Burundi : Gigawatt Global envisage fournir de l’électricité à 87 000 foyers et entreprises

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La compagnie néerlandaise, Gigawatt Global comptant des investisseurs américains et des bureaux en Israël compte éclairer 87 000 foyers et entreprises au Burundi grâce à sa firme solaire implantée dans ce pays d’Afrique de l’Est. C’est du moins l’objectif dont s’est fixé Hanna Klein, vice-présidente de la recherche et du développement des projets de Gigawatt Global qui prévoit de faire passer l’électricité des moulins à farine du village de Mubuga du diesel à l’énergie solaire.

Une aubaine pour la coopérative de femmes du village qui devrait bénéficier des utilisations productives de l’énergie solaire dans le cadre d’un programme de développement social et économique.

Rappelons qu’après avoir conclu des contrats pour 10 projets d’énergie renouvelable en Afrique, Gigawatt Global poursuit sa mission au Rwanda avec un nouveau champ solaire de 11 hectares.  

Dans la foulée, des travaux de construction complets doivent commencer cette semaine sur un projet d’énergie solaire qui fournira de l’électricité à 87 000 foyers et entreprises au Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde, grâce à une société néerlandaise comptant des investisseurs américains et des bureaux en Israël.

Le projet de panneaux solaires photovoltaïques de 7,5 MW de Gigawatt Global ajoutera 15 % à la capacité de production de ce pays d’Afrique de l’Est et représente le plus gros investissement privé dans le secteur énergétique de ce pays depuis 30 ans.

L’entreprise n’a pas voulu préciser la valeur du projet, mais on estime qu’elle dépasse les 10 millions de dollars.

Le champ solaire sera situé sur un terrain privé de 115 000 mètres-carrés (11,5 hectares) loué dans le village de Mubuga, à une dizaine de kilomètres de la ville de Gitega, siège du Royaume du Burundi jusqu’à son abolition en 1966. L’année dernière, Gitega a remplacé Bujumbura comme capitale du pays à la suite d’une décision du Parlement burundais, a précisé Sue Surkes dans les colonnes du site d’information timesofisrael.com.   

« Nous espérons que ce projet solaire historique réchauffera davantage nos relations bilatérales et éclairera l’Afrique sur les solutions pratiques à apporter tant au développement économique qu’à la crise climatique », a déclaré Raphael Morav, ambassadeur d’Israël au Burundi.

Gigawatt Global développe également un mini-réseau d’électrification rurale basé sur l’énergie solaire et des projets pilotes d’éclairage public solaire au Burundi.

Le Dr Hanna Klein, vice-présidente de la société pour la recherche et le développement de projets, prévoit de faire passer les moulins à farine de Mubuga du diesel aux moteurs électriques alimentés par un mini-réseau d’énergie solaire.

Il y a cinq ans, Gigawatt Global a lancé un projet solaire de 23 millions de dollars – le premier champ solaire à l’échelle commerciale en Afrique subsaharienne continentale (en dehors de l’Afrique du Sud) – pour alimenter 15 000 foyers au Rwanda voisin.

Ce projet a été construit sur un terrain appartenant au village de jeunes Agahozo-Shalom, un orphelinat de style kibboutz pour les victimes du génocide rwandais de 1994.

La différence de prix entre les projets du Rwanda et du Burundi s’explique en grande partie par la baisse du prix des panneaux solaires.

L’entreprise est un partenaire fondateur du programme US Power Africa et développe actuellement des projets solaires, éoliens et hydroélectriques dans 10 pays africains.

« Apporter de l’énergie propre à l’un des pays les moins développés du monde remplit la mission de Gigawatt Global, qui est d’être une plateforme de choix pour les énergies renouvelables en Afrique », explique Michael Fichtenberg, directeur général de Gigawatt Global Burundi SA et directeur principal du projet.

« Nous pensons que cela démontre comment l’énergie solaire peut être mise en œuvre dans d’autres marchés en développement, tout en réduisant la dépendance à l’égard de générateurs diesel coûteux et polluants », estime-t-il.

Yosef Abramowitz, PDG de Gigawatt Global, a déclaré : « Il faut un village mondial pour amener l’énergie verte à l’échelle des services publics là où elle est le plus nécessaire en Afrique. »

« Suite à la morne conférence des Nations unies sur le climat (COP 25 à Madrid, qui a eu lieu en décembre), nous démontrons au monde entier qu’il est possible de créer et de mettre à l’échelle un modèle commercial pour atteindre, en particulier sur les marchés frontaliers, bon nombre des objectifs de développement durable des Nations unies », a-t-il ajouté.

Le projet du Burundi a été soutenu par le Partenariat pour l’énergie et l’environnement (un fonds finlandais, britannique et autrichien), la Société belge d’investissement pour les pays en développement, le Programme de coopération Afrique-UE en matière d’énergies renouvelables (RECP) et la Plateforme de performance des énergies renouvelables (REPP).

Le Burundi, pays enclavé, est l’un des pays les plus pauvres du monde, classé 185e sur 189 dans l’indice de développement humain de 2019. Plus de 65 % de sa population vit dans la pauvreté.

Il est bordé par le Rwanda au nord, la Tanzanie à l’est et au sud-est, et la République démocratique du Congo.

Le Burundi a connu une crise constitutionnelle en 2015 après que l’ancien chef des rebelles hutis, le président Pierre Nkurunzizain, s’est présenté pour un troisième mandat juridiquement contestable et a remporté l’élection, ce qui a provoqué de vastes protestations qui ont été violemment réprimées. Bien qu’une nouvelle constitution lui permettant de rester au pouvoir jusqu’en 2034 ait été adoptée en 2018, il devrait se retirer en mai.

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec timesofisrael.com

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