En Côte d’Ivoire, le cacao et la noix de cajou restent à quai

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L’Afrique sous la menace d’une violente crise économique. Avec la pandémie, la demande, notamment asiatique, dégringole pour ces deux cultures dont le pays est le premier producteur mondial. Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». C’est l’une des dernières fenêtres vers l’extérieur, le dernier maillon de toute une filière qui tourne au ralenti. Malgré la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes, les ports ivoiriens d’Abidjan et de San Pedro sont encore en activité. Mais la voilure se réduit considérablement. « Là, vous avez les importations : sucre, blé, sucre, riz, blé, riz, énumère Alexis Zadéon, docker au port d’Abidjan, les yeux rivés sur son carnet. Et là les exportations : manganèse, bauxite, hévéa, rien pour le cacao et l’anacarde de mon côté. » La Côte d’Ivoire est pourtant le premier producteur mondial de ces deux denrées, mais avec la crise sanitaire actuelle, les chaînes logistiques s’enraient et la demande dégringole. Aux ports, les bateaux arrivent, mais ne partent presque plus. D’habitude, un navire ou un porte-conteneurs remplis de sacs de cacao ou de fèves en vrac quittent le port tous les trois ou quatre jours. Or, « pour l’instant, en avril, je n’ai rien vu partir », assure le docker abidjanais au mitan du mois. Même constat au port de San Pedro, numéro un mondial dans l’export de l’or brun : « Pas un navire ne débarque pour repartir. Ça ne va plus du tout ici, je n’ai jamais vu ça », observe Martial Kouadio, employé du port. Une situation qui entraîne une baisse importante d’activité dans le port d’Abidjan, où transitent d’ordinaire 90 % des échanges extérieurs du pays. Sur les 8 000 employés quotidiens, « 2 000 à 3 000 » sont au chômage technique, selon les dockers. Aujourd’hui, ils sont invités à prendre des « congés », c’est-à-dire, un mois minimum sans travail et sans rémunération. Les dockers le savent bien : l’accalmie au port est un mauvais signe pour l’économie ivoirienne, très mondialisée, souligne lemonde.fr.

« Inquiets mais confiants »

A la fin du mois de mars, tandis que le pays commençait à ressentir les effets de la pandémie mondiale, le premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, annonçait déjà une croissance annuelle divisée par deux, passant de + 7,2 % à + 3,6 % en 2020. Cela, « dans l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie à fin juin », précisait-il alors, prudent. Depuis quelques semaines, les nombreux magasins, lieux de stockage à l’intérieur et à l’extérieur des ports présentent deux profils : soit remplis de grands sacs de marchandises et donc en attente, « quand la commande a été annulée ou reportée », précise Alexis Zadéon, soit vides « si les marchandises sont bloquées au nord ou à l’ouest du pays », poursuit le docker. Pour l’instant, la filière cacao résiste encore. La dernière campagne, qui avait débuté en octobre 2019 et s’est achevée fin mars, n’a pas trop pâti de la crise sanitaire. « Ce qui nous prémunit de la crise systémique à court terme, c’est le fait que les transactions aient déjà eu lieu. Toute la chaîne a été payée », explique Youssouf Carius, PDG de Pulsar Partners, un fonds d’investissement ivoirien. Le système de « vente à terme », qui régit la filière cacao ivoirienne, protège les acteurs, du planteur à l’exportateur, des aléas exogènes. « Mais ça ne fait que décaler le problème dans le temps, s’empresse d’ajouter l’investisseur, car les ventes sur les prochaines campagnes se font en ce moment, en temps de crise, donc dans l’incertitude la plus totale », met-il en garde. Si, dans la filière cacao, beaucoup d’opérateurs se disent « inquiets mais confiants », tous craignent une crise qui durerait des mois, voire des années. Pour l’anacarde en revanche, ni le système de vente ni le calendrier ne sont favorables. Au contraire, la campagne de récolte a commencé le 6 février, « alors même que les acheteurs asiatiques de la noix brute étaient en plein dans la crise du Covid-19 », déplore Salif Ténéna, le directeur général de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire. Et les grands acheteurs sont dans l’ensemble asiatiques : sur plus de 700 000 tonnes produites en 2017, 450 000 ont été achetées par le Vietnam et 150 000 par l’Inde. Mais aujourd’hui la demande a chuté et, pour la campagne en cours, « aucun exportateur ivoirien n’a eu de contrat avec un acheteur asiatique », souffle M. Ténéna, dépité, dans les colonnes du média français.

Structure des coûts du marché de l’alumine et de la bauxite, croissance, types et applications, prévisions jusqu’en 2029

Dernier rapport d’étude de marché sur le marché Alumine et bauxite. Ce rapport de nouvelles comprend des études basées sur des scénarios actuels, des données historiques et des prévisions prospectives 2020-2029. L’étude de marché Alumine et bauxite présente une analyse approfondie basée sur la quantité, la part, les développements, les moteurs et les contraintes. Le rapport sur le marché Alumine et bauxite affiche l’aperçu de l’entreprise, les spécifications du produit, la valeur du produit, le volume et les parts de marché des fournisseurs importants. En outre, examen des dernières données commerciales, analyse des acteurs clés, segments au niveau régional et national, opportunités, défis, menaces, dernières avancées technologiques, stratégie d’investissement. Alumine et bauxite le rapport sur le marché couvre les études passées et futures sur la base des applications, les facteurs de croissance et les utilisateurs finaux. Il a également discuté des stratégies de fabrication et des idées et méthodes de développement dans le rapport sur le marché Alumine et bauxite pour aider au processus décisionnel axé sur les affaires. Le rapport sur le marché Alumine et bauxite fournit une analyse quantitative et correcte des principaux acteurs CHALCO, BHP Billiton Group, CVG Bauxilum, Gencor, Glencore International, Hindalco Industries, National Aluminium, Norsk Hydro ASA, Rio Tinto Alcan, United Company RUSAL, Hatch, Ecolab en termes de ventes, de revenus et de coûts, parts d’entreprise du marché principal par géographie clé. Ce rapport se concentre principalement sur le marché Alumine et bauxite sur le marché mondial. Ce rapport couvre essentiellement le marché en Amérique du Nord, le marché en Europe, le marché au Moyen-Orient et en Afrique, le marché en Asie-Pacifique et en Amérique latine, lit-on à thewalkingdeadfrance.org.

Moctar FICOU / VivAfrik                             

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