Le 4ème sommet du bassin sédimentaire MSGBC organisé au Sénégal

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Le Sénégal a abrité, à partir du mercredi 29 janvier 2020 le 4ème sommet du bassin sédimentaire MSGBC commun à la Mauritanie, au Sénégal, à la Gambie, à la Guinée Bissau et à la Guinée Conakry. Ce sommet a été organisé par la société Oil & Gas Council et la Petrosen dans le but de promouvoir les opportunités pétrolières et gazières du bassin MSGBC. Venu présider cette rencontre, Macky Sall a appelé à adapter les « nouvelles procédures administratives » en perspective de l’exploitation et de la production des ressources gazières et pétrolières non sans demander à Petrosen, au COS-Petrogaz, et au ministère sénégalais du pétrole et des énergies d’accélérer les procédures administratives pour gagner du temps.

L’exploitation du premier mètre cube de gaz en 2022, tout comme celle du premier baril de pétrole en 2023, est « fondamentale », a soutenu le Chef de l’Etat du Sénégal.

Qui a insisté sur le fait qu’« il faut que les procédures administratives suivent l’évolution de ces différents chantiers » en perspective de l’exploitation et de la production des réserves du Sénégal en hydrocarbures estimées à 910 milliards de mètres cubes de gaz et à 3, 7 milliards de barils de pétrole.

Saluant l’initiative, le président de la République Macky Sall a mis en avant le vaste bassin nord-ouest africain en rappelant : « Je voudrais rappeler ici que depuis les années 50, il a fait l’objet d’activités intenses d’exploration pétrolière ; cela nous a permis, après des années d’efforts, en 2014, de faire d’importantes découvertes de pétrole au Sénégal, avec le projet Sangomar, mais aussi de gaz naturel en Mauritanie et au Sénégal ».

Suffisant pour lui de souligner que la compagnie pétrolière nationale (PETROSEN), le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS PETROGAZ) et le ministère du Pétrole et des Energies « devront adapter les nouvelles procédures administratives » pour éviter de perdre du temps de « manière indue sur les autorisations administratives ».

Le président Sall a souligné la nécessité de mettre en place des « mesures express », notant que son ambition à travers la loi sur le contenu local est de faire participer les entreprises locales au développement de l’industrie pétro-gazière et de créer le maximum d’emplois pour la jeunesse.

Il a par ailleurs jugé cette 4ème édition particulière, car « elle se tient à un moment où beaucoup d’évolutions ont été notées, des évolutions positives depuis ces découvertes dont certaines sont en cours d’évaluation et d’autres en phase de développement, avec naturellement tous les défis, en terme de complexité géologique et technique, mais aussi et surtout des enjeux financiers très importants ».

Rappelant certaines de ses réalisations qui entrent dans le cadre du pétrole et du gaz, le Président Macky Sall est revenu sur l’inscription qu’il a faite, de l’appartenance des ressources naturelles au peuple dans la constitution du Sénégal en 2016. « Trois années auparavant, en 2013 plus précisément, le pays avait déjà adhéré à l’initiative pour la transparence des industries extractives utiles, et dans la même dynamique, le code pétrolier qui datait de 1998 a été révisé et adapté au nouveau contexte. Et il y a deux jours (Ndlr : le 27 janvier 2020), l’assemblée nationale du Sénégal a adopté un projet de loi mettant en place un nouveau code gazier, pour le pilotage stratégique », a fait savoir le président Macky Sall.

Citant ces réalisations, il note entre autre évolution, la création en 2017 de l’Institut National de pétrole et de gaz pour la formation des hautes compétences dans ce secteur. Il s’y ajoute l’adoption en 2019 de la loi sur le contenu local qui vise l’émergence d’une économie pétrolière et gazière dans l’optique d’un développement inclusif et durable.

De même, le chef de l’Etat a plaidé pour la promotion des ressources humaines de qualités sur toute la chaîne de valeur du secteur, expliquant que c’est le sens de sa rencontre avec l’expertise locale et la diaspora pour voir dans quelles mesures les experts nationaux actifs à l’étranger dans le domaine de la production du pétrole et du gaz pourraient apporter une contribution significative à la gestion inclusive de nos ressources.

« Sur ce plan, certains de nos compatriotes pourraient nous rejoindre dans le cours terme. Dans mon cas, l’appel est lancé, nous trouverons les voies et moyens appropriés à travers une plateforme ou des conférences, pour susciter la participation citoyenne, surtout l’éclosion de talents », a-t-il poursuivi.

Macky Sall a, par ailleurs, rappelé l’adoption d’une stratégie du gaz naturel dans la politique nationale de mix-énergétique, ajoutant que son gouvernement s’attèle à l’élaboration d’un plan directeur consacré à l’utilisation du gaz et du pétrole.

Concluant son speech, le chef de l’Etat a annoncé qu’il compte doter le pays d’une loi sur le partage des revenus tirés de l’exploitation du gaz et du pétrole. « Cette loi doit encadrer l’utilisation de ces ressources financières et consacrer une part aux générations futures ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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