat a été évalué individuellement pour faire des installations panneaux solaires photovoltaïques », a-t-il souligné.

Moctar FICOU / VivAfrik                   

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