La protection de la biodiversité au cœur du forum organisé au Kenya sur les liens sino-africains

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La conférence internationale sur la biodiversité qui se tient en ce moment à l’université Maasai Mara du Kenya a mis en évidence la contribution croissante de la Chine à la conservation des espèces rares en Afrique. Les législateurs et les scientifiques qui participent à cette conférence coorganisée par l’Alliance des organisations scientifiques internationales (ANSO) et le Centre de recherche conjoint sino-africain (SAJOREC) ont souligné que la protection de la biodiversité est devenue une composante essentielle de la coopération sino-africaine. Bai Chunli, président de l’Académie des sciences de Chine (ASC), a déclaré mercredi lors de la cérémonie d’ouverture du forum qu’il était temps que Beijing noue des alliances stratégiques avec des institutions africaines pour promouvoir la conservation des espèces rares. « En organisant ce forum, nous souhaitons offrir aux institutions académiques de Chine, d’Afrique et d’autres régions du monde une plateforme qui leur permettra de partager leurs expériences et de présenter les meilleures pratiques en matière de conservation de la biodiversité », a indiqué M. Bai. Peu avant l’ouverture du forum, il a lui-même assisté à une cérémonie de remise d’équipements de laboratoire modernes à l’université Maasai Mara, dans le comté de Narok, dans le sud-est du Kenya, afin de faciliter la recherche sur les espèces végétales indigènes dotées d’une valeur médicinale ou nutritionnelle. Felix Dakora, président de l’Académie africaine des sciences (AAS), a déclaré que les pays africains avaient profité des nombreux avantages compétitifs de la Chine en matière de recherche scientifique, de technologie, d’innovation et de main-d’œuvre qualifiée pour renforcer la protection du capital naturel du continent. « La biodiversité est un atout majeur pour le continent africain, mais elle est en train d’être détruite par le changement climatique et la désertification rapide. J’espère que les scientifiques chinois et africains pourront proposer des solutions pour inverser la dégradation des milieux naturels », a indiqué M. Dakora, dans les colonnes du site d’information french.xinhuanet.com.

Partager leurs connaissances et leurs meilleures pratiques en matière de protection des espèces rares

Les académies des sciences chinoise et africaine ont ainsi signé en début de semaine un protocole d’entente visant à renforcer leur collaboration dans divers domaines, comme la gestion des ressources naturelles, la santé publique, la sécurité alimentaire et le changement climatique. Les responsables kényans ont salué ce sommet sur la biodiversité, qui doit durer jusqu’à vendredi, affirmant qu’il fournirait aux scientifiques chinois et africains une plateforme capitale pour partager leurs connaissances et leurs meilleures pratiques en matière de protection des espèces rares. Mohamed Elmi, secrétaire administratif en chef du ministère de l’Environnement et des Forêts, a quant à lui souligné que la Chine est désormais devenue un allié fiable de l’Afrique dans ses efforts de promotion d’un renouveau écologique. « Nous collaborons avec la Chine dans nos recherches sur le bambou, une plante qui pourrait contribuer à restaurer nos paysages dégradés », a notamment indiqué M. Elmi, ajoutant que des recherches conjointes entre scientifiques chinois et africains sont également essentielles pour arrêter la disparition d’espèces critiques, comme les espèces pollinisatrices. Bulitia Godrick, vice-chancelière adjointe en charge des affaires académiques et étudiantes de l’université Maasai Mara, a, de son côté, fait remarquer que les scientifiques africains s’étaient appuyés sur les technologies et les innovations chinoises pour trouver des solution aux problèmes de pénurie d’eau, d’insécurité alimentaire et d’épuisement des écosystèmes sur le continent, lit-on encore dans french.xinhuanet.com.   

Pourquoi les prairies africaines brûlent-elles ?

Les incendies dans la forêt amazonienne font beaucoup parler d’eux. Mais il semblerait qu’il y ait beaucoup plus d’incendies en Afrique qu’au Brésil. Les explications, dans « The Conversation », de Colin Beale, de l’Université de York (Royaume Uni). Les incendies catastrophiques dans la forêt amazonienne ont fait la une des médias du monde entier, mais depuis, la NASA a noté qu’il y a actuellement beaucoup plus d’incendies dans certaines régions d’Afrique qu’au Brésil. Cela a amené certains à se demander si l’on n’applique pas la règle du deux poids, deux mesures: ignorons-nous une catastrophe environnementale encore plus grande en Afrique ? Les incendies en Amazonie sont-ils mis en avant comme un moyen pratique de critiquer un dirigeant brésilien déjà impopulaire parmi les environnementalistes ? J’ai étudié les impacts écologiques des incendies en Afrique de l’Est pendant plus d’une décennie, avec des collègues du monde entier. Alors, ces incendies sont-ils un désastre du même style que ceux d’Amazonie ? La première chose à savoir est que l’impact d’un feu de forêt dépend plus de l’endroit et de ce qu’il brûle, que de son ampleur ou même du nombre d’incendies présents. La grande majorité des feux africains qui brûlent actuellement semblent être dans les prairies, exactement là où nous nous attendons à voir des incendies à cette période de l’année. Ces feux sont généralement allumés par les éleveurs dans le cadre de leur gestion traditionnelle des savanes où leurs animaux vont pâturer. Certains feux sont allumés pour stimuler la croissance d’herbe nutritive pour leurs animaux, d’autres sont utilisés pour contrôler le nombre de tiques parasitaires ou gérer la croissance de broussailles épineuses. Sans les incendies, de nombreuses savanes (et les animaux qu’elles abritent) n’existeraient pas, et les allumer est une activité clé de gestion dans de nombreuses aires protégées emblématiques de l’Afrique. Par exemple, le Serengeti en Tanzanie est connu dans le monde entier pour ses animaux de safari et sa migration impressionnante de gnous – et notre travail montre qu’environ la moitié de ses prairies brûlent chaque année, note francetvinfo.fr.     

Moctar FICOU / VivAfrik                                     

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