Surexploitation et l’utilisation de techniques de pêche prohibées au Sénégal : le programme « Radio du Littoral » lancé

0

Le Sénégal a officiellement lancé une initiative en direction des communautés à travers un programme dénommé « Radio du Littoral ». L’initiative conduite par la journaliste Marème Mbengue se présente comme un moyen visant à « promouvoir le secteur de la pêche, comme moteur de développement, sensibiliser les populations sur la dégradation des côtes et offrir un forum pour discuter des problèmes du littoral ».

L’objectif est de réfléchir sur les possibilités à mettre en œuvre pour stopper la surexploitation et l’utilisation de techniques de pêche prohibées. Cette situation préoccupe, à plus d’un titre, certains acteurs du secteur. Mais ce ne sont pas les seuls. Il en est de même pour des acteurs de la presse qui ont pris conscience de la situation dégradante du secteur de la pêche au Sénégal.

« il s’agira, à travers ce projet d’une durée de 7 mois, d’informer et de sensibiliser les populations sur les incidences liées à cette gestion ; d’exhorter les populations à la préservation de ces ressources à travers un changement positif de comportement et enfin d’accompagner les organisations de pêcheurs, en fonction des spécificités des zones à une meilleure maîtrise  et une exploitation judicieuse de leurs ressources », a affirmé la coordinatrice dudit projet, Marème Mbengue.

Nul doute que la pêche occupe une place incontournable dans l’économie du Sénégal. À ce titre, M. Mbengue de relever le constat fait « depuis de nombreuses années que le secteur est menacé du fait, non seulement de la surexploitation de la ressource, mais aussi de l’activité intensive des bateaux de pêche étrangers ».

« Le secteur (de la pêche) est confronté à de graves déséquilibres au niveau de l’exploitation des ressources. De sérieux risques de rupture biologique se posent pour beaucoup d’espèces. À présent, de fortes pressions sont exercées sur les ressources halieutiques à travers une flottille de plus en plus performante, de mauvaises pratiques et l’utilisation de techniques de pêche prohibées », a-t-elle encore souligné.

Celle-ci, dans son  propos liminaire, a rappelé qu’avec « plus de 700 kms de côtes, le Sénégal possède une façade maritime très importante. Son espace maritime couvre 198 000 Km² soit un peu plus que la superficie du pays. Cette situation favorable explique l’importance que la pêche joue dans le secteur primaire sénégalais. La profession occupe une part très importante dans l’économie Sénégalaise, de la pêche artisanale à la transformation des produits halieutiques, en passant par la commercialisation et les industries ».

En ce qui concerne le littoral, a-t-elle ajouté, il est fortement atteint par le phénomène de la dégradation continue. La pollution des zones de débarquement a atteint, à présent, des niveaux de plus en plus inquiétants. Un phénomène exacerbé par l’urbanisation galopante et les effets des changements climatiques’’. D’où la nécessité, selon elle, d’initier ce projet dont le lancement, a eu lieu ce lundi 23 décembre 2019 au profit des acteurs du secteur de la pêche, sous la présidence de Mamadou Goudiaby, Directeur de la pêche et de Banda Diop, conseiller technique du ministre en charge des pêches et de l’Economie maritime.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here