Les pays africains invités à « élargir l’accès à l’eau »

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La directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique, Dre Matshidiso Moeti, a appelé mardi à élargir « de toute urgence » l’accès à l’eau dans le continent. « En collaboration avec nos partenaires, nous devons de toute urgence élargir l’accès à l’eau sur tout le continent », a-t-elle dit à l’occasion de la célébration, mardi, de la Journée mondiale de l’hygiène des mains. Elle estime que dans la partie subsaharienne du continent, « plus d’un établissement de soins de santé sur quatre n’a pas de service d’alimentation en eau ». Selon Dre Matshidiso Moeti, même si « un nombre accru d’établissements produisent localement des solutions hydro-alcooliques », cela « ne remplace pas un approvisionnement sans danger et fiable en eau ». Elle rappelle que les communautés sont également confrontées à un « accès limité » à l’eau. « Moins de 50% des foyers d’Afrique subsaharienne disposent d’installations de base pour se laver les mains à l’eau et au savon. Dans le cadre de la riposte au Covid-19, de plus en plus de points de lavage des mains sont mis en place », a-t-elle souligné, ajoutant que « nous devons envisager des solutions à plus long terme pour élargir durablement l’accès à l’eau ». Mme Moeti a qualifié de « mitigés » les progrès réalisés au cours des vingt dernières années en matière d’accès à l’eau en Afrique subsaharienne. « Le nombre de personnes utilisant des sources non améliorées est resté identique. Le nombre de personnes utilisant des eaux de surface a diminué d’un tiers. Le nombre de personnes qui font un aller-retour de trente minutes ou plus pour recueillir de l’eau a plus que doublé, et la corvée de l’eau incombe principalement aux femmes et aux filles ». Profitant de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, la directrice régionale de l’OMS en Afrique a appelé gouvernements, partenaires du secteur privé, innovateurs, scientifiques et communautés à investir dans l’accès à l’eau « pour les établissements de santé comme pour les ménages », apprend-on de l’aps.sn.

 RDC : l’est du pays, ravagé par de violentes inondations

Plusieurs provinces de l’est de la République démocratique du Congo ont été plongées sous les eaux après avoir enregistré de fortes pluies. Les inondations ont fait plus de 50 morts et provoqué l’évacuation de milliers de personnes déplacées ainsi que de nombreux dégâts sanitaires. Les populations du Sud-Kivu et de l’Ituri ont vécu des scènes cauchemardesques dans la nuit du vendredi au samedi 2 mai 2020. De fortes pluies torrentielles se sont abattues sur ces provinces situées à l’est de République démocratique du Congo, provoquant le débordement de deux grandes étendues d’eau : le lac Albert qui se trouve sur à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, et le lac Tanganyika qui se trouve à l’intersection de la RDC, du Burundi, du Rwanda, de la Tanzanie et de la Zambie. Les eaux de ces lacs se sont déchainées sur les terres environnantes, causant de graves dégâts humains et matériels. Dans le Sud-Kivu, le directeur de la Caritas diocésaine d’Uvira, un organisme d’appui au développement de l’Église catholique, a dressé un bilan provisoire. Ces inondations ont causé plus de 52 morts et provoqué l’évacuation de plus de 100 000 personnes déplacées. La ville a été coupée du reste du pays, car les deux ponts qui relient le centre urbain ont été emportés par les flots. « Il y a un manque d’eau potable, l’assainissement a été compromis et il y a un réel danger de maladies, transmises par l’eau contaminée, comme le choléra. Il faut de la nourriture, des médicaments, des trousses de premiers secours, des ustensiles ménagers et des moustiquaires », a déclaré le père Dominic Mulumeoderhwa. Dans la province de l’Ituri, les populations locales ont dénombré une centaine de maisons d’habitation emportées par les eaux du lac Albert, renseigne afrik21.africa.

RCA : l’UE octroie 1,35 M€ à Oxfam pour déployer 125 forages contre le Covid-19

L’Union européenne (UE), à travers le fonds européen de développement, soutient le gouvernement centrafricain en cette période difficile due au Covid-19. L’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, viennent de signer un contrat avec Oxfam, une organisation mondiale de développement, par ailleurs partenaire de l’UE, pour la construction de 125 forages à Bangui et à Paoua. Le projet sera financé par l’UE à hauteur de 1,35 million d’euros (plus de 885 millions de francs CFA). En République centrafricaine (RCA) comme dans le reste du monde, l’eau potable est l’une des armes les plus efficaces pour limiter la propagation de la pandémie du coronavirus (lavage des mains…). Mais cette ressource précieuse manque cruellement dans le pays. Conscient de cette réalité, l’Union européenne (UE), à travers le fonds européen de développement, a décidé d’accompagner les autorités de la RCA dans sa lutte contre la maladie. Pour ce faire, elle vient d’investir 1,35 million d’euros, soit plus de 885 millions de francs CFA pour la construction de 125 forages à Bangui, la capitale de la RCA, et à Paoua, une commune et le chef-lieu de l’une des trois sous-préfectures de la préfecture d’Ouham-Pendé. Le projet d’eau potable et d’assainissement de Bangui et de Paoua sera mis en œuvre par Oxfam, une organisation internationale de développement, par ailleurs partenaire de l’UE. Un contrat de collaboration a été signé entre le représentant de l’organisation, l’Ambassadrice de l’UE en Centrafrique, Samuela Isopi et le ministre centrafricain de l’Économie, du Plan et de la Coopération Félix Moloua, a expliqué sous un autre registre afrik21.africa.

Moctar FICOU / VivAfrik

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