Le 6ème Forum régional africain sur le développement durable organisé en février 2020

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Le 6ème Forum régional africain sur le développement durable, se tiendra, du 24 au 27 février 2020 au Zimbabwe, sur le thème « 2020-2030: une décennie pour réaliser une Afrique transformée et prospère à travers le Programme d’action 2030 et le Programme 2063 ». Il s’agit d’une plate-forme intergouvernementale et multipartite convoquée, chaque année, par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD) et le système des Nations unies. Son objectif est de partager les expériences, tirer les enseignements et dégager un consensus sur les recommandations sous forme de messages clés visant à accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063. Le Forum permettra aussi d’évaluer et identifier les lacunes, les zones en retard, les défis et les opportunités associés à leur mise en œuvre, renseigne webmanagercenter.com.

ZLECA: un moteur d’intégration régionale et de promotion de l’emploi en Afrique du Nord

Au cours de la dernière décennie, l’Afrique du Nord a fait des progrès significatifs en matière de développement économique. En termes d’Objectifs du Développement Durable (ODD), trois pays d’Afrique du Nord figurent parmi les cinq premiers d’Afrique. Toutefois, ils sont encore à plus de 30% de la réalisation des ODD d’ici 2030. L’Afrique, dans son ensemble, a parcouru la moitié du chemin vers la réalisation des ODD. L’Afrique du Nord s’est positionnée comme la deuxième sous-région à la croissance la plus rapide du continent avec une augmentation du PIB estimée à 3,4% en 2019. Cependant, la croissance reste volatile, en raison de la dépendance à l’égard des secteurs sensibles aux chocs exogènes (secteur primaire et ressources naturelles). Le chômage, en particulier celui des jeunes et des femmes, demeure un défi majeur. Le taux de chômage est structurellement élevé, avec une moyenne de plus de 10% entre 2015 et 2018. L’Afrique du Nord est actuellement confinée dans la position des pays à revenu intermédiaire et doit s’attaquer à de nombreux problèmes importants pour pouvoir améliorer son positionnement dans la chaîne de valeur mondiale. Une meilleure intégration au commerce, au niveau régional et mondial, figure parmi ces préoccupations majeures. La sous-région souffre d’une très faible intégration vis-à-vis de ses voisins africains alors que les exportations régionales représentent moins de 5% des exportations totales de la sous-région. La Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA) offre une opportunité en or pour l’Afrique du Nord de renforcer l’intégration régionale et de créer des centaines de milliers de nouvelles opportunités d’emploi. En effet, les perspectives de croissance positives du Continent africain peuvent convertir la ZLECA en une opportunité exceptionnelle pour l’Afrique du Nord d’accroître ses exportations de produits manufacturés. L’intégration régionale offre la possibilité d’augmenter le PIB des pays membres d’environ 2 à 3 pour cent. Comme on prévoit que le commerce intra-africain augmentera de près de 70 milliards de dollars en 2020, les exportateurs nord-africains pourraient recevoir jusqu’à 20% de ce gain. 53% de cette expansion serait attribuable à une hausse du seul commerce intra-nord-africain et le reste à une hausse des exportations des pays d’Afrique du Nord vers le reste de l’Afrique, souligne cridem.org.

La Chine accompagne le Gabon dans son développement, selon le SG du PDG

Le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Eric Dodo Bounguendza, a déclaré lors d’un entretien exclusif que la Chine avait accompagné son pays dans le développement. « Lorsqu’on observe les travaux réalisés par les entreprises chinoises en matière d’infrastructures routières, de ponts, de pêche et d’agriculture, nous pouvons dire qu’il s’agit d’une coopération gagnant-gagnant », a-t-il dit. « Il y a création d’emplois dans notre pays et puis cela permet à nos jeunes de s’initier à ces métiers que nous avons laissé de côté pendant un bon moment », a-t-il poursuivi. Cette année marque le 45e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Dans les années 70, « nous n’imaginions pas qu’après autant de décennies (…) nous pourrions conserver ce lien et que nous pourrions toujours nous appuyer sur un pays comme la Chine pour nous accompagner dans notre développement. Je crois que dans les années qui viendront, cette coopération est la (forme de) coopération la plus indiquée parce que lorsqu’on regarde les traditions chinoises et les traditions africaines, notamment bantoues, il n’y a pas de gros écarts », a indiqué M. Bounguendza. « C’est un modèle qui pourrait nous permettre d’atteindre le niveau de développement et d’épanouissement des populations que la Chine a atteint aujourd’hui », a-t-il estimé. Le Gabon reconnaît également le rôle positif que jouent les sciences humaines dans le développement national. Avec l’Institut Confucius ouvert en 2018 à l’Université Omar Bongo, les étudiants ont accès à une ouverture culturelle et intellectuelle au-delà de celle offerte par les enseignements classiques. Cette ouverture permet une nouvelle coopération entre les étudiants gabonais et chinois. En 2017, M. Bounguendza avait représenté le PDG lors du dialogue de haut niveau entre le Parti communiste chinois et les partis politiques du monde. Il a conduit cette année une délégation en Chine. « Le Parti communiste chinois est un parti très fidèle et loyal dans ses amitiés, dans ses engagements. C’est un parti qui accompagne le nôtre au niveau de la formation », a-t-il dit. La coopération bilatérale ira plus loin que nous l’avions prévu, a-t-il conclu en qualifiant de « prometteuses » les relations entre le Gabon et la Chine, lit-on dans les colonnes de focac.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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