Le gouvernement du Zimbabwe déclare l’état d’urgence suite à la grave sécheresse

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L’exécutif zimbabwéen a déclaré l’état d’urgence dans les zones rurales et urbaines en raison de la grave sécheresse qui affecte le pays. C’est ce que rapporte Bloomberg qui cite une annonce de l’Unité de protection civile dans le quotidien gouvernemental. Cet épisode météorologique devrait faire chuter la production de maïs de plus de 50 % en 2019/2020, obligeant le pays à importer 800 000 tonnes de la céréale. La sécheresse a également eu pour effet de plonger environ 5,7 millions de personnes dans une situation d’insécurité alimentaire selon les agences d’aide internationale. Conséquence de cette situation, le gouvernement a lancé un appel international pour mobiliser 464 millions $ afin de répondre aux besoins des populations jusqu’en avril prochain, note agenceecofin.com. 

La Mauritanie veut développer la filière des dattes

En Mauritanie, la production de dattes est l’un des principaux secteurs de l’économie. Dans ce pays désertique où la sécheresse est une réalité, l’État a décidé d’investir dans des infrastructures et dans la recherche, afin d’en faire un pôle d’excellence. Vallée de Mhaïreth, dans l’Adrar. Encaissée dans un canyon, c’est la seule touche de vert dans ce paysagé de pierre et de sable. Longue de 8 km, elle permet d’assurer la subsistance de milliers de familles qui cueillent les dattes puis les revendent sur les marchés de la région. Mais cette année, l’absence de pluie a fait baisser la production. Salem est en train de trier sa récolte de la journée. « Cette année pour l’instant, il n’a pas encore assez plu, explique-t-il. Vous voyez ici, nous n’avons pas de problème avec l’avancée du désert, puisque nous y sommes déjà. Mais les nappes phréatiques sont importantes et cette année, elles sont vraiment basses et s’il ne pleut plus, on va devoir partir. » La production baisse, mais dans tout le pays et particulièrement dans l’Adrar, l’État a développé le projet Oasis pour améliorer la production. Un barrage a déjà été construit, deux autres sont en attente de financement. « Dans toute la région, il y a une diminution de l’eau, mais cela varie entre les départements, déclare Cheikh Mohamed Moustapha, le responsable du projet Oasis. Atar est vraiment infesté. Dans les autres départements, cela peut aller. Cette année, il y a un dessèchement parce que les puits sont taris depuis février. » Pour pallier ce manque d’eau et améliorer le rendement des palmiers, un laboratoire a été construit à Atar, la capitale régionale. « Ici on stocke les nouvelles cultures », explique un employé du laboratoire. Sélection de semences, culture in vitro, lutte contre les nuisibles… Mohamed Vall, chercheur dans ce laboratoire, a de grandes ambitions pour la datte mauritanienne. « C’est un laboratoire qui est devenu régional. Du point de vue des équipements, c’est un laboratoire extraordinaire. » Un vœu encore pieux et qui demandera du temps avant d’être totalement efficace. D’ores et déjà, la production de 2019 est en deçà de l’année passée, relaye fi.fr.

La BAD et l’OIT s’associent pour appuyer les jeunes dans l’agriculture à Brazzaville

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation internationale du travail (OIT) organisent au Congo-Brazzaville un forum sur l’emploi des jeunes dans l’agriculture. Il s’agit pour les deux organisations d’apporter plus de financements au profit des jeunes qui s’impliquent dans le secteur agricole. Depuis quelques années, la tendance des jeunes travaillant dans l’agriculture s’observe dans le pays. Alors que les palmiers sont plantés en zone forestière, deux jeunes, Arnaud et Michel Djombo développent d’importantes plantations à Igné, à 45 Km de Brazzaville, en pleine savane. Pour Michel Djombo, « nous avons vu qu’il y avait un réel avantage à s’installer en savane pour faire du palmier, parce que les différents rendements n’étaient que de 30% dans la forêt. Nous disons que nous pouvons gagner un à deux tonnes par hectares dans les savanes. Ce sera autour de 12 tonnes l’hectare ». Patrick Mbemba, lui, se distingue dans la commercialisation des produits agricoles, un métier qui ne tentait jusqu’ici peu de jeunes : « nous sommes dans la production agricole, nous sommes dans la protection agricole et la commercialisation des produits agricoles. Nous sommes aussi dans la vente des intrants et de matériel agricoles. J’emploie déjà 17 jeunes Congolais de façon directe, et de façon indirecte je suis déjà à 300 jeunes ». Pour le gouvernement congolais, il faut plus de moyens pour appuyer les jeunes. Henri Djombo, ministre d’Etat en charge de l’agriculture, estime que « pour inciter les jeunes, il faut électrifier les zones rurales, passer de l’agriculture pluviale à celle d’irrigation, créer les conditions de logement en milieu rural. Tout part de l’apprentissage : les jeunes doivent être formés pour pouvoir exercer les métiers à tous les niveaux. Il faut simplement créer les conditions de base. » C’est dans ce contexte que se tient à Brazzaville un forum sur les opportunités d’emploi des jeunes dans le secteur agricole, lit-on dans les colonnes de voaafrique.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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