« Les ressources financières allouées aux statistiques en Afrique sont insuffisantes », dixit Nathalie Delapalme

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Ex-haut fonctionnaire française, Nathalie Delapalme dirige depuis huit ans la Fondation Mo Ibrahim du milliardaire britanno-soudanais. Tous les deux ans, l’organisation, qui a pour vocation la promotion de la bonne gouvernance en Afrique, publie un rapport sur l’état des lieux. Mais après celle de 2018, une édition 2019 parue le 15 octobre et intitulée « Agendas 2063 et 2030 : l’Afrique est-elle sur la bonne voie ? » relève les progrès des pays et met l’accent sur les challenges encore à relever pour atteindre les objectifs de développement durable. Cela fait plusieurs années à présent que nous suivons les tendances en matière de gouvernance publique sur l’ensemble du Continent et nous constatons effectivement que non seulement des efforts, mais des progrès ont été accomplis. Nous avons choisi de faire ce rapport cette année précisément parce que dans le fond, nous sommes à 10 ans avant l’échéance des objectifs du développement durable [ODD, NDLR] et à mi-chemin du premier plan décennal de l’agenda africain 2063. C’est donc un bon moment dans le fond pour faire une pause et regarder honnêtement où on est et voir où il faut fournir davantage d’efforts ou davantage d’attention pour être sûre de mettre en œuvre efficacement ces différents objectifs et ces différentes ambitions. Nous sommes tout à fait optimistes sur la capacité des pays africains à progresser dans ce sens. Compte tenu de l’importance des challenges auxquels le continent est confronté sans doute plus que aucune autre région du monde, que ce soit en matière de changement climatique, de crises politiques, de ressources naturelles ou encore et surtout d’explosion démographique, ce qui a été accompli est absolument considérable. Pour nous, le challenge premier et qui revient à travers les différentes études que nous avons pu faire, c’est la capacité des Etats africains à fournir des perspectives à la jeunesse. Car dans le fond, quelque-soit la croissance économique des pays africains en particulier dans certains pays où elle est souvent impressionnante-, la croissance économique courra toujours derrière la croissance démographique. Or, nous sommes aujourd’hui face à une jeunesse africaine qui, d’ici la fin du siècle, devrait être équivalente au double de l’ensemble de la population européenne. Il est absolument essentiel de leur donner des perspectives. C’est cela l’enjeu majeur du Continent africain, a expliqué Nathalie Delapalme lors d’une interview accordée à afrique.latribune.fr.

Djibouti : un pas vers la valorisation des ressources naturelles

La salle de conférence du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENSUR) a abrité le lundi 28 et le mardi 29 octobre 2019 un congrès réunissant des chercheurs nationaux (CERD et université de Djibouti principalement), régionaux et européens travaillant sur la valorisation des ressources naturelles terrestres et marines. Présidé par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de Djibouti Dr. Nabil Mohamed Ahmed, ce congrès organisé par l’Institut de Recherches Médicinales (IRM) en collaboration avec la Direction des Systèmes d’Information (DSI) du Centre d’Etude et de Recherche de Djibouti (CERD), s’est déroulé en présence du Directeur Général de ce centre, Dr. Jalludin Mohamed et de la Directrice du département organisateur de ce congrès, Dr. Fatouma Mohamed Abdoul-latif. Tout comme beaucoup de pays, Djibouti dispose d’un potentiel d’espèces de plantes répertoriées présentant un réel intérêt pour leur utilisation médicinale. L’exploitation de ce potentiel s’avère capitale, car la plupart des médicaments pharmaceutiques ont des effets secondaires néfastes pour la santé. Vue la dangerosité de certains produits synthétiques sur la santé et l’environnement, l’Institut de Recherches Médicinales (IRM) en collaboration avec la Direction des Systèmes d’Information (DSI) du Centre d’Etude et de Recherche de Djibouti (CERD), a organisé le lundi 28 et le mardi 29 octobre 2019 un congrès qui a réuni dans la salle de conférence du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENSUR), des chercheurs nationaux et étrangers, travaillant sur la valorisation des ressources naturelles terrestres et marines. L’organisation de ce congrès arrive justement à un moment où le monde prend conscience de l’importance de la conservation de notre biodiversité.  Placée sous l’égide du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Dr. Nabil Mohamed Ahmed, l’événement a également vu la participation du Directeur Général du CERD, Dr. Jalludin Mohamed et de la Directrice du département des Recherches Médicinales (IRM), Dr. Fatouma Mohamed Abdoul-Latif. Pour valoriser les ressources naturelles terrestres et marines de notre pays et encourager ainsi la conservation de la biodiversité, le département du CERD organisateur de ce congrès, cherche à mettre en évidence les substances naturelles et à encourager les recherches axées dans ce domaine, lit-on dans lanation.dj.

La Chine aide l’Afrique à développer une interconnexion énergétique

Lors de la Conférence sur l’interconnexion énergétique mondiale et l’énergie et l’électricité Chine-Afrique 2019, qui a débuté le 6 novembre au Centre national des congrès à Beijing, l’Organisation de développement et de coopération en matière d’interconnexion et d’énergie globale (GEIDCO, acronyme anglais) a publié trois rapports sur l’état actuel de l’utilisation de l’énergie en Afrique, visant à améliorer le développement et le niveau d’exploitation énergétique sur le continent. Il s’agit des premières recherches sur la planification de l’énergie hydroélectrique dans le bassin du Congo. Les rapports proposent un nouveau modèle de co-développement de l’électricité, des mines, de la métallurgie, de la fabrication et du commerce, cherchant à intégrer les avantages de l’énergie propre et des ressources minérales de l’Afrique pour créer une chaîne industrielle et une transmission de l’énergie propre vers l’extérieur. L’interconnexion énergétique peut répondre aux besoins en électricité de l’Afrique en aidant à utiliser l’énergie et à réduire les coûts, a déclaré Oleg Budargin, vice-président de la GEIDCO, durant la conférence. Interviewé par china.org.cn, Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre burkinabé de l’Energie, a souligné l’importance de l’énergie pour l’Afrique: « L’énergie est un facteur de développement pour nos différents pays. La Chine aujourd’hui a fait un bon qualitatif en matière d’interconnexions, avec le transport de l’énergie d’est en ouest pour pouvoir accompagner la production. Cela nous donne des opportunités et aussi l’espoir de faire en sorte que nous puissions aussi, sur le continent africain, transporter l’énergie sur de grandes distances ». « Il faut imaginer les interconnexions pour faire en sorte que la production ne réponde pas seulement aux besoins sur le plan local, mais puisse répondre aux besoins sur le plan continental et sur le plan sous-régional. Il est donc important, par rapport à cette grande conférence, d’interconnecter les pays et de faire en sorte que chaque pays puisse exploiter son avantage en matière de ressources », a-t-il confié à focac.org.

Moctar FICOU / VivAfrik                         

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