Le Sénégal donne le coup d’envoi du « Cleaning day »

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Le président de la République du Sénégal, Macky Sall a procédé, samedi 04 janvier 2020, sur toute l’étendue du territoire au lancement du « Cleaning day », une opération visant à bâtir « un Sénégal propre ».

A travers cette journée nationale mensuelle de nettoiement, le chef de l’Etat estime que cette directive présidentielle doit interpeller tout le monde afin vaincre l’insalubrité.

Le chef de l’Etat Macky Sall et  la première dame Marième Faye Sall ont dû surseoir à leur repos du samedi pour donner corps à cette trouvaille intitulée « Cleaning Day » à l’actif de celui qui tient les manettes du pouvoir Exécutif au « pays de la Téranga ».

Le couple présidentiel a été, comme il fallait s’y attendre, la grande attraction de ce coup d’essai qui, force est de le reconnaitre, a été un coup de maître.

Mais, ayons à l’esprit que rendre propre le pays est une bonne initiative, à l’instar de tout ce qui concourt à l’hygiène. L’idée est déjà bien ancrée, toutefois le changement de comportement n’est pas aussi déterminant qu’on le veuille faire croire.

Le coup d’essai donné samedi dernier fut une maestria politique pour la mouvance présidentielle, dont les leaders ont mobilisé leurs ouailles, pour matérialiser cette directive présidentielle.

L’innovation est vitale à toute équipe et toute organisation. Et, le travail du Président Macky Sall est donc d’encourager son équipe (particulièrement ses ministres et directeurs généraux dont les militants déplorent l’inaccessibilité à quelques exceptions près) à émettre et tester de nouvelles idées ou initiatives. 

En tous les cas, « Cleaning Day » est une innovation à saluer et devrait-être mensuel dans toutes les régions du Sénégal dans le but de faire de notre pays l’un des plus propres d’Afrique.

L’initiative de nettoyer la capitale Dakar et les régions est pertinente mais sa mise en œuvre a débuté par un biais.  Une chose mise en place sans l’adhésion des autres citoyens ne fera pas long feu. Les services techniques compétents devraient mettre l’accent sur le marketing social pour un changement de comportement. Il fallait d’abord sensibiliser les populations sur les risques liés à l’insalubrité, mettre le focus sur le bénéfice ou l’efficacité de la propreté sur la santé. Organiser des causeries dans les quartiers et villages, faire des émissions radiophoniques et télévisées sur le thème. L’éveil des consciences pourrait alors être le déclic ou même l’émulation. Si chacun des  sénégalais éprouve le sentiment de faire du bien en nettoyant la devanture de sa maison et de ne pas salir la rue,  on atteindrait à moitié le résultat attendu. Cette attitude positive va empêcher aux citoyens de jeter des ordures dans les rues (pots en plastique du café touba, sachets d’eau, coques d’arachide, peaux de banane…), a analysé Elhadji Abdoulaye Dia, travailleur social en formation à l’ENTSS.

A l’en croire, l’Etat devra mettre des mesures d’accompagnement dans les communes (camions de ramassage des ordures), aménager des sites pour les professionnels de la mécanique automobile, faire l’entretien journalier des marchés), octroyer à chaque famille 2 poubelles conventionnelles, mettre dans chaque quartier un comité d’hygiène (jeunes et femmes bénévoles), donner à chaque chef de quartier ou de village le matériel suivant: pelles, râteaux, balais, brouettes). En somme la propreté doit être traduite par des actes concrets et non à des actions à grande envergure juste pour quelques semaines.

Moctar FICOU / VivAfrik

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