Le Directeur général de la SAED invite à combattre les oiseaux granivores dans la vallée du fleuve Sénégal

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Sauver les 50 000 hectares emblavés dans la vallée du fleuve Sénégal fortement menacés aujourd’hui par les oiseaux granivores. Tel est le vœu pieux du directeur général de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED). Aboubacry Sow ne souhaite pas assister, impuissant, à l’envahissement des oiseaux granivores sur les cultures dans le nord du pays.

Après une tournée dans la vallée du fleuve Sénégal, il a dit avoir constaté « une pression aviaire extrêmement importante ». Cette année, des « superficies importantes ont été mises en valeur, avec plus 50 000 hectares toutes spéculations confondues, pour la campagne de saison sèche chaude », a-t-il renseigné.

Le directeur général de la SAED a en outre rappelé que le gouverneur de la région de Saint-Louis avait même donné « des informations rassurantes aux producteurs ». Indiquant que le chef de l’Etat avait donné son accord pour qu’un avion intervenant en Mauritanie « puisse survoler le territoire sénégalais pour faire un traitement des zones attaquées ».

Le responsable a assuré que le comité anti-aviaire de la vallée du fleuve Sénégal a pris des dispositions, après avoir travaillé sur cette question afin de combattre les oiseaux granivores.

Selon le DG de la SAED, sur les 50 000 hectares emblavés cette année 2020, les 49 000 ont été affectés à la filière riz. « C’est important en terme de mise en valeur riz, mais aussi en terme de production attendue », a-t-il souligné.

Cela montre selon lui « la nécessité de sécuriser » les productions attendues, chose qui passe nécessairement par la lutte contre les oiseaux granivores, lesquels peuvent causer beaucoup de dommages sur les cultures.

Il a révélé que le comité anti-aviaire avait adopté une « solution innovante » pour le traitement aviaire, grâce à un système de drones. « Mais après les essais, les résultats obtenus n’étaient pas encore des meilleurs », a-t-il relevé.

M Sow a déclaré que ce système de traitement va faire l’objet d’une révision, et en cas de « résultats satisfaisants », « on va l’utiliser pour lutter contre les oiseaux granivores ».

Il a annoncé que « d’autres tests » sont prévus sur 2 500 hectares de la Compagnie agricole de Saint-Louis, attaqués par les oiseux.

Le DG de la SAED a toutefois plaidé pour que « le Sénégal soit doté de moyens autonomes pour pouvoir sécuriser les cultures, surtout en ce moment où l’on parle de souveraineté alimentaire ».

Moctar FICOU / VivAfrik                                        

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