Le Congo inaugure sa première usine de polymétaux

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Au Congo, la première usine de polymétaux vient d’être inaugurée dans la région de la Bouenza, au sud du pays, par le président Denis Sassou Nguesso. Issue de capitaux chinois, elle produit 20 000 tonnes de cuivre par an, destiné essentiellement à l’exportation. Dans un proche avenir, cette usine produira également du zinc et du plomb. Au pied d’une chaîne de collines dominées par le calcaire, à la sortie est de Mbandza, une bourgade encadrée dans le feuillage d’arbres fruitiers, se trouve cette usine de polymétaux présentée par Pierre Oba, ministre des Mines et de la géologie du Congo. « L’usine est déjà dans sa phase de production et même d’exportation, explique-t-il. Elle n’est pas totalement terminée parce qu’il y a encore des modules en pleine construction pour développer le zinc et le plomb. On a commencé par le cuivre. Les polymétaux sont composés du cuivre, du zinc et du plomb. On produit déjà le cuivre ; en 2021, on va commencer à produire le zinc et en 2022 ça sera le tour du plomb. » L’usine est bâtie sur une surface de 145 hectares. Sa production est essentiellement destinée à l’exportation pour des raisons avancées par Hilaire Elenga, directeur général du centre de recherches géologiques et minières. « L’essentiel est à l’exportation parce qu’au niveau local on n’a pas encore de gros consommateurs de ces minerais, cela nécessite des technologies capables d’utiliser du plomb, du cuivre et du zinc pour la finition. Pour l’instant une grande partie est destinée à l’exportation. Mais, les nationaux qui sont à même de pouvoir utiliser ces minerais sont autorisés à les acheter », affirme M. Elenga, a relayé rfi.fr.

Un bon signe pour l’emploi

Propriété de la Société de recherche et d’exploitation minière (SOREMI), dans laquelle la Chine détient 90% de parts, l’usine de polymétaux emploie un millier d’ouvriers dont 70% de Congolais. L’implantation de cette usine apporte une valeur à l’économie nationale et contribue à la baisse du chômage, selon les populations de la Bouenza. « C’est le plus beau signe pour la lutte contre le chômage. Il y a trop de chômeurs dans le pays. Chez les jeunes notamment c’est criant », témoigne un habitant de la Bouenza. « C’est une joie pour nous parce que quand une usine s’ouvre dans le pays, beaucoup de problèmes vont disparaître : les jeunes vont trouver de l’emploi et les paysans seront contents parce que leur production sera (facilement) achetée », dit un autre. « Il n’y a pas un grand rendement quand nous faisons les travaux champêtres. Nous préférons travailler dans une usine comme celle des minerais », raconte encore un autre habitant. L’usine de polymétaux vient surtout renforcer l’industrialisation de cette contrée qui abrite déjà deux cimenteries tenues par une firme chinoise et le Nigérian Aliko Dangoté, a conclu le média français.

Guinée : Le gigantesque gisement de minerai de fer de Simandou d’une valeur estimée à 230 milliards $ (The Economist)

Lorsque les prospecteurs ont découvert un gigantesque gisement de minerai de fer dans les montagnes brumeuses de Simandou il y a 17 ans, de nombreux Guinéens espéraient que cela transformerait leur pays. Selon the economist, la région éloignée rend difficile l’exploitation de ses 2,4 milliards de tonnes de minerai de fer, d’une valeur estimée à 230 milliards de dollars. Les prix fluctuants des produits de base ont dissuadé les investissements. Il en a été de même pour les scandales de corruption impliquant des milliardaires, des représentants du gouvernement et des sociétés minières. Un nouveau chapitre a été ouvert dans la saga. Beny Steinmetz, un magnat israélien du diamant en guerre, a cédé ses prétentions sur Simandou en février, après dix années de batailles juridiques avec le gouvernement guinéen et le géant minier anglo-australien Rio Tinto. Simandou Nord a été mis aux enchères. Le mois dernier, le gagnant a été annoncé: smb, une coentreprise appartenant à un consortium comprenant Winning Shipping, une société maritime singapourienne, UMS, une entreprise de logistique franco-guinéenne, et Shandong Weiqiao, un grand producteur chinois d’aluminium. Le gouvernement guinéen détient dans cette entité q une participation de 10%, qui déboursera 15 milliards de dollars pour développer le site, construire un nouveau port en eau profonde et une voie ferrée de 650 km le parlement guinéen devrait statue sur l’accord au cours des prochaines semaines, lit-on à intellivoire.net.

Moctar FICOU / VivAfrik             

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