Gestion de l’eau : l’OMVS invite à la coopération et la concertation autour de la ressource

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Le Malien Hamed Diane Séméga, Haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), a laissé entendre, lundi 30 septembre 2019 à Saly-Portudal à Mbour (l’ouest du Sénégal) que l’eau est « un enjeu stratégique majeur » qui nécessite la coopération et la concertation.

Aux yeux de M. Séméga, c’est cet « enjeu stratégique majeur »  cela qui explique la « pertinence » de la mise en place du comité du bassin du fleuve Sénégal qui tient sa première réunion à Saly-Portudal.

Poursuivant son speech lors de cette rencontre de haut niveau, le responsable de l’OMVS précise le mérite de sa structure devant l’enjeu stratégique majeur aux plans mondial et africain que constitue l’eau « c’est d’avoir été, dès le départ, orientée vers la coopération, la concertation, le développement intégré des ressources du bassin pour le bien-être des populations ».

Hamed Diane Séméga a en outre révélé que « la seule manière d’assurer le développement et d’éviter les conflits, c’est la coopération totale ».

Selon le Haut-commissaire de l’OMVS qui regroupe Le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, « les père-fondateurs ont très tôt compris que l’eau, surtout les eaux transfrontalières sont une question sensible ».

Les participants à cette réunion venus des Etats-membres de l’OMVS se sont penchés sur l’adoption du règlement intérieur dudit comité en vue de son adoption. Ce comité est un organe consultatif institué par la résolution n°00499 du Conseil des ministres de l’OMVS lors de sa 62ème session ordinaire tenue décembre 2009 à Nouakchott.

« Le comité de bassin du fleuve Sénégal constitue le Parlement de l’eau, le lieu où s’exercera la démocratie de l’eau. Et ce que les pères-fondateurs de l’OMVS ont fait avant tout le monde, c’est ce qui vaut à l’organisation d’être nommée aujourd’hui, +Organisme de référence mondiale+ par la qualité de la coopération entre les Etats-membres », a-t-il noté.

Si l’on se fie au Haut-commissaire de l’OMVS, le comité du bassin est « une parfaite illustration de la démocratie de l’eau », « une assemblée » qui réunit, à l’échelle du bassin hydrographique, les acteurs publics ou privés agissant dans le domaine de l’eau.

« Les défis sont immenses du fait de la particularité du fleuve Sénégal qui est un fleuve sahélien soumis aux aléas climatiques, dans un environnement de plus en plus difficile du point de vue écologique, avec les effets néfastes du changement climatique », a expliqué M. Séméga.

« Les défis sont immenses eu égard de la montée en puissance de la démographie et des usages qui sont multiples, parce que concernant l’eau pour l’agriculture, la navigation, la consommation, pour l’hydro-électricité. Bref, les usages sont multiples et la population croît », a encore ajouté Hamed Diane Séméga, invitant les usagers à être conscients des enjeux.

Et cette sollicitation sur la ressource a un coût. Suffisant pour M. Séméga de rappeler que « le rôle de l’OMVS, c’est de veiller au quotidien à ce que cette ressource fragile, vitale, qui permet à nos pays de se développer, soit dans de meilleures conditions pour remplir cette fonction essentielle ».   

Moctar FICOU / VivAfrik                               

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