Le Gouvernement ivoirien rassuré du soutien de la FAO dans le secteur de la pêche

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Le Gouvernement ivoirien, à travers le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) peut compter sur le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) dans la mise en œuvre des  réformes liées au secteur de la pêche, notamment pour l’exécution du Projet initiative pour les pêches côtières -Afrique de l’Ouest (IPCAO). Selon une note parvenue à l’AIP jeudi, le ministre Moussa Dosso a échangé, à son cabinet, avec une délégation de la FAO conduite par Samy Gaiji, représentant résident de la FAO en Côte d’Ivoire. M. Samy s’est félicité du fructueux partenariat existant entre son institution et le  ministère, notamment  pour l’exécution du IPCAO, dont l’objectif global vise à renforcer la gouvernance, la gestion et les chaînes de valeur de la pêche côtière. Ce projet a permis la mise en œuvre de l’approche éco-systémique des pêches, l’adoption d’outils internationaux pertinents et des partenariats innovants en matière de gouvernance dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Cap-Vert, Sénégal et Côte d’Ivoire). Le représentant de la FAO a salué l’initiative de l’élaboration et de l’adoption à venir du code de la pêche, une des priorités du Ministre Moussa Dosso pour l’année 2020, qui a affiché sa ferme volonté d’organiser le secteur de la pêche ainsi que les parties prenantes, à travers un cadre réglementaire et juridique. L’Initiative pêche côtière (IPC) est une initiative mondiale et collaborative financée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui rassemble des agences des Nations unies et des organisations internationales de conservation de la nature pour l’amélioration de la gestion des pêches et la protection de la biodiversité marine dans les zones côtières grâce à une meilleure gouvernance et un renforcement de la chaîne de valeur des produits de la mer. L’IPC est mise en œuvre par la Banque mondiale, Conservation International (CI), la FAO, le Programme des Nations unies pour le développement  (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et  le Fonds mondial pour la nature (WWF), souligne faapa.info.

Le crabe bleu, prédateur redoutable devenu proie prisée en Tunisie

Les pêcheurs du sud tunisien ont surnommé ce redoutable prédateur marin « Daech », en référence à l’acronyme arabe du groupe Etat islamique. Mais, désormais, le crabe bleu est à son tour en train de devenir une proie. Tirant péniblement ses filets hors de l’eau, Jamel Ben Jemaa Zayoud, pêcheur sur l’île de Djerba (sud-est), s’énerve: « Regardez, il n’y a que des Daech, ils ont tout arraché ! » Présente notamment dans l’océan Indien, le Pacifique et la mer Rouge, cette étrille aux pattes bleutées est apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès (sud-est) et a rapidement proliféré, ayant trouvé sur ce littoral un environnement favorable et une nourriture abondante – seiches, chevrettes ou poissons fins. Les pêcheurs du sud tunisien l’ont surnommé « Daech », en référence au groupe djihadiste. Mais, désormais, le crabe bleu est à son tour en train de devenir une proie. La voracité de cette espèce invasive a exacerbé les difficultés économiques de bien des pêcheurs. Ces crabes sont « rapidement devenus une malédiction (…). Ils dévorent les bons poissons », daurade, loup, rouget et cisaillent les filets, explique Jamel, entouré par ses fils et neveux qui l’aident à extraire des filets les crabes aux redoutables pointes. « Le crabe +Daech+ est très malin, il fait bien le tri entre les poissons avant de les dévorer et, s’il en reste dans les filets, il les coupe avec ses pinces », dit-il dans les colonnes de voaafrique.

– Portunus Pelagicus –

Le crabe abîme les filets et, à cause de lui, les pêcheurs craignent aussi pour leurs doigts : s’ils sont blessés, ils ne pourront plus travailler, parfois pendant plusieurs semaines d’affilée. Ces crabes « ne se laissent pas faire, ils nous attaquent quand on les retire des filets », explique Jamel, 47 ans. Les pêcheurs ont manifesté à maintes reprises en 2015 et 2016, à Gabès et à Djerba, réclamant que les autorités trouvent une solution. Selon Sassi Alaya, pêcheur de Gabès et membre de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), « 1.100 pêcheurs ont été touchés par ce fléau à Gabès ». « Aujourd’hui, on change les filets trois fois par an, alors qu’avant on le faisait une fois tous les deux ou trois ans », souligne-t-il. Le crabe bleu, de son nom scientifique Portunus Pelagicus, a emprunté deux chemins pour parvenir jusqu’aux côtes tunisiennes, explique Marouene Bedoui, chercheur à l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM). D’une part, les « eaux de ballast des bateaux, transportant des larves ou des œufs », d’autre part « une migration naturelle, étant donné que cet animal, après l’ouverture du canal de Suez au XIXe siècle, a été signalé petit à petit sur les côtes est et sud de la Méditerranée », ajoute voaafrique.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                     

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