La RDC et la BAD s’allient pour la création des zones agricoles spéciales

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« L’union fait la force », dit l’adage. Cette maxime est bien assimilée par le Chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi et le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwimi Adesina qui ont décidés d’unir leur force afin de booster le secteur agricole congolais. En effet, les deux dirigeants ont annoncé mardi 17 septembre 2019 leur volonté commune de création des zones spéciales d’agro-industrialisation impliquant des investisseurs privés pour le développement des milieux ruraux en RDC.

« L’agriculture est un secteur qui va régler plusieurs problèmes. Nous allons travailler pour booster le secteur en créant des zones spéciales agricoles dont le but est de favoriser l’agro-industrie pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en très peu de temps », a confié Félix Tshisekedi. Qui précise que « pour rassurer des investisseurs sérieux et non les véreux, il faut gagner le combat acharné contre la corruption » et « simplifier la fiscalité » en vue d’influer sur le climat des affaires.

Poursuivant son speech, le Président Congolais a laissé entendre : « je ne compte pas toujours sur nos minerais (…), même si je ne peux pas cracher sur ce secteur. Les mines nous ont créé beaucoup de problèmes. Il faut diversifier notre économie. Le secteur agricole va régler beaucoup de problèmes comme la malnutrition grâce à ces zones spéciales agricoles ».

Succédant M. Tshisekedi au présidium, le Président de la BAD, Akinwimi Adesina a pour sa part confié que « le projet vise à disséminer les zones spéciales d’agro-industrialisation près des lieux de production agricole. Ces zones seront dotées d’infrastructures énergétiques, de transport et de communications pouvant favoriser la transformation locale des produits agricoles ».

« Les pays qui font l’exportation des matières premières sont toujours pauvres, par contre ceux qui développent les chaînes de valeurs par la transformation de leur production deviennent riches », a-t-il fait remarquer.

Le Président de la BAD a en outre appelé les investisseurs privés à s’impliquer dans ce projet soutenu par son institution et qui a comme objectif prioritaire de financer la création locale de la valeur ajoutée en développant les chaînes de production desdites valeurs.

« L’agro-business représentera 1.000 milliards de dollars d’ici à 2030. Si vous ne vous engagez pas dans l’agro-industrie, les autres viendront tout prendre », a-t-il averti.

Aucuns des deux Présidents n’a évoqué la date officielle de lancement des travaux de ce projet ni le montant nécessaire pour sa réalisation.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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