Le Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand tenu le 2 octobre, l’Afrique invitée spéciale

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Le Sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand sera organisé le 2 octobre 2019. L’une des premières manifestations du genre en Europe qui se tiendra près de Clermont-Ferrand à partir du 2 octobre prochain aura pour invités spéciaux l’Afrique, ses bergers, ses troupeaux et ses transhumances. Cette rencontre sera célébrée autour de près de 2 000 vaches, moutons, chèvres et chevaux d’exception.    

Selon les responsables de ce Sommet, il intervient au moment où les conflits pastoraux se multiplient dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, les différents types d’élevage, les financements publics et privés et les marchés africains de la viande et des produits laitiers seront analysés par les professionnels du secteur, africains et européens, au cours d’un forum Afrique et de nombreuses rencontres professionnelles.

Peu d’animaux d’élevage du continent africain seront visibles, mais de très nombreuses délégations sont attendues autour de la COFENABVI-AO, l’interprofession de la filière bétail à viande de l’Afrique de l’Ouest, fondée en 2004 en Côte d’Ivoire, de l’interprofession de la viande française INTERBEV et des éleveurs. « Le commerce du bétail est très informel dans nos pays et traditionnel dans les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger pour alimenter les pays côtiers comme le Sénégal, le Bénin ou la Côte d’Ivoire, mais depuis l’apparition du jihadisme, le marché est très fortement perturbé, et beaucoup de marchés de bétail ne fonctionnent plus », a expliqué Thomas Sawadogo, de l’interprofession des éleveurs COFENABVI-AO, basé à Abidjan. Il a mis en exergue la vulnérabilité des systèmes de production dû au réchauffement climatique. « Il y a une vulnérabilité des systèmes de production face aux crises fourragères et alimentaires des élevages des pays du Sahel », a-t-il soutenu.   

Pour sa part, Nathalie Sanwidi, conseillère économique à l’ambassade du Burkina Faso estime que, dans ce pays d’Afrique, l’élevage touche 80 % de la population, « c’est dire si le secteur est important pour nous ».

De nombreux professionnels estiment que les conflits meurtriers qui se développent entre communautés d’agriculteurs et d’éleveurs lors des transhumances traditionnelles de troupeaux en Afrique nécessitent une professionnalisation et une sédentarisation des éleveurs.

Moctar FICOU / VivAfrik                       

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