Les répercutions du changement climatique en Afrique de l’Ouest

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Le dérèglement climatique provoque une véritable augmentation de catastrophes naturelles en Afrique de l’Ouest, forçant les populations à se déplacer. L’Afrique de l’Ouest subi bien les changements du réchauffement climatique : entre l’avancé de la désertification et la sécheresse d’une part qui affectent particulièrement certaines zones, et les inondations, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière d’autre part, la région fait partie des trois régions menacées par la catastrophe humanitaire climatique de notre siècle. Affectés par le réchauffement climatique, des millions de personnes dépendantes des ressources naturelles doivent se déplacer. Quelle est la situation actuelle en Afrique de l’Ouest ? L’Afrique de l’Ouest, qui compte 340 millions d’habitants répartis sur seize pays, est une région marquée par la pauvreté et les troubles politiques. Elle se caractérise également par son nombre croissant de catastrophes naturelles, également de plus en plus intenses, qui sont des conséquences du réchauffement climatique. Il faut savoir que l’Afrique de l’Ouest est définie par ses nombreuses migrations internes à la région. Autrefois coutumières, elles sont dorénavant liées aux inégalités économiques, aux troubles politiques et aux dégradations de l’environnement. Les frontières sont en effet poreuses et facilitent la migration inter-régionale, rapporte mediaterre.org.  

Dans quelle mesure l’Afrique de l’Ouest est-elle touchée par les catastrophes naturelles ?

On observe depuis les dernières décennies une augmentation nette des catastrophes naturelles, de leur fréquence et de leur intensité. Sujet aux inondations et aux sécheresses, l’Afrique de l’Ouest subit également des perturbations des saisons des pluies, des vagues de chaleur, une forte érosion côtière, l’érosion des sols, la dégradation des ressources forestières et enfin la désertification. En 2011, le Programme des Nations Unies pour l’environnement a mis en évidence dix-neuf points sensibles climatiques en Afrique de l’Ouest, ces points chauds étants situés dans la partie centrale du Sahel, au Niger, au Burkina Faso, dans le nord et sur la côte du Ghana, dans le nord du Togo, au Bénin et au Nigéria. Depuis 2000, c’est environ 50 millions de personnes qui sont décédées dû à la sécheresse, soit 90% des victimes de la sécheresse dans le monde, en particulier sur l’axe Mauritanie-Mali-Nigéria. D’après les agriculteurs dans la région du Sahel, les changements météorologiques sont perceptibles depuis environ une vingtaine d’année. Toutefois, la question des réfugiés climatiques demeure très complexe dans le droit international. Établir des relations entre changement climatique et catastrophes naturelles d’une part et catastrophes naturelles et mobilité humaine d’autre part reste très difficile voire impossible. En effet, la diversité des impacts du changement climatique et les types de catastrophes mais aussi l’intensité, la portée spatiale, la fréquence des catastrophes étant très variables et les populations n’étant pas affectées de manière similaire, il est difficile d’établir une généralité. Il paraît essentiel de rappeler la différence entre le terme de « migration », désignant des mouvements volontaires, des « déplacements » indiquant des mouvements forcés et de « relocalisation planifiée » étant planifiée généralement par les gouvernements. Toutefois, du fait de la complexité de la situation, il est presque impossible de distinguer si les mobilités des populations sont des migrations ou des déplacements, ajoute le site d’information cité plus haut.

La plateforme Sekoya et climat lancée au Sénégal pour atténuer le réchauffement climatique

Plusieurs initiatives ont été mises en place pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique en Afrique. La dernière en date est la plateforme « Sekoya et climat Afrique » lancée au Sénégal par Eiffage le 28 septembre 2019 lors de la clôture du « Sustainable future forum » organisé par la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BICIS) et ses partenaires. Cette plateforme sera chargée de rechercher des solutions bas carbone visant à réduire le réchauffement climatique. « Sekoya carbone et climat Afrique » d’Eiffage a été lancée pour la première fois en juin dernier en France. Si l’on se fie aux responsables du projet, « Sekoya et climat Afrique » permettra la création d’un club industriel bas carbone adapté aux multiples enjeux du continent, à commencer par un déploiement en Afrique de l’Ouest. Mieux, l’initiative aura pour mission de faciliter l’identification des solutions bas carbone en utilisant la puissance du numérique pour aller plus vite dans cette chaine d’identification de solutions nouvelles comme existantes afin de mettre en œuvre dans les processus industriels et de favoriser les interactions entre tous les acteurs. A les en croire, les partenaires composés de start-ups, PME, grands comptes, fournisseurs, établissements financiers engagés et les clients pourront référencer et promouvoir les solutions bas carbone et échanger sur ce sujet, lit-on à vivafrik.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                                 

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