Burkina Faso : la Coalition de la campagne « Mon Lait est Local » diffère à octobre 2020 la commémoration de la Journée Mondiale du Lait

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Les répercussions de la pandémie du coronavirus n’ont donné aucune chance à la Coalition de la campagne « Mon Lait est Local » du Burkina Faso de célébrer sa Journée Mondiale du Lait initialement prévue lundi 1er juin 2020. C’est ce qu’a indiqué la Coalition dans un message destiné à la presse dimanche 31 mai 2020.

« Dans ce contexte de la COVID 19, la coalition nationale et ses partenaires ne pourront pas célébrer comme à l’accoutumée la Journée Mondiale du Lait, car les acteurs sont durement affectés par cette pandémie (une réduction drastique de la main d’œuvre et du temps de travail dans les laiteries et dans les fermes, les difficultés d’approvisionnement des fermes en aliments et médicaments, les difficultés d’acheminement du lait cru, les difficultés à rembourser les crédits auprès des institutions financières…) », ont indiqué les membres de la Coalition dans ce message.

Ils relèvent cependant qu’en octobre 2020, les activités de cette journée seront couplées à la célébration des 72 heures du Lait Local qui sont également un cadre pour promouvoir le lait local.

Rappelons qu’en 2001, l’ONU à travers l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a initié une journée consacrée au lait. Le but est de favoriser une prise de conscience des valeurs nutritives du lait.

Le lait est le produit de la sécrétion mammaire normale, obtenu par une ou plusieurs traites, sans aucune addition ni soustraction.

La Coalition de la campagne « Mon Lait est Local » constate cependant que « la plupart des poudres de lait vendue dans nos boutiques sont des mélanges de poudre de lait écrémée et réengraissée avec de la matière grasse végétale, notamment l’huile de palme moins chère que la graisse animale qui a été prélevée pour fabriquer du fromage ou du beurre. Ces produits à destination de l’Afrique ne sont pas consommés dans les pays où ils sont produits ou à défaut sont utilisés comme additifs dans les préparations alimentaires car ils ne sont pas considérés comme du lait ».

Pire, peut-on lire du message de la Coalition, la reconstitution de ces poudres devrait se faire sur la base d’1 kg de poudre pour 7 litres d’eau, ce qui n’est pas non plus respecté par la plupart des transformateurs en quête de profit qui utilisent jusqu’à 10 litres d’eau avec l’ajout de divers arômes. Malheureusement, ce type de produit est répandu dans nos villes et nos villages privant ainsi les consommateurs des protéines contenus dans le vrai lait local.

Suffisant pour une coalition d’acteurs nationaux et internationaux (IPROLAIT, LCB, PASMEP, APESS, UMPLB, CRUS, CPF, GRET/GO-IN, SOS FAIM, VSF, OXFAM AFDI), engagés dans une campagne dénommée « Mon lait est Local », d’œuvrer pour la protection et la promotion du lait local. On entend par lait local, tout lait produit en Afrique de l’Ouest par ricochet sur le territoire national Burkinabé, par opposition aux produits importés même s’ils sont transformés sur place. Le lait local issu des exploitations familiales constitue une source de revenus pour de nombreuses familles et acteurs (trices) dans la chaine de production, transformation et commercialisation (yaourt, fromage, gapal, beurre, savon, etc.).

Depuis 2007, les acteurs de la filière lait local du Burkina Faso, sous l’égide de leur interprofession, célèbrent chaque année la Journée Mondiale du Lait. C’est l’occasion pour les membres de la campagne « Mon lait est Local » de proposer des stratégies et d’interpeller les décideurs politiques nationaux sur la nécessité de prendre des mesures adéquates pour la protection et la promotion de la filière lait local pourvoyeuse d’emplois et contributive à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de notre pays, notent les membres les membres de la Coalition.

Qui précisent que les engagements des acteurs et les recommandations formulées au cours des célébrations précédentes ont permis des avancées significatives dans la promotion du lait local.

Par ce message, les membres de la Coalition nationale « Mon lait est local » réaffirment leur engagement à promouvoir le lait local pour « une meilleure santé de nos populations et un soutien à l’économie de notre cher pays ».

Moctar FICOU / VivAfrik                   

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