La lutte contre la chenille légionnaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest

0

L’affaire est si grave qu’elle a provoqué la convocation d’une conférence régionale, du 10 au 12 septembre 2019, à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Sahel et l’Afrique de l’Ouest sont confrontés aux effets de la variabilité et du changement climatique avec des conséquences néfastes sur les productions agro-sylvo-pastorales, et donc sur les conditions de vie des populations. Inondations, sécheresses, températures extrêmes, le décalage des saisons, la perturbation du régime des pluies, la dégradation des terres et la baisse de la fertilité des sols, la recrudescence de certains nuisibles des cultures, l’apparition de maladies émergentes et/ou de nuisibles exotiques ; la dégradation continue de l’environnement. Il faut y ajouter les ennemis des cultures : les acridiens (locustes et sauteriaux), les mouches des fruits, les oiseaux granivores, les rongeurs. Et depuis 2016, les chercheurs détectent pour la première fois la chenille légionnaire d’automne (CLA) en Afrique centrale et occidentale (Sao Tomé-et-Principe, Nigeria, Bénin et Togo). Normalement, cet insecte vit en Amérique du Sud. Et on ne sait comment un minuscule papillon a pu franchir les océans. Toujours est-il que c’est un nuisible dit phytophage, c’est-à-dire que la larve peut se nourrir sur plus de 80 espèces cultivées ou sauvages dont le maïs, le riz, le sorgho, le millet, la canne à sucre, le coton et certaines cultures horticoles. On parle de grave menace. Ce qui justifie la présence à cette conférence régionale des acteurs nationaux et régionaux, les partenaires du secteur privé, les partenaires techniques et financiers de la région ainsi que des chercheurs des institutions internationales de Recherche & Développement de 11 pays, relate rfi.fr.             

Agriculture et climat en Afrique au menu de l’Assemblée de l’ONU

Depuis le début de la semaine, lors du Sommet Action Climat, de la 74ème assemblée générale des Nations Unies  à New York et des réunions parallèles, les questions de l’agriculture et du climat ont été abordées en mettant l’accent sur l’impact du changement climatique et sa nécessaire adaptation, en particulier au Sahel, mais aussi sur les ressorts de la coopération sud-sud. Le président du Niger et actuel président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Mahamadou Issoufou, a lancé un appel en faveur d’une « réaction mondiale » aux problèmes de dégradation des terres qui constituent une menace pour la bande aride du Sahel où les 250 millions de personnes vivant dans la région sont confrontés à la sécheresse, la désertification et autres conséquences du changement climatique. Il a souligné que chaque année, les agriculteurs du Niger perdait 100 000 hectares de terres arables tandis que les points d’eau se raréfiaient impactant les éleveurs. « Il est toujours possible d’inverser la tendance et de relever ces défis, mais cela exige des efforts d’adaptation qui soient durables ainsi que des actions collectives, avec le soutien de nos partenaires », a-t-il déclaré. Si le président du Burkina Faso, et président en exercice du G5 Sahel, Roch Kaboré a surtout abordé la sécurité et le terrorisme, il a remarqué lors du Sommet action climat qu’ « il existe un lien évident entre désertification et changement climatique » et souligné que le changement climatique « accentue les conflits entre les agriculteurs». «Relever les défis au Sahel nécessitera une réponse commune, coordonnée et cohérente afin de fournir aux personnes vivant dans cette région désertique des moyens d’existence viables et d’établir des systèmes agroalimentaires résilients» a affirmé de son côté le directeur général de la FAO, Qu Dongyu. Au Sahel où cette année près de 4 millions de personnes sont menacées par une situation d’insécurité alimentaire aiguë a-t-il précisé et où la crise climatique tend à augmenter les conflits locaux entre agriculteurs et éleveurs, a pour sa part précisé le site d’information commodafrica.com.

L’Afrique estime que les menaces climatiques dans le Sahel « appellent une réponse d’envergure mondiale »

Plusieurs appels sont en train d’être lancés en marge de la 74ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, ouverte lundi à New York. Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré que les populations du Sahel n’ont que peu d’incidence sur le changement climatique, mais que c’est elles qui « souffrent le plus » de la hausse des températures et des précipitations imprévisibles. Présent à cette rencontre d’envergure internationale, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a lui, lancé un appel dimanche, en faveur d’une « réaction mondiale » aux problèmes de dégradation des terres qui constituent une menace pour la bande aride du Sahel. L’appel du président nigérien a été lancé  lors d’une réunion de la Commission du climat pour la région du Sahel qui se tenait. M. Issoufou a déclaré que les 250 millions de personnes vivant dans la région sont en train d’affronter la sécheresse, la désertification et d’autres conséquences du changement climatique. « La situation qui prévaut dans le Sahel comporte des enjeux d’ordre planétaire, et elle exige une réponse à la même échelle », a dit Issoufou. Les agriculteurs du Niger perdent chaque année 100 000 hectares de terres arables, a indiqué Issoufou, à cause du fait que les précipitations imprévisibles, les températures extrêmes et les sécheresses sont en train d’assécher les points d’eau sur lesquels comptent les éleveurs, lit-on dans les colonnes d’afriquinfos.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                          

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here