Cameroun : Israël souhaite s’investir dans la réalisation des projets d’eau du pays

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Le ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a récemment reçu en audience le nouvel ambassadeur d’Israël au Cameroun, Isi Yanouka. Le diplomate israélien a saisi l’opportunité de cette rencontre pour réitérer l’engagement de son pays à coopérer avec le Cameroun pour la mise en œuvre des projets d’adductions d’eau potable. Israël vient de réaffirmer son soutien au gouvernement camerounais pour la réalisation des projets d’eau potable dans le pays. Cette assurance a été donnée lors d’une audience, accordée le 18 mai 2020 à Yaoundé, la capitale du Cameroun, au nouvel ambassadeur d’Israël au Cameroun, Isi Yanouka, par le ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. « Plus de 60 % du sol israélien est un désert. Mais, grâce à ses avancées technologiques dans le secteur de l’eau, le désert continue de se rétrécir en dépit du réchauffement climatique. Nous souhaitons partager ce savoir-faire technologique avec le Cameroun, et améliorer la qualité de l’approvisionnement en eau dans les régions du Sahel, mais également dans toutes les autres régions du pays où l’approvisionnement en eau est limité », déclare le diplomate israélien. Au Cameroun, 9 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Dans la capitale du pays, le déficit varie entre 300 000 m3 et 400 000 m3 d’eau par jour. L’État hébreu entend notamment densifier son expertise dans le stockage, ainsi que dans l’aménagement des ressources naturelles pour améliorer le niveau de vie des populations. Israël accompagne actuellement un projet hydraulique dans l’extrême nord du Cameroun. Celui-ci comprend la réalisation de 37 projets d’adductions d’eau potable dans la région, décrite comme la plus sèche du pays. Durant les échanges, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a confié au diplomate israélien que le gouvernement du Cameroun installera très prochainement 3 000 forages d’eau potable pour desservir les populations des régions septentrionales du pays (Extrême-Nord, Nord et Adamaoua). Et ce, dans le cadre du plan d’urgence triennal lancé en 2015 au Cameroun avec l’appui du secteur bancaire. Celui-ci est doté d’une enveloppe globale de 925 milliards de francs CFA (plus de 1,4 milliard d’euros). Le plan triennal vise à améliorer la croissance économique du Cameroun et à améliorer les conditions de vie des habitants.

Abidjan (Côte d’Ivoire) : De l’eau potable pour tous

Le programme de renforcement du système d’alimentation en eau potable d’Abidjan pourra enfin être mis en place, en l’occurrence grâce à un financement partiel de 10 milliards de francs CFA, de la Banque Ouest Africaine de Développement. Ce montant permettra la construction de deux  châteaux d’eau de 5 000 m3 et de 210 km de réseau d’eau potable, mais aussi au renouvellement de 20 km d’anciennes conduites, et à la réalisation de 5 000 branchements sociaux. Objectif : satisfaire dans la durée les besoins des populations en eau potable, note pouvoirsafrique.com.

Eau potable : sécuriser l’approvisionnement de tout l’Est du Brabant wallon à l’horizon 2025

Plusieurs communes de l’Est du Brabant wallon rencontrent à nouveau des problèmes d’approvisionnement en eau potable, ces dernières semaines. C’est par exemple le cas à Chaumont-Gistoux. Dans certains quartiers, les habitants constatent une pression d’eau anormalement faible. « Parfois, il n’y a carrément plus d’eau du tout », nous ont déclaré plusieurs citoyens. Sollicitée par de nombreux habitants, la commune a d’ailleurs récemment envoyé un courrier à la SWDE, la Société Wallonne des Eaux, afin de trouver des solutions. Car depuis quelques semaines, l’effet conjugué de la sécheresse et de la surconsommation domestique induite par le confinement s’ajoute aux problèmes structurels liés à des pompes d’eau trop faibles et à un réseau devenu insuffisant au fil des ans. Car « l’urbanisation de certaines entités du Brabant wallon a généré une demande accrue en eau potable », souligne Benoît Moulin, porte-parole de la SWDE. « On a assisté à plusieurs décennies d’urbanisation, mais les acteurs concernés n’ont malheureusement pas anticipé l’augmentation pourtant nécessaire de la capacité d’approvisionnement en eau potable ». La SWDE est actuellement à la recherche de solutions d’urgence pour Chaumont-Gistoux. Mais elle planche surtout sur des solutions structurelles pour la partie Est de la province. « Nous étudions un plan d’investissement pour des solutions structurelles dans tout l’Est du Brabant wallon », confirme Benoît Moulin. Ce vaste plan de sécurisation de l’approvisionnement en eau concerne les communes de Beauvechain, Chastre, Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau, Hélécine, Incourt, Jodoigne, Orp-Jauche, Perwez, Ramillies et Walhain. Les communes de Hannut et de Lincent (province de Liège) seront aussi concernées. L’objectif, à l’horizon 2025-2026, sera de sécuriser 40.000 raccordements. « Sécuriser », cela signifie garantir un approvisionnement en eau 24H/24 et 7J/7, selon l’opérateur. Le chantier prévoit notamment 51 km de conduites répartis sur plusieurs sites, la remise à niveaux de 15 captages, l’achat d’eau à Vivaqua et la construction d’un nouveau château d’eau. Le projet permettra aussi d’améliorer la qualité de l’eau (nitrates, pesticides, turbidités). « L’estimation du budget, c’est entre 20 et 30 millions d’euros », affirme Benoît Moulin. Un document cite le chiffre de 26,46 millions, hors TVA et hors révision, lit-on dans les colonnes de rtbf.be. Moctar FICOU / VivAfrik                                                                                      

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