An 9 de la catastrophe de Fukushima (Japon) : les stocks d’eau contaminée à saturation

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Il y a neuf ans jour pour jour, après l’accident nucléaire de Fukushima provoqué, (11 mars 2011) causé par un séisme de force 9 sur l’échelle de Richter suivi d’un gigantesque tsunami, l’opérateur de la centrale Tepco avertit que les eaux contaminées qui s’accumulent sur le site vont atteindre leurs limites de stockage. À terme, il faudra sans doute autoriser le déversement de cette eau dans l’océan Pacifique mais les coopératives de pêcheurs de la région de Fukushima y sont opposées.

Le bilan fait froid dans le dos. Plus d’un millier de citernes bleues et grises contenant chacune 1200 tonnes d’eau contaminée s’étendent à perte de vue sur le site nucléaire de Fukushima. Cette eau est utilisée pour refroidir trois des six réacteurs de la centrale dont les cœurs ont fondu lors de l’accident. Elle se mélange avec les eaux de pluie et les eaux souterraines qui s’infiltrent dans les sous-sols des bâtiments des réacteurs.

Son opérateur Tepco dispose de trois usines pour éliminer tous les radionucléides qu’elle contient à l’exception du tritium. Une partie de l’eau traitée est réinjectée dans le système de refroidissement des réacteurs. Mais le reste est entreposé. Tepco avertit que la capacité totale de stockage (soit 1,3 million de tonnes) sera atteinte à la fin de 2020. Il y a donc urgence. Pour se débarrasser de l’eau, le  gouvernement japonais envisage son déversement dans le Pacifique. L’Agence internationale de l’énergie atomique de Vienne approuve le rejet en mer.

En effet, le gouvernement japonais sait qu’il n’a pas d’autre choix, à terme, que d’autoriser le déversement de cette eau dans l’océan Pacifique. Le problème est que 80% de l’eau traitée ne respecte pas encore les normes permettant son rejet dans l’environnement. Elle devra être de nouveau filtrée. Or les coopératives de pêcheurs de Fukushima ne veulent pas d’un déversement dans l’océan Pacifique, car l’an dernier leurs prises n’ont pas dépassé 15% des niveaux d’avant l’accident nucléaire.

Moctar FICOU / VivAfrik

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