Algérie : Bensalah incite le Gouvernement à poursuivre « le redressement de l’économie nationale »

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Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah a incité, mardi, lors de l’audience accordée au Premier ministre, Noureddine Bedoui, le Gouvernement « à poursuivre l’examen des voies et moyens à même de redresser l’économie nationale et d’améliorer l’attractivité des investissements étrangers en Algérie », indique un communiqué de la Présidence de la République. Dans le cadre du suivi de l’activité du Gouvernement et de la situation politique et socioéconomique du pays, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a présenté au Chef de l’Etat « un exposé sur les bonnes conditions ayant marqué la rentrée professionnelle session septembre 2019 qui a vu la création de plus de 382.000 nouveaux postes de formation, hissant ainsi le nombre des stagiaires au niveau des établissements de formation répartis sur le territoire national à 700.000 entre stagiaires et élèves, tout en proposant des offres de formation dans 23 branches professionnelles au profit des jeunes désireux d’intégrer le monde du travail ou de créer une activité spécifique ». S’agissant du secteur de l’Energie, M. Bedoui a présenté au chef de l’Etat un exposé sur l’avant-projet de loi sur les Hydrocarbures, « qui intervient en réponse des évolutions survenues dans ce domaine, d’autant que la loi actuelle a montré ses limites, outre quelques effets négatifs sur les opérations de production et d’attractivité des investissements étrangers ». Le Premier ministre a également souligné que le nouveau projet de loi « établira un cadre juridique, institutionnel et fiscal, stable qui incite à l’investissement sur le long terme dans le domaine des hydrocarbures, sans pour autant toucher aux intérêts de la Nation, à travers le maintien de la règle 51/49 en ce qui concerne les investissements étrangers dans ce domaine, comme il permet d’étendre l’exploitation des capacités nationales en hydrocarbures en offshore », lit-on à sudhorizons.dz.

Le plan de développement des activités de la compagnie Sonatrach exposé

Noureddine Bedoui Bedoui a en outre exposé au Chef de l’Etat le plan de développement des activités de la compagnie Sonatrach, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de développement des hydrocarbures à court, moyen et long termes. Après avoir écouté l’exposé du Premier ministre, le Chef de l’Etat « a encouragé le Gouvernement à poursuivre ses efforts dans le secteur de la Formation professionnelle, au vu de son rôle primordial dans la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes et l’impulsion d’une dynamique de développement plus forte à l’économie nationale, en particulier dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux, à travers une bonne qualification de la main d’œuvre et une exploitation optimale de toutes les structures sectorielles au niveau des wilayas, tels que les instituts et les centres de formation, et ce pour une formation spécialisée et qualifiante des jeunes adaptée aux spécificités et besoins de chaque région, ainsi qu’à la nature des postes d’emploi à assurer localement ». Dans le domaine de l’énergie, « le chef de l’Etat a mis l’accent sur l’impérative révision de loi relative aux hydrocarbures pour être au diapason des avancées enregistrées dans le secteur, aux plans national et international et la réunion des conditions requises pour la réalisation du plan de développement de la compagnie Sonatrach et du secteur en général, eu égard à son importance dans l’économie nationale ». Bensalah a insisté également sur « l’impératif accompagnement, par l’Etat, de la compagnie Sonatrach, à travers l’adaptation du système juridique et institutionnel, l’aplanissement des difficultés et la levée des contraintes entravant ses activités, pour lui permettre de relever les défis, de couvrir les besoins énergétiques du pays à long terme et de se hisser au rang des grandes compagnies internationales activant dans le domaine des hydrocarbures », ajoute la même source.

Le Cameroun dispose de son document de stratégie de lutte contre le réchauffement climatique

Au cours d’un atelier national organisé à Yaoundé, le 27 septembre 2019, le Cameroun a présenté de manière solennelle son Programme pays pour le Fonds vert climat. Et par la même occasion, ce document de stratégique de lutte contre le réchauffement climatique a été validé. Une plateforme qui ouvre dorénavant les portes des financements dans le cadre du Fonds vert pour le Climat des Nations Unies, créé en 2010 au Mexique. Au cours de ses assises, il a été présenté le profil de développement et des mutations climatiques au Cameroun. Et d’après le responsable de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Kenneth Angu Angu (Coordinateur régional du Programme forêts Afrique centre et occidentale), retenue en 2017 pour l’élaboration dudit programme financé par le Fonds vert, des projets prioritaires à implémenter au Cameroun dans le sens de la lutte contre les dérèglementations climatiques dès 2020 sur financement de l’ONU ont été conçus. «Les projets inscrits dans ce document de stratégie conçu de manière concertée, devront dès l’année prochaine, être traduits en notes conceptuelles et en proposition de financement…», a précisé le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (MINEPDED), Hélé Pierre. Pour mémoire, le Cameroun ne ménage aucun effort pour la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Pour faire du Cameroun un pays vert, un département ministériel en charge de l’Environnement et des Forêts a été créé en 1992 et un cadre juridique du secteur a été élaboré. Des institutions, à l’instar du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC, lancé le 15 juin 2012) l’Observatoire national sur les réchauffements climatiques (ONACC, opérationnel depuis novembre 2015), ont été mises sur pied pour concourir à une gestion efficace de l’environnement et des ressources naturelles, avec pour finalité le développement durable. Et pour susciter une véritable prise de conscience environnementale au sein des populations, le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED) a mis sur pied en 2014 un Programme national de sensibilisation et d’éducation à l’environnement (PNSEEE), rapporte mediaterre.org.

Moctar FICOU / VivAfrik                         

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