Mise en œuvre du PARIIS à Diourbel (Sénégal) : des agences d’exécution appuient le projet

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Le Coordonnateur du projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS), Aly Sène Niang a profité du Comité régional de développement (CRD) et d’information visant à sensibiliser les populations sur le projet organisé le 26 novembre 2019 à Diourbel pour révéler que le PARIIS travaille en étroite collaboration avec des agences d’exécution.   

« Le projet travaille avec des agences d’exécution. C’est pourquoi, il fallait élaborer des conventions de maitrise d’ouvrage déléguées avec cinq agences d’exécution à savoir la SAES dans la vallée du fleuve Sénégal, l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA) et la direction des bassins de rétention et des lacs artificiels dans le bassin arachidier, nous avons la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI) dans la Casamance et la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) pour la gestion des ressources en eau », a informé M. Niang.  

Qui précise que cette situation lui a poussé à mettre en place les conventions de partenariat qu’il fallait faire valider par la banque mondiale, mettre à la disposition de ces agences les premières ressources financières pour pouvoir commencer les activités sur le terrain, ce processus a pu être bouclé en juillet 2019.

Concerne la zone de Diourbel, à savoir le bassin arachidier, il y a deux structures qui travaillent pour le projet. Il  s’agit de ANIDA pour les eaux souterraines et la direction des bassins de rétention et des lacs artificiels pour les eaux de surface.

« ANIDA a déjà commencé le processus de présélection depuis quelques mois et aujourd’hui, nous en sommes à la finalisation de l’activité donc nous pouvons espérer dans deux ou trois mois boucler l’ensemble du processus », s’est-il réjouit avant d’ajouter que la première phase du projet est évaluée 16 milliards FCFA.

« La direction des bassins de rétention et des lacs artificiels dans le bassin arachidier s’appuie actuellement sur un cabinet qui est sur le terrain pour les identifications des sites et là aussi, je pense que, dans un délai maximum de deux mois, nous pouvons avoir les sites. C’est un projet multi-acteurs il faudra que chaque acteur mette en place les dispositifs qui permettent d’aller très rapidement parce que le projet ne se met pas directement en œuvre, nous nous appuyons sur des agences pour mettre en place un dispositif de suivi beaucoup plus rapproché afin de permettre à ces différentes structures d’aller beaucoup plus vite dans les actions qui ont été planifiées conjointement ».  

Diourbel a un problème de qualité de sol. C’est ce qui explique le choix de cette région d’abriter le processus d’élection de sites par des cabinets spécialisés.

Pour sa part, le Dr Nathalie Diagne, Directrice du centre national de recherche agronomique (ISRA/CNRA) de Bambey estime que ce projet vise « l’amélioration de l’irrigation dans les pays du Sahel ». L’idée est de partager des informations sur l’état d’avancement de ce projet. Pour cela, explique-t-elle, il faut avoir à l’esprit que la région de Diourbel est une région assez spécifique vu l’état de dégradation des terres. Quand on parle d’irrigation, il faut tenir compte du type de sol, de la nature des sols.

« Comme on l’a dit tout à l’heure, la quantité pour chaque type de sol varie. L’eau pour un sol sableux n’est pas la même capacité d’irrigation pour un autre type de sol. Ce qui fait que dans des projets d’irrigation, il faut faire l’état de référence pour caractériser ces sols afin de pouvoir décider sur les types d’irrigation ; je pense aussi qu’il faut tenir compte les besoins de la plante et les spéculations. Aller vers une irrigation intelligente vue les changements climatiques et les limites en eau dans la région de Diourbel. L’eau est un facteur limitant, il faut aussi réfléchir sur l’irrigation à partir des besoins de la plante », a conclu Nathalie Diagne. 

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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