La Namibie et la Tanzanie allongent la liste des pays en besoin d’une aide alimentaire extérieure

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Les conséquences des conditions météorologiques de sécheresse ont aggravé l’insécurité alimentaire  en Namibie et en Tanzanie, et les deux pays ont été ajoutés à la liste des pays requérant une aide extérieure.

La liste comprend déjà l’Afghanistan, le Bangladesh,  la Birmanie, le Burkina Faso, le Burundi, Cabo Verde, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Corée du Nord, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Érythrée, l’Eswatini, l’Éthiopie, la Guinée, Haïti, l’Irak, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ouganda, le Venezuela, le Yémen, la Zambie et le Zimbabwe.

En dépit des troubles en Afrique de l’Est, la production globale de céréales dans les 51 Pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) a enregistré une hausse de 1,0 pour cent en 2019, en raison des gains obtenus en Asie centrale et au Proche-Orient, a relevé Mamadou Nancy Fall dans les colonnes de lactuacho.com.

Selon le rapport trimestriel de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Perspectives de récolte et situation alimentaire, publié ce 9 mars 2020, la production céréalière mondiale demeurera forte malgré l’invasion de criquets pèlerins dans la Corne de l’Afrique.

Néanmoins les besoins prévus en importations céréalières pour les PRFDV sont estimés à 719 millions de tonnes, soit 4,2 millions de tonnes de plus par rapport à l’année précédente. Les besoins en importations ont fortement augmenté au Zimbabwe et au Kenya en raison du faible rendement des récoltes et du faible niveau des stocks, tandis qu’ils ont chuté en Afghanistan et en Syrie.

La FAO a revu à la hausse ses prévisions pour la production mondiale de céréales pour 2019, qu’elle estime à 2 719 millions de tonnes, du fait d’une production de maïs plus importante que prévue en Afrique de l’Ouest et en Ukraine.

Quant aux récoltes prévues pour 2020, les premières prévisions mondiales de production de blé sont bonnes, surtout en Extrême-Orient, car les surfaces cultivables devraient augmenter et les conditions météorologiques être favorables, tandis que l’augmentation des précipitations a renforcé les attentes en matière de rendement dans plusieurs pays du Proche-Orient.

En définitive, l’insuffisance de précipitations et leurs conséquences sur la production agricole ont été telles que la Namibie et la Tanzanie ont dû être ajoutés à la liste de la FAO recensant les pays ayant besoin d’une aide alimentaire extérieure.

D’après le communiqué de la FAO, le rapport contient une section dédiée à l’épidémie de criquets pèlerins en Afrique de l’Est qui montre que si les acridiens n’ont eu qu’un impact minime sur les récoltes de 2019, parce que les récoltes étaient amplement terminées au moment où l’invasion est arrivée, il exprime «de sérieuses inquiétudes pour les récoltes et les ressources pastorales en 2020 ».

Il est probable que les exploitations agricoles en Éthiopie et en Somalie subiront des pertes importantes au niveau des récoltes si les mesures de contrôle ne sont pas appliquées à plus grande échelle.

En Somalie, la récolte saisonnière du « Gu » est menacée alors qu’elle représente environ 60 pour cent de la production céréalière annuelle du pays. Les criquets pèlerins sont déjà présents dans les principales régions productrices de sorgho en Somalie ainsi qu’à proximité des principales zones de culture du maïs.

Moctar FICOU / VivAfrik                 

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