Plusieurs mineurs tués dans l’éboulement d’une mine d’or au Tchad

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Le secteur minier tchadien est endeuillé. En effet, plusieurs individus ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine d’or sauvage dans le nord du Tchad, dans une zone de non-droit livrée à différents gangs d’orpailleurs illégaux et autres trafiquants, tout près de la frontière Libyenne.

Les faits se sont produits dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 septembre 2019 aux environs de Kouri Bougoudi dans la province du Tibesti mais on ne l’a appris que mercredi en raison de l’enclavement de cette région sous état d’urgence depuis le mois d’août.                                  

« Une mine s’est effondrée, je ne peux pas dire exactement combien il y a de morts mais il y a beaucoup de gens qui travaillent dans ces mines, il doit y avoir beaucoup de morts, c’est sûr », a témoigné le ministre tchadien de la Défense et de la Sécurité, Mahamat Abali Salah.

Pour sa part, un officier de l’armée qui a requis l’anonymat parle d’« une trentaine de morts », il explique se baser sur des témoignages recueillis auprès de personnes sur place, l’armée n’étant pas présente pour l’heure dans cette zone reculée. Un député de la région, se basant lui aussi sur des témoignages recueillis depuis N’Djamena, parle d’« une dizaine de morts ».

Quant au site internet Toubou média, très branché sur le Tibesti, il a également donné l’alerte mardi en postant une vidéo dans laquelle on aperçoit des hommes envoyant des câbles au fond d’une dépression pour faire remonter ce qui ressemble à des cadavres.

« Je ne peux pas vous donner de bilan exact car nous avons dépêché sur place ce matin des militaires », a répété le ministre Abali Salah, ajoutant que les autorités attendent le rapport de cette mission dans la matinée.

C’est mardi en fin de soirée, et surtout mercredi, que les premières confirmations ont été données par des sources sécuritaires. L’éboulement a eu lieu entre le point 35 et la localité de Solo Solo, dans le secteur de Kouri Bougoudi à la frontière tchado-libyenne.

Le premier bilan fait état de plus de trente corps repêchés, mais il pourrait s’alourdir. Car à l’appel mené dans les campements de mineurs, une soixantaine de personnes environ n’ont pas répondu présentes.

Cette zone du Tibesti qui longe la frontière libyenne échappe en partie aux forces de sécurité de N’Djamena et le sous-sol riche en or, par endroits, est truffé de galeries ou de mines à ciel ouvert à la structure précaire, dans lesquelles opèrent des centaines d’orpailleurs illégaux travaillant pour des gangs locaux qui contrôlent certaines localités. D’autres sont aux mains de divers trafiquants.

Moctar FICOU / VivAfrik              

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