Les pays en voie de développement entre l’atteinte des ODD 4 et 5 de l’agenda 2030 et innovation technologique

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L’éducation et l’inégalité entre les sexes sont deux des 17 objectifs du développement durable promulgués par l’ONU en 2015, un véritable défi dans les pays en voie de développement où à ce jour ce sont plus de 130 millions de jeunes filles de 6 à 17 ans qui n’ont pas accès à l’éducation du simple fait qu’elles sont des femmes. Pour enrayer ce fléau et agir efficacement, divers ONG développent et soutiennent des projets favorisant l’accès à l’éducation des jeunes filles. Selon une étude de l’UNESCO et de Plan international, chaque jour ce sont près de 33.000 jeunes adolescentes qui sont mariées de force, entraînant de fait un arrêt de scolarité. Cette même étude mettant en évidence que 50% des enfants nés d’une mère illettrée ont une espérance de vie inférieure à 5 ans. Pour lutter contre ce fléau, il existe différents programmes, comme le centre d’insertion de la Providence créé en 2003 à Bouaké en Côte d’Ivoire par les sœurs de la congrégation de la Providence et qui accueille aujourd’hui 186 jeunes filles, dont 72 sont en apprentissages. L’originalité du centre de « La Providence » est de proposer un parcours en trois temps.  Pour commencer les jeunes filles admises reçoivent sur une période de 6 mois à deux ans des formations de bases : alphabétisation, activités manuelles et sportives, cuisine, ménage, avec pour objectif de leur faire prendre conscience de leur dignité de Femme. À l’issue de cette première étape, elles effectuent un stage d’orientation de trois mois pour choisir l’une des trois formations proposées ; tresse, coiffure ou couture, un choix qui les conduit à quatre années d’apprentissage dans des centres partenaires. Et à l’issue de ces quatre années, elles reçoivent le matériel nécessaire au lancement de leur activité. Mais ce qu’il faut noter aussi c’est qu’au-delà de venir répondre aux objectifs 4 et 5 ; permettre à des femmes de développer leur activité est un formidable levier pour le développement économique des pays en voie de développement puisque chaque femme éduquée et formée à un métier vient augmenter le PIB du pays, qui jusque-là ne reposait que sur 50% de la population à savoir le travail des hommes, note rcf.fr.

L’innovation technologique peut-elle nous sortir de la crise écologique ?

L’innovation technologique peut-elle nous aider à lutter contre la crise écologique ? Si certains en font une solution miracle, d’autres sont plus sceptiques. Alors, qu’en penser ? Cela peut paraître paradoxal, mais il est essentiel de prendre le temps de la réflexion face à l’urgence de notre époque, et ce pour pouvoir agir rapidement et protéger notre planète. Autrement dit, protéger notre futur. Face à l’urgence écologique, nombreuses sont les personnes à se tourner vers l’innovation technologique pour trouver des solutions. Les menaces sont désormais clairement identifiées, et certaines conséquences se font déjà ressentir. Car le réchauffement de la planète s’accompagne de bien d’autres problèmes, tels que l’anéantissement progressif et rapide de la biodiversité par exemple. D’après le Fonds mondial pour la nature – plus connu sous le nom de WWF –, 60 % des populations d’animaux sauvages perdues en 40 ans. Le rapport estimait que « nous sommes face à une accélération sans précédent de la pression exercée par l’Homme sur les écosystèmes : la demande en ressources naturelles tout comme en énergie explose. L’empreinte écologique mondiale, qui mesure l’impact des activités humaines sur les ressources naturelles, a doublé en un demi-siècle ». On peut ajouter à cela la pollution de l’air, qui selon une étude récente du European Heart Journal aurait tué 8,8 millions de personnes dans le monde chaque année, ou même l’acidification des océans, lesquels ont absorbé à peu près un quart des gaz à effet de serre produits par l’être humain. De nos jours, l’urgence écologique concerne tout le monde. Ces exemples ne reflètent qu’une partie des conséquences de la crise climatiques, car celles-ci sont nombreuses. Des études et des prévisions ne cessent d’être publiées ces derniers mois, sans que l’on sache exactement par où commencer. Les enjeux sont considérables et complexes, et il semble parfois difficile d’y voir clair. En revanche, on sait de manière certaine qu’un changement radical de notre mode de vie est nécessaire si l’on souhaite échapper au pire. Chose qui a été encore rappelée durant le Sommet de la jeunesse pour le climat le 21 septembre 2019. Pour l’activiste argentin Bruno Rodriguez, les dirigeants du monde « ont l’obligation de faire des changements radicaux », notamment dans notre manière de consommer et de produire. Les propositions pour lutter contre la crise écologique sont multiples. Et la réponse qui revient le plus souvent est évidemment celle de l’innovation technologique. Mais celle-ci constitue-t-elle un remède miracle de l’ère moderne ou un mirage animé par le désespoir ?, a-t-appris de selectra.info.

Pourquoi l’innovation marocaine n’arrive pas à décoller ?

Le Maroc dispose d’un potentiel important en termes d’innovation. Le royaume regorge de talents ne demandant qu’une chance pour concrétiser leurs idées sur le terrain, mais il semble que quelque chose bloque la machine. Cette situation devrait d’ailleurs se faire ressentir avec la prochaine étape du Plan D’accélération Industrielle 2021-2025. Détails. Moulay Hafid ElAlami (MHE) a déclaré lors de son intervention à l’Université d’été de la CGEM, que la prochaine étape du Plan d’Accélération Industrielle (PAI) portera sur le « 2.0 ». Les objets connectés, l’innovation et la recherche et développement seront au centre de la prochaine étape 2021-2025, dont l’objectif est de poursuivre le développement du tissu économique national à travers le secteur industriel. MHE n’a pas caché son intention de mettre en place un écosystème qui soit attractif pour les acteurs du secteur des objets connectés (IoT), sachant que le royaume dispose déjà d’un fort potentiel humain, hautement qualifié à ce niveau. Celui-ci compte, dans ce sens, porter une attention particulière aux startups et universités nationales, dont les porteurs de projets auront droit à un accompagnement inédit. Des actions, comme le lancement de centres d’innovation et de Think Tank sera au menu du jour de la future étape du « PAI 2.0 » a indiqué le ministre. Par ailleurs, MHE a indiqué qu’il faudra dorénavant intégrer les acteurs nationaux, notamment pour ce qui est des investisseurs, dans la concrétisation de cette vision. Cela dit, les propos du ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique n’ont rien de nouveau. L’on sait bien que le domaine de l’IoT est l’un des secteurs dont le potentiel de croissance est des plus importants à l’heure actuelle. Cela dit, la partie intéressante est surtout celle, où si jamais on arrive à concrétiser cet écosystème, cela devrait représenter une opportunité titanesque pour les compétences marocaines à ce niveau. Mais concrètement, les choses sont bien différentes sur le terrain pour le moment, chose qui pousse à se poser la question du « pourquoi ? », renseigne hespress.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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