Le Congo-Brazzaville décrète « l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire »

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Les fortes précipitations qui se sont abattues ces jours-ci au Congo-Brazzaville ont contraint au moins 50 000 personnes à abandonner leurs habitations. Ces pluies diluviennes, avec à la clé, des inondations, ont également détruit des plantations et même des bâtiments scolaires.

Une situation qui n’a pas laissé indifférent le gouvernement Congolais. Il a à cet effet, décrété « l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire » afin de solliciter l’intervention des humanitaires.

Les deux départements plus touchés par ces inondations sont situés le long du fleuve Congo. Il s’agit des Plateaux au centre et de la Cuvette au nord. Arrosée par l’Oubangui qui est sortie de son lit, la Likouala située dans l’extrême nord, est également durement affectée par ces inondations.

Jean-Martin Bauer, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) qui vient de boucler une mission de terrain peint un tableau sombre de cette catastrophe. « On voit le long de l’Oubangui, des dizaines de villages qui sont inondés : l’eau est arrivée jusqu’au toit. L’habitat est très abimé ; certaines habitations se sont écroulées. Des écoles et des centres de santé sont envahis par les eaux. Les populations elles-mêmes ont dû se déplacer sur des monticules ou sur des endroits plus hauts comme les villes de Bétou et d’Impfondo. On voit des populations qui vivent depuis des semaines dans des conditions précaires à la merci des moustiques et dans une grande précarité alimentaire ».

Le PAM et bien d’autres agences humanitaires tentent de voler au secours des populations en détresse. « Nous avons déjà distribué plus de 100 tonnes alimentaires à pratiquement 8 000 personnes dans la Likouala », a affirmé. M Bauer.

Ces inondations ont causé des pertes en vies humaines, mais les autorités gouvernementales n’ont avancé aucun chiffre. Selon la presse locale, au moins trois personnes ont été tuées ces derniers jours par les eaux de pluie dans la capitale.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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