La FAO estime à plus de 820 millions de personnes dans le monde souffrant de faim

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a révélé dans un rapport baptisé « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2019 » que plus de 820 millions de personnes dans le monde souffraient toujours de la faim en 2018.

La même source précise que la tendance de la faim dans le monde qui est mesurée par la prévalence de la sous-alimentation, a repris en 2015 et est restée pratiquement inchangée ces trois dernières années, à un niveau légèrement inférieur à 11%.

Rappelons que la faim est en hausse dans presque toutes les sous-régions de l’Afrique, région où la prévalence de la sous-alimentation est la plus élevée, puisqu’elle atteint près de 20% de la population.

L’année 2019 a également vu de grandes vagues de déplacements de population avec un total de 70,8 millions de réfugiés et déplacés dans le monde, dont 7 millions à cause de catastrophes naturelles telles que le cyclone Idai en Afrique du Sud-Est, le cyclone Fani en Asie du Sud, l’ouragan Dorian dans les Caraïbes, ainsi que les inondations en Iran, aux Philippines et en Éthiopie, qui ont exacerbé les besoins en matière d’aide humanitaire et de protection.

Face à une telle urgence écologique et sociale, les populations sont de plus en plus nombreuses à regarder le problème en face et agir, que ce soit pour défendre leurs droits ou protéger le vivant.

Sur la décennie 2010-2019, précise le site d’information lareleveetlapeste.fr, 435 espèces se sont entièrement éteintes. Le taux actuel d’extinction des espèces dans le monde est des centaines de fois plus élevé que celui des 10 derniers millions d’années, et ce taux s’accélère.

La cause principale de cet anéantissement généralisé est l’activité humaine, et plus particulièrement nos modes de vie occidentaux fondés sur la course à la croissance et au profit. Mais les animaux ne sont pas les seules victimes de la voracité du capitalisme néolibéral. Les vagues de chaleur extrême pèsent de plus en plus lourd sur la santé humaine et les systèmes de santé, particulièrement dans les régions caractérisées par des populations vieillissantes, l’urbanisation, et les inégalités.

Moctar FICOU / VivAfrik                         

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