Favoriser une production de poisson durable et de grande valeur dans la bande de Gaza

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La FAO commence les travaux d’installation de la pisciculture en cage offshore dans les eaux de la bande de Gaza. En effet, le 6 avril 2020, les pêcheurs de la bande de Gaza ont témoigné du début des travaux d’installation d’une cage marine offshore dans les eaux de Gaza. Cette cage marine, une première pour Gaza, s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec le soutien de l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) et en coopération avec le ministère palestinien de l’agriculture, pour renforcer la résilience des communautés de pêcheurs de Gaza. Le secteur de la pêche reste une source importante d’emplois à Gaza, dans un contexte de taux de chômage alarmants. Le poisson est également une source majeure de nutriments essentiels pour les familles de Gaza et contribue à la sécurité alimentaire et à la diversité nutritionnelle. La FAO soutient la création d’une aquaculture offshore en cage qui sera gérée comme une entreprise sociale appartenant à la communauté des pêcheurs. Selon Ciro Fiorillo, chef du bureau de la FAO en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la pisciculture en cage devrait produire environ 150 tonnes de daurades par an, ce qui apportera 4 à 5 % de plus au marché local du poisson. « Cela permettra d’augmenter les revenus et les profits des pêcheurs, en fournissant un flux durable de ressources financières à réinvestir dans le secteur de la pêche de Gaza », a-t-il expliqué. La disponibilité accrue de poisson rendra également le poisson plus abordable pour les consommateurs, améliorera les niveaux de consommation et la diversité alimentaire, et contribuera à la croissance des exportations et des revenus de la communauté des pêcheurs. « La pisciculture en cage sera établie, gérée et exploitée par une entreprise sociale, détenue et régie par le Syndicat des pêches de Gaza, qui représente l’ensemble des 3 700 pêcheurs actifs le long de la côte de la bande de Gaza », a ajouté Azzam Ayasa, chef du programme de la FAO en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. La FAO a fourni un soutien technique au syndicat et à d’autres institutions liées à la pêche à Gaza, afin de leur permettre de gérer avec succès l’entreprise sociale. Cela comprend un soutien à la création d’un fonds d’investissement et une formation aux compétences commerciales et de gestion. Une augmentation de la disponibilité du poisson sur le marché de Gaza est prévue une fois que l’aquaculture en cage commencera à compléter les activités de pêche conventionnelles qui ont été essentielles pour assurer des moyens de subsistance durables aux pêcheurs de Gaza. Par ailleurs, le succès de ce projet pilote devrait démontrer la faisabilité de la pisciculture offshore et promouvoir la croissance d’un nouveau segment dans l’industrie de la pêche à Gaza, lit-on à fao.org.                           

Des pêcheurs sierra-léonais se révoltent après une mesure anti-coronavirus

Des pêcheurs sierra-léonais en colère ont attaqué mercredi 6 mai 2020 un commissariat et un centre de santé, après l’annonce surprise d’une limitation drastique du nombre de navire autorisés à sortir en mer pour lutter contre le coronavirus, ont indiqué des responsables locaux. Après trois jours de confinement strict, l’activité économique était à nouveau autorisée à partir de mercredi matin dans ce pays pauvre d’Afrique de l’Ouest qui a enregistré 225 cas de Covid-19 pour 14 morts, dont un médecin. Les pêcheurs de Tombo, un important port de pêche situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Freetown, ont toutefois appris en se rendant au travail que seuls 15 des centaines de navires au mouillage pourraient prendre la mer. Cette mesure, qui n’avait pas été annoncée préalablement, a été prise par « crainte que trop de monde ne soit présent » au retour des bateaux sur le marché au poisson, a expliqué à l’AFP Kashor Holland Cole, président de la collectivité locale où se trouve Tombo. Il a ajouté que cela devait également empêcher que « des bateaux transportent des passagers depuis la Guinée » voisine, alors que les frontières sont fermées. « Juste après cette annonce, les pêcheurs et certains jeunes se sont déchaînés. Ils ont détruit un poste de police, un centre de santé et la maison du chef de la communauté de Tombo », a indiqué à l’AFP un haut responsable policier ayant requis l’anonymat. « Nous avons imposé un couvre-feu pendant la journée avec les militaires pour restaurer le calme », a expliqué ce responsable. « Des dizaines de personnes ont été interpellées et conduites au commissariat pour les besoins de l’enquête », a ajouté cette source, sans préciser si ces violences avaient fait des morts ou des blessés, renseigne voaafrique.com.

Le ministre de la Pêche, Alioune Ndoye a bel et bien signé une nouvelle licence pour «un navire chinois» Fu YUAN Yu 9889

L’accusation du Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES) selon laquelle le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, envisagerait d’octroyer 52 licences de pêche à des navires chinois a réussi à s’imposer dans l’actualité dominée par le Covid19. Accusations et démentis voire contre-accusations entre le Gaipes et le ministère de la Pêche rythment la chronique, avec des balles perdues sur Le Témoin. Votre quotidien serait en effet traîné à la barre du tribunal par le ministre des Pêches pour diffamation après « l’exploitation insidieuse » de la lettre ouverte du GAIPES dans nos colonnes. En attendant cette comparution, Le Témoin est en mesure de dire que sur ces 52 licences, le ministre Alioune Ndoye a au moins signé une nouvelle licence pour « un navire chinois ». Alors que le ministre de la Pêche a sorti ses torpilles contre le GAIPES et surtout contre les journalistes ayant une « manière particulière » de traiter les informations, il ne peut évidemment pas éviter le débat sur la gestion de nos maigres ressources halieutiques. Une gestion marquée par un pillage systématique de ces ressources halieutiques, de cet véritable « or bleu », par des navires étrangers. Un débat récurrent depuis le règne des socialistes. On se rappelle notamment la fameuse affaire des licences de pêche brandie par les libéraux nouvellement arrivés au pouvoir pour gêner aux entournures Ousmane Tanor Dieng, l’alors tout-puissant secrétaire général du Parti socialiste (Ps). Il y a eu aussi les accusations lancées à l’époque par le même Gaipes contre le ministre Khoureychi Thiam, lui aussi accusé de vendre des licences de pêche à des armateurs étrangers… Pour dire que la vente de licences de pêche à des navires étrangers est devenue une problématique nationale. Pour en revenir à M. Alioune Ndoye, en niant avec force la signature de 52 licences de pêche au profit de navires chinois, le ministre de la Pêche qu’il est n’a visiblement pas dit la vérité aux Sénégalais, mais aussi au Président Macky Sall. En effet, le ministre a au moins signé à la date du 17 avril 2020 une licence de pêche Démersale profonde pour le navire chinois Fu YUAN Yu 9889, le numéro d’immatriculation est DAK 1335, l’option de pêche reste du chalutier poissonnier, une jauge brute 297 TJb, une longueur hors Tout 41,90m, note pressafrik.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                          

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