La Convention citoyenne pour le climat en France entre dans sa dernière ligne droite

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Les échanges entre les 150 Français et Françaises de la convention citoyenne pour le climat avec les experts qui les ont aidés, accompagnés, aiguillés afin de mettre au point leurs 150 propositions ont laissé place à une bonne entente mais aussi à quelques crispations et moments de doutes. Une relation rendue nécessaire par la complexité du sujet – comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale –, mais délicate tant ces citoyens, tirés au sort, ont voulu rester indépendants de toute influence.

Il urge de relever que ce processus entre dans sa dernière ligne droite. En effet, vendredi 19 juin 2020, a démarré la septième et dernière session de la Convention citoyenne pour le climat. Pendant trois jours, les 150 Français et Françaises vont achever la mission qui leur a été confiée : identifier des mesures permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport à 1990 « dans un esprit de justice sociale ».

Le programme est chargé. Les 150 citoyens tirés au sort pour cet exercice de démocratie participative inédit à l’échelle nationale en France vont amender encore une fois leurs propositions et prendre les dernières décisions. C’est ce qu’a expliqué Mélanie, l’une des participantes. « On va voter aussi tout ce qui est financement. Les véhicules qu’on veut utiliser, est-ce qu’on va faire un référendum, etc. Et après, dimanche (21 juin 2020) après-midi, ce sera la remise officielle des mesures. On ne sait pas qui va venir encore, on ne sait pas si ce sera le président, le Premier ministre, Elisabeth Borne [ministre de la Transition écologique et solidaire]. Voilà. »

Rappelons que le président de la République française, Emmanuel Macron avait promis que les propositions des citoyens seraient soumises sans filtres, soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe.

Il faut que les responsables politiques s’emparent des travaux de la Convention, a pour sa part souligné Alexia, une autre participante. « On va commencer à croiser les doigts pour que ça se fasse au niveau du gouvernement. Puis normalement, en septembre, octobre, on aura une réponse sur nos propositions. »

Ces membres de la Convention croisent donc les doigts, mais ils n’en restent pas là. Une grande partie d’entre eux a déjà fondé une association pour continuer à faire pression une fois les travaux terminés.             

Moctar FICOU / VivAfrik                                   

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