Eau potable et assainissement : La première édition ivoirienne du Young Water Fellowship est lancée

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Les jeunes porteurs de projets et chef d’entreprise œuvrant dans les secteurs de l’eau potable et de l’assainissement ont été invités, le 11 juin 2020, dans les locaux du Groupe Instec à Treichville-Zone 3, à candidater pour la première édition du Young Water Fellowship (Ywf). Le programme initié par Young Water Solutions, une ONG internationale basée à Bruxelles, vise à leur donner les moyens de créer des entreprises sociales qui s’attaquent aux différentes problématiques de l’eau, telles que l’assainissement, l’hygiène, la pollution et la rareté de l’eau dans leurs communautés. Le Ywf réalise cet objectif en leur offrant une formation, un financement de démarrage pouvant aller jusqu’à 3,3 millions de FCfa et un soutien de mentorat avec la collaboration technique d’Incub’Ivoir. Les inscriptions ont démarré le 18 mars et ont pris fin le 28 juin 2020. Au dire de Francis Akotia, coordinateur pays du programme, il s’agira d’accompagner 10 entrepreneurs issus de 20 start-upers présélectionnés parmi les dizaines de postulants inscrits sur les sites de Young Water Solutions et d’Incub’Ivoir. Pour ce faire, les deux structures sont en partenariat avec le Comité national des jeunes professionnels de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement (Cnjpe-CI) dont l’expertise est sollicitée pour mieux encadrer les jeunes porteurs de projets qui bénéficieront d’un accompagnement dans le cadre du programme. L’objectif étant de renforcer la pertinence et le réalisme des idées qui seront retenues, selon Simplice Kouassi, président du Cnjpe-CI. Surtout qu’à en croire Dr Martin Kouamé, représentant résident de l’Agence intergouvernementale panafricaine Eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa) – à travers une visioconférence – 27 % de la population ivoirienne n’ont pas accès à l’eau potable et 26 % sont concernés par la défécation à l’air libre parce que ne disposant pas de système d’assainissement, selon le rapport Jmp 2019 de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). L’actrice Cynthia Nassardine, ambassadrice du programme en Côte d’Ivoire et Arouna Diarra, secrétaire exécutif du Cnjpe-CI ont pris part aux échanges, renseigne fratmat.info.

Haut-Bassins : Le ministre de l’eau et de l’Assainissement visite des forages et station de traitement d’eau potable

Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ambroise Niouga Ouédraogo, a effectué des visites d’infrastructures de forages et station de traitement d’eau potable, le vendredi 12 juin 2020, dans la région des Hauts-Bassins, au Burkina Faso. Apres les cascades pour des infrastructures en Eau et Assainissement, ce sont celles des Hauts-Bassins qui ont été visitées le vendredi 12 juin 2020 par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement Ambroise Niouga Ouédraogo. Ainsi, c’est à Orodara dans la commune de Kourinion que le ministre a débuté sa tournée précisément à Fon pour constater les réalisations du forage artésien (c’est-à-dire que l’eau sort toute seule et n’a pas besoin de pompe) de 74m3/h, le château d’eau, une borne fontaine et des bassins piscicoles. A Banfoulaguè il a été présenté à Ambroise Niouga Ouédraogo l’AEPS (Alimentation en Eau Potable Simplifié) qui est une composante de l’aménagement hydraulique multi-usages autour du forage artésien de Fon financé par l’UEMOA qui devra permettre d’augmenter le taux d’accès à 100% en eau potable de cinq (5) villages dont Banfoulaguè, sidi, Badara, Guena Mbié. À terme elle comportera 21 bornes fontaines avec un réseau de 48 Km/h. Selon Ousmane Nacro Directeur Général de l’AGETEER (société qui a réalisé ces infrastructures), ce projet, qui est né d’une double volonté du gouvernement et de l’UEMOA, consiste à réaliser un aménagement hydraulique multi-usages et l’AEP pour alimenter les villages en bornes fontaines, un volet agricole de 25 hectares et des bassins piscicoles pour la production de poisson. C’est aussi un projet multi-villages car même si pour l’instant seules 2 villages sont concernés pour l’AEP, ce sont 5 villages qui seront approvisionnés en eau potable à termes à travers ce projet, qui a couté un milliard 124 millions de francs CFA, financé par l’UEMOA. Bien que les réalisations soient de qualité, il a souligné des difficultés financières qui ont obligé l’AGEPEER à redimensionner le projet pour cadrer avec le budget de l’UEMOA mis à la disposition de l’Etat. En effet, les études initiales avaient prévues quatre (4) milliards pour réaliser l’ensemble du projet qui devait s’étendre à 40 hectares et réaliser 28 bornes fontaines. Pour s’adapter au budget de 1 milliard 124 millions, on a dû changer la donne, a pour sa part souligné afriqueactudaily.com.

La réalisation de ces infrastructures qui contribueront au développement

San Traoré, maire de Kourinion, s’est estimé heureux de la réalisation de ces infrastructures qui contribueront au développement de sa commune et il s’est dit persuadé qu’elles seront bien gérées et bien entretenues. Le ministre a salué le professionnalisme de l’AGETEER et exprimé sa satisfaction sur la qualité de ces infrastructures. Par ailleurs à Nasso, le ministre a pu visiter la station de traitement pour l’alimentation en eau potable de la ville de Bobo-Dioulasso et le site abritant le projet de réalisation de cinq (5) forages profonds à Bobo-Dioulasso pour le renforcement de la capacité de production d’eau potable dans ladite ville. Selon Ambroise Niouga Ouédraogo, dans le temps la production en eau potable de l’ONEA suffisait ; mais avec l’accroissement de la population cela ne suffit plus et il fallait que l’ONEA engage des chantiers pour combler cela. C’est ainsi qu’ils ont dédoublé la production en faisant des forages à grands débits qui produisent à leur tour près de 2000 m3 en plus. Le ministre n’a pas tari d’éloges sur la qualité de l’eau de Bobo Dioulasso qui est très bonne mais qui néanmoins nécessite d’être traitée et contrôlée au niveau de la station de traitement de Nasso avant d’être distribuée pour la grande consommation. À Bobo-Dioulasso, bien que qualifiée de château d’eau du Burkina, le ministère de l’Eau y a instauré un programme financé par la Banque Mondiale pour une meilleure connaissance des nappes d’eau souterraines en termes de durée pour la génération future. « Mais pour l’instant face au besoin pressant en eau potable, la réalisation des présents forages à gros débits dans l’immédiat permettront de couvrir ce besoin à court terme et le débit du forage principal en cours de réalisation serait d’environ 400 m3/H ; ce qui est impressionnant pour le pays », a souligné le ministre. Le ministre a tenu à s’excuser pour les coupures d’eau dans les Hauts-Bassins et fonde l’espoir que les différents chantiers puissent résoudre le problème dans le long terme. En effet, observe Lassina Sanou secrétaire général de l’ONEA, les coupures d’eau sont fréquentes depuis un certain temps en particulier dans les secteurs 24 et 25 de Bobo-Dioulasso. Pour mieux ravitailler ces deux secteurs 2 forages sont en cours de réalisation à Bobo-Dioulasso et 2 autres dans le village de Pala. Il a également évoqué des problèmes d’inondation de la source d’approvisionnement dû aux grosses pluies engendrant l’arrêt de la distribution. Cependant il salue l’engagement du ministre qui a promis aider l’ONEA pour que cette eau supplémentaire puisse être évacuée et éviter l’inondation, renchérit afriqueactudaily.com.

Moctar FICOU / VivAfrik            

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