L’Afrique se bat pour la gestion durable de ses forêts et pour le climat

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La France a mis à la disposition du Cameroun un appui d’un montant de 20 millions d’Euros, soit un peu plus de 13 milliards de Fcfa, pour la gestion durable des forêts, à travers le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Le premier bilan de la gestion de ces fonds a été dressé le 14 novembre 2019 à Yaoundé. Cet appui qui était destiné à accompagner les efforts du gouvernement camerounais dans le cadre du Programme Sectoriel Forêt Environnement, a ainsi permis de financer le Projet C2D-PSFE2 « Aménagement suivi des forêts du Cameroun ». Il s’est agi notamment de l’aménagement des forêts de production du Domaine Forestier Permanent (DFP) avec la dotation de matériels forestiers tels que les GPS, boussoles, clisimètres, dendomètres, jumelles, matériels de camping ; du développement d’un Observatoire des Forêts, de la faune et des Produits Forestiers (OFFPF) ; du suivi de l’évolution des forêts en lien avec le mécanisme REDD . Les interventions ont également permis au ministère des Forêts et de la Faune de se doter de huit édifices modernes et d’amorcer de manière décisive une réponse au déficit infrastructurel des services déconcentrés. Il y a également eu la mise en place de l’Unité opérationnelle de gestion des statistiques forestières et fauniques (UOGSFF), de suivi du couvert forestier (UPSCF) ainsi que de l’Unité opérationnelle de Renforcement des capacités en Aménagement Forestier. Un manuel pratique de reconnaissance des essences forestières a aussi été produit. Un accent particulier a été mis sur l’amélioration du cadre normatif et règlementaire et le renforcement des capacités des parties prenantes à l’aménagement forestier durable, notamment les écoles et institutions universitaires de formation à la foresterie, renseigne mediaterre.org.     

Changement climatique dans l’océan Indien : un modèle de simulation plus précis pour mieux s’adapter

Disposer d’outils de simulation est fondamental pour mieux documenter le changement climatique et ses impacts. Et surtout mieux s’y adapter. Comment ces modèles climatiques permettent-ils aux plans nationaux d’adaptation de savoir où et comment et agir ? Sécheresses, inondations, cyclones : chaque jour ou presque, de nouvelles études décrivent le monde inquiétant dans lequel nous pourrions vivre à la fin du xxie siècle, à l’aune du changement climatique en cours. La plupart de ces résultats se fondent sur des simulations provenant de modèles climatiques globaux, qui permettent de simuler les processus complexes d’interactions atmosphère-océan aboutissant à un climat en un lieu donné. Ce sont ces modèles, notamment, que l’on retrouve dans les rapports successifs du GIEC. Or, pour traiter des petits territoires insulaires, ces derniers apparaissent limités. Des modèles climatiques classiques peu adéquats Une des limites de ces modèles provient de leur résolution spatiale, de l’ordre de la centaine de kilomètres : le monde est découpé en pixels d’une taille approximative de 150 km de côté, que le modèle considère comme homogène. Cette limite est imposée notamment par les temps de calcul : on pourrait certes faire plus précis, mais les temps de calcul seraient beaucoup trop longs pour modéliser toute la Terre, même à l’aide de supercalculateurs. Pour avoir des résultats plus localisés et plus précis tout en limitant les temps de calcul, on peut exploiter des modèles climatiques régionaux simulant sur une zone plus restreinte (l’Europe, l’Afrique, etc.…). C’est ce à quoi s’emploie, par exemple, le programme Cordex. Ces modèles climatiques régionaux ont cependant une résolution encore insuffisante sur les territoires insulaires aussi exigus que ceux de l’océan Indien : on dispose de résolutions à 12 km pour l’Europe, mais seulement à 50 km pour l’Afrique et l’océan Indien. Cette zone est pourtant particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique : c’est la troisième région du monde la plus touchée par les événements climatiques extrêmes, lit-on à ideas4development.org.

Le Danemark consacre 10 millions d’euros au Fonds européen de développement durable

Le Danemark a apporté une aide de dix millions d’euros au développement durable dans le plan d’investissement extérieur de l’Union européenne (UE). Il s’agit de la plus importante contribution d’un Etat au Fonds européen de développement durable (FEDD). L’accord de transfert de cette contribution volontaire du Danemark au plan d’investissement extérieur de l’UE a été signé lundi à Bruxelles entre la Commission européenne et le Danemark. « Grâce à cette contribution, le Danemark a exprimé son soutien sans réserve à la capacité de la Commission de mobiliser des investissements et d’optimiser son impact par le biais du plan d’investissement extérieur », s’est félicité Neven Mimica, commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. Le FEDD est l’organe de financement du plan d’investissement extérieur de l’UE, un outil essentiel de l’Alliance Afrique-Europe. Cette contribution du Danemark au FEDD vient renforcer le partenariat entre l’UE et l’Afrique, grâce auquel de nombreux projets de développement seront mis en œuvre. « Je suis convaincu que nos efforts collectifs porteront le partenariat de l’UE avec l’Afrique au niveau supérieur, nécessaire au succès de l’Alliance Afrique-Europe », a conclu M. Mimica dans des propos relayés par french.xinhuanet.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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