A Dakar (Sénégal), les technologies numériques se déclinent au féminin

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Un code-barres pour carnet de santé, une application permettant aux femmes victimes de violences de donner l’alerte, une plateforme recensant l’ensemble des textes juridiques sénégalais: à Dakar, un forum célèbre l’innovation technologique féminine. Pour la première édition africaine jeudi dans la capitale sénégalaise de la Journée de la femme digitale, une manifestation organisée à Paris depuis sept ans, plusieurs centaines de femmes qui entreprennent dans le secteur du numérique étaient conviées à partager projets et expériences. A 22 ans, Nafissatou Diouf est déjà à la tête de Senvitale, une start-up de 10 salariés, installée depuis deux mois à Dakar. Ce système de QR code, un type de code-barres, intégré à une carte, un bracelet, ou encore un pendentif, est scanné par les médecins pour accéder instantanément aux données des patients. L’idée est de « faciliter le travail des médecins et des urgentistes » qui peuvent ainsi « agir plus rapidement », explique la jeune Sénégalaise, personnellement touchée par le problème des diagnostics. Lorsque sa tante décède des suites d’une réaction allergique mal prise en charge, la jeune femme, alors diplômée en industrie chimique et agroalimentaire depuis deux ans, interrommpt ses études pour se lancer dans l’aventure digitale. En 2017, elle lance Senvitale, qui lui vaut de nombreux prix, dont celui de la start-up de l’année 2018, au Sénégal. Sa plateforme gratuite permet également aux patients de gérer leurs rendez-vous médicaux. Pour l’instant, le projet tarde à arriver sur le marché. « On attend l’autorisation du ministère de la Santé à cause des données sensibles que l’on traite », explique la jeune femme, qui envisage pourtant déjà un développement de son entreprise à l’international, renseigne voaafrique.com.

Startup : instauration d’un cadre juridique propice à l’innovation et à la transition technologique en Algérie

Le ministre de la Micro-entreprise, des start-up et de l’économie de la connaissance, Yassine Djeridene a affirmé, lundi, à Alger, que son secteur œuvrait à instaurer un climat d’affaires propice et un cadre juridique spécifique aux micro-entreprises et start-up, en vue de renforcer l’innovation et la transition technologique. Evoquant la politique de son secteur lors du forum du quotidien El Moudjahid, le ministre a précisé que les efforts étaient focalisés actuellement sur l’instauration d’un climat propice et d’un cadre juridique spécifique aux start-up et micro-entreprises, outre le renforcement de la transition technologique pour insuffler une véritable dynamique devant consolider le tissu institutionnel et diversifier les ressources et revenus de l’économie nationale. M. Djeridene a indiqué que la création d’un climat d’investissement favorable était « nécessaire », avant le soutien de tout projet en vue d’assurer à son porteur (projet) une meilleure connaissance du monde des entreprises, de mettre à sa disposition toutes les informations requises, d’effectuer une étude préalable du projet et d’être en contact avec les personnes détenant de l’expérience et de l’expertise dans le domaine de l’innovation. Ce climat permettra également de sélectionner les projets à plus-value et à même d’insuffler une dynamique en matière de création de start-up, a-t-il dit. « Le cadre juridique des start-up sera établi en juillet prochain pour conférer davantage d’efficacité et d’efficience en matière de création d’entreprises innovantes », a ajouté le ministre. Répondant à une question sur le rattachement de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) à son ministère, M. Djeridene a déclaré que l’objectif était d’insuffler la dynamique escomptée pour que les jeunes puissent concrétiser leurs projets sur le terrain, en leur assurant tout l’appui nécessaire, rlaye pour sa part aps.dz.

Des assises nationales consacrées aux micro-entreprises et start-up

Il a fait savoir dans ce sens que son département ministériel s’employait à créer un tissu institutionnel et à inciter les jeunes à accéder au monde des micro-entreprises et start-up pour booster le développement. « Des assises nationales consacrées aux micro-entreprises et start-up seront organisées, dès l’amélioration de la situation actuelle, caractérisée par la propagation du Coronavirus en Algérie, et ce pour définir les types d’entreprises et les méthodes de leur soutien, et mettre en place les mécanismes nécessaires à cet effet », a expliqué M. Djeridene. « L’important est de créer des entreprises efficientes et de qualité et non pas la multiplication du nombre de ces entreprises sans réaliser de plus-value », a-t-il insisté. Le ministre a annoncé qu’un dossier sera soumis prochainement au Gouvernement concernant l’examen, la réévaluation et l’intégration des investissements précédents en vue de trouver des solutions et sauver ainsi les micro-entreprises qui font face au spectre de la faillite. Concernant les incubateurs, il a fait état d’un projet pour la réalisation de 6 incubateurs au niveau des universités, mettant l’accent sur le renforcement de la transition technologique pour être au diapason des évolutions actuelles au niveau mondial. A rappeler que la loi de finances 2020 a prévu de nouvelles mesures sous forme d’incitations fiscales au profit des start-up, notamment celles activant dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies. Il s’agit d’exonérations fiscales concernant l’impôt sur les bénéfices et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dans le but d’assurer la pérennité de ces entreprises et de réaliser, à moyen terme, un développement économique durable en Algérie. Des mesures portant également sur des exonérations douanières pendant la phase d’exploitation et des facilitations d’accès au foncier dans le cadre de l’extension des projets d’investissement, ajoute notre source.

Moctar FICOU / VivAfrik

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