Cameroun-Extrême-Nord : un spectre de famine se dessine à Bilé et Louvol

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Les populations des villages Bilé et Louvol dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord sont au bord de la famine du fait des ravages causés par les pluies diluviennes. « 5 000 hectares de céréales », c’est le bilan désolant que laissent les dernières pluies qui se sont abattues dans les villages Bilé et Louvol, département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord exposant ainsi les villageois à une famille généralisée, leurs cultures parties en furie. Les eaux qui détruisent les plantations des paysans menacent même la vie de la population estimée à 3000 âmes. Ces eaux se protègent ainsi avec une digue qui passe par endroit. Notons que les fortes pluies qui s’abattent sur le ciel de la région de l’Extrême-Nord ne vont pas sans conséquences sur le plan humain ; des cas de maladie en l’occurrence du paludisme et le risque de choléra sont décriés par les habitants. Il y a quelques jours, la localité de Zina du même département que les deux villages sus-cités, Maga et Kai Kai dans le Mayo-Danay étaient victimes des affres de ce phénomène naturel qui a suscité la compassion des autorités, renseigne camerounweb.com. 

La Belgique s’allie à la FAO pour améliorer la sécurité alimentaire au Burkina Faso

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Belgique, à travers le Fonds spécial pour les activités d’urgence et de relèvement (SFERA), joignent leurs efforts à ceux du Gouvernement du Burkina Faso pour répondre aux besoins croissants des personnes déplacées internes et des communautés hôtes dans les régions les plus touchées par l’insécurité. Le projet intitulé “Réponse d’urgence à la crise alimentaire et nutritionnelle et renforcement de la résilience des ménages affectés par la situation sécuritaire au Burkina Faso” pour un montant de 500 000 USD sera mis en œuvre pour soutenir 32 000 personnes vulnérables à travers une assistance agricole et pastorale pendant la contre-saison. Le Burkina Faso connaît depuis l’année 2018 une recrudescence des attaques armées ainsi que l’intensification des conflits intercommunautaires qui ont entrainé des déplacements massifs de population. Ce sont aujourd’hui près de 487 000 personnes qui ont dû quitter leur foyer – soit une augmentation de 120 pour cent en trois mois – et la majorité de ces déplacés internes vit dans des communautés d’accueil. Ce chiffre augmente de manière exponentielle et a déjà dépassé la projection totale pour 2019. Ceci a pour conséquences la réduction de l’accès aux champs, les pertes des biens de production et de bétails, et la réduction des flux commerciaux, lit-on dans les colonnes de fao.org.

Près de 700 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère

Par ailleurs, le Burkina Faso fait face à un niveau d’insécurité alimentaire alarmant et inédit par rapport à ces dernières années. Les résultats de la dernière analyse du Cadre Harmonisé ([CH], mars 2019) estimaient que 687 460 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère (Phases 3-4 du CH) pendant la période de juin-août 2019. Ces chiffres sont au-dessus de la moyenne des cinq dernières années et ce, malgré la bonne production agricole enregistrée au cours de la campagne agricole 2018/19, avec 12 pour cent de hausse par rapport à la moyenne quinquennale. Le projet a pour objectif d’apporter une réponse d’urgence aux personnes déplacées internes et aux communautés hôtes dans les régions du Centre‑Nord, de l’Est, du Nord et du Sahel. Il vise à renforcer la résilience de 1 500 ménages (10 500 personnes) à travers la distribution des semences de niébé et de 3 200 ménages (22 400 personnes) grâce au pré‑positionnement d’un stock de contingence comprenant aliments pour bétail et produits vétérinaires. Le projet sera réalisé en étroite collaboration avec les services déconcentrés du Ministère de l’agriculture et des aménagements hydro‑agricoles, du Ministère des ressources animales et halieutiques, du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation, et des organisations non gouvernementales et associations bien implantées dans les zones ciblées, ajoute le site l’organisation onusienne.  

Moctar FICOU / VivAfrik     

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