348 021 personnes en phase de crise au Sénégal, alerte le CNSA

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Les résultats définitifs de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux Sénégal livrés vendredi 6 décembre 2019 par le Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA) font froid dans le dos. Selon ces résultats, trente-six départements sont en phase minimale. C’est à dire qu’une bonne partie de leurs populations sont en situation de sécurité alimentaire. Mais six départements sont sous pression.

Dans le détail, le CNSA informe qu’actuellement, 10 642 763 personnes sont en situation minimale, 1 806 395 en phase sous pression et 348 021 en crise. Et parmi ces derniers,  11 625 personnes sont dans une situation d’urgence nécessitant une intervention.

« C’est à dire qu’ils ont des difficultés, ils déploient des stratégies,  et des fois ça peut ne pas suffire. Pour combler le déficit, qu’est-ce qu’il faut faire? Il faut intervenir obligatoirement », renseignent les responsables de CNSA.

Podor et Salémata sont les zones les plus exposés et risquent d’avoir plus de difficultés que les autres localités, notamment dans leur zone pastorale. Cette situation s’explique par le fait que depuis trois ans, ces zones vivent un déficit de pâturage.

Les départements pastoraux du nord, notamment Podor, Ranérou et Matam sont sous pression. Ils présentent un bilan fourrager déficitaire (Podor n-37% et Matam -44%). Ce qui exerce une forte pression  sur les ressources pastorales et les moyens d’existence des ménages qui vivent dans ces zones.

« Donc si on suit nos projections, les gens qui seront en vulnérabilité extrême seraient à peu près 723 000 personnes  si rien n’est  fait », a renseigné le Conseil national de sécurité alimentaire.

Conscient de la gravité de cette situation, le CNSA indique avoir informé le gouvernement, recommandant un appui immédiat pour les 388 021 personnes qui sont en extrême vulnérabilité. Les autorités sont alors invitées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour venir en aide, avant la période de soudure, 364 000 personnes pour ne pas atteindre la barre des 723 000 personnes à vulnérabilité extrême

Il faudra aussi renforcer les zones pastorales et agro-pastorales ainsi que le mécanisme d’auto approvisionnement et reconduire l’opération sauvegarde du bétail.

Moctar FICOU / VivAfrik

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