La mobilisation internationale pour la protection de la forêt d’Ebo au Cameroun ne faiblit pas

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A la suite de la pétition d’opposition à l’avis au public N°0011/AP/MINFOF/DF/SDIAF/SC du collectif « Les BANEN disent NON » contre toute tentative d’accaparement des terres ancestrales Banen et la destruction de la biodiversité dans les Arrondissements de Nitoukou – Yingui – Ndickinimeki – Nord-Makombe par le Gouvernement du Cameroun, d’autres forces vivent se sont levées pour soutenir la même cause.

Il s’agit notamment de la pétition mondiale signée par des acteurs comme Leonardo Di Caprio qui a été lancée en ce sens. Plusieurs ONG multiplient ainsi les actions pour empêcher l’exploitation commerciale de cet écosystème unique, qui abrite de nombreuses espèces animales en voie de disparition, ainsi que des populations autochtones inquiètes de la destruction de leurs terres.

Rappelons, qu’au Cameroun, la forêt d’Ebo, dans la région du Littoral, est un joyau de biodiversité aujourd’hui gravement menacé. Le gouvernement a en effet annoncé la mise en concession de 150 000 hectares dans le cadre d’un projet de déboisement massif.

Un projet rejeté par le collectif « Les BANEN disent NON » qui se présente comme un organe ouvert à tous, sans distinction de sexe, d´âge, de religion, de profession ou de nationalité et chargé d´interpeller le Gouvernement Camerounais et tous ceux qui pourraient l’aider à mettre fin à ce funeste projet d’accaparement des terres ancestrales des Banen.

D’après ce collectif, l’Etat du Cameroun veut injustement classer une zone de forêt de 76 450 ha, « constituée par la concession forestière 1111 » dans son domaine privé et en faire une forêt de production, dénommée Unité Forestière d´Aménagement (UFA). En d´autres termes, l´Etat du Cameroun voudrait s´octroyer un titre foncier et s´accaparer de nos terres.

« Des démarches ont donc été envisagées dans le sens de comprendre les fondements juridiques, le rôle, les objectifs et les enjeux de ce dernier auprès de ministre en charge des forêts et de la faune auquel nous avons rendu visite en date du 28 avril 2020. Notre délégation en a profité pour lui exprimer notre ferme opposition, adossée sur des précédents et des faits historiques similaires et sur un argumentaire juridique en relation avec la protection des minorités et des peuples autochtones », a rappelé le collectif « Les BANEN disent NON ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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