A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, lundi 16 Septembre 2019 à Diourbel, la Journée mondiale de l’Ozone sous le thème : « 32 ans d’efforts pour guérir la couche d’ozone ». Occasion saisie par Cheikh Daouda Diallo, Conseiller technique du ministre de l’environnement et du développement durable pour plaider que des « mesures appropriées » soient prises davantage dans les actions visant la réduction et l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone. 

« Le thème interpelle l’ensemble des acteurs sur la nécessité de s’engager davantage dans les actions de réduction de l’élimination des Substances appauvrissant la couche d’ozone (Sao) afin de contribuer efficacement à l’atteinte de l’objectif majeur que la communauté internationale s’est fixé à savoir faire en sorte que d’ici à 2060, la couche d’ozone retrouve son niveau des années 1980 », a expliqué le responsable Sénégalais.

« Les tendances observées sur l’état de reconstitution de la couche d’ozone, au regard des efforts importants déployés au cours de ces dernières années par nos pays, nous permettent déjà d’être optimistes », a-t-il ajouté.

Cheikh Daouda Diallo a aussi profité de son intervention pour inviter les populations à poursuivre les efforts de protection de la couche d’ozone dont la destruction progressive a des impacts négatifs sur la santé humaine. A ce propos, il cite la déficience du système immunitaire, la recrudescence des cancers de la peau, cataractes entre autres, sans compter les impacts sur la faune, la flore et le milieu marin.

Par contre, a-t-il soutenu, la poursuite de ces efforts de protection de la couche d’ozone pourrait éviter à l’humanité 2 millions de cas de cancer de la peau par an. A cela, s’ajoute l’atténuation des changements climatiques avec un évitement d’émission de 135 milliards de tonnes équivalent de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Le Sénégal, dans sa contribution à l’effort mondial de protection de la couche d’ozone, a ratifié la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal en 1993, traduisant ainsi son engagement à mettre en œuvre, au niveau national, des actions pour la protection de cette couche.  

Le conseiller technique du ministre de l’environnement et du développement durable a révélé que la mise en œuvre du protocole du Montréal au Sénégal, à travers deux phases, a permis d’atteindre les objectifs fixés. La protection de la couche d’ozone est aussi un objectif global que se sont fixés les écologistes à savoir « maintenir la quantité actuelle d’ozone en éliminant les produits qui la menacent ».

Les Hydrofluorocarbones (HFC) ont été introduits comme substituts aux substances contenant du chlore notamment les CFC et HCFC. Cependant, il convient de souligner que les HFC, même s’ils n’appauvrissent pas la couche d’ozone présentent l’inconvénient d’être de puissants gaz à effet de serre. Si aucune mesure n’est prise pour mettre en place des alternatives respectueuses du climat, les émissions du Hfc pourrait augmenter jusqu’à 2,8 gigatonnes d’équivalents CO2 d’ici 2050.

Pour sa part, le gouverneur de la région de Diourbel, Gorgui Mbaye a mis l’accent sur la préservation de l’environnement. « L’environnement, nous nous devons de le protéger, de le préserver pour notre bien-être physique, morale, psychologique, social et économique. D’ailleurs, le respect de cet environnement est un pilier essentiel du développement durable, pour assurer l’héritage environnemental des générations futures ».

SSY & MF

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