EFlows-Moz – Flux hydroliques pour la biodiversité et la réduction de la pauvreté dans les deltas du Mozambique

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Malgré des progrès spectaculaires en matière de développement depuis l’indépendance et une croissance moyenne du PIB de 7% au cours des deux dernières décennies, le Mozambique reste l’un des pays les plus pauvres du monde, avec près de la moitié de ses quelque 30 millions d’habitants vivant dans la pauvreté absolue. La majorité de la population rurale reste donc fortement dépendante des ressources naturelles et des services écosystémiques associés, desquels les précipitations et les débits des rivières sont les principaux moteurs. Le Mozambique est en aval. La plupart des bassins versants de ses principaux fleuves (Zambezi, Pungwe, Buzi, Umbeluzi Limpopo, Incomati, Save et Maputo) sont originaires des pays voisins en amont. Les différents types de débits qui composent le régime d’écoulement d’une rivière contribuent à l’entretien écologique global de la rivière. Les éléments clés des régimes d’écoulement naturels sont la variabilité des débits, les faibles débits (généralement liés à la saison sèche), les hauts débits (associés aux inondations) et les petites inondations, réparties de façon saisonnière et interannuelle. Le but du projet est de modéliser les débits environnementaux qui maintiendraient et amélioreraient la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes estuariens et deltaïques de la rivière Incomati, dans le sud du Mozambique, afin d’optimiser la fourniture d’un certain nombre de services écosystémiques clés à un éventail de parties prenantes, en se focalisant sur le bien-être des groupes d’utilisateurs vulnérables. Les objectifs spécifiques du projet sont notamment la constitution d’une équipe de recherche multidisciplinaire, multi-institutionnelle et participative pour l’observation, le suivi, l’analyse et le développement de scénarios eflow ; l’laboration d’une cartographie complète des principaux habitats et de la biodiversité dans le delta de l’Incomati et de leur évolution au cours des 70 dernières années ; l’analyse du modèle actuel d’écoulement d’eau douce (en tant qu’indicateur-clé) : les chercheurs souhaitent analyser la quantité, la qualité et l’étendue spatiale de l’eau douce entrant dans les habitats clés des zones humides de Macaneta (et leur interaction avec les marées) ; l’identification et quantification des relations entre le modèle d’écoulement d’eau douce et la productivité des zones humides côtières à l’aide de proxys biologiques (plantes, poissons, oiseaux) et d’indicateurs écologiques ; l’analyse des services écosystémiques comprenant une analyse semi-quantitative des liens entre la ressource naturelle produite par le delta et les moyens de subsistance des ménages ; l’analyse complète des stratégies d’utilisation des ressources naturelles par les parties prenantes (y compris le contexte politique) et de leurs interactions, tensions et compromis et développer et discuter conjointement des scénarios eflow qui pourraient optimiser la productivité des zones humides, répondre aux besoins et stratégies des utilisateurs en aval et réduire la pauvreté, note ird.fr.

Protection de l’environnement : changer nos modes de vie, repenser notre relation à la nature

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin), les Nations Unies ont appelé à des changements radicaux dans nos modes de vie et dans notre rapport à la nature pour protéger cette dernière. Ajuster le temps des hommes à celui de la nature. C’est l’appel cette année de l’ONU pour cette Journée mondiale de l’environnement, alors que l’humanité entière est confrontée à une menace pressante : le coronavirus. Pour António Guterres, la survie de l’espèce humaine ne va pas par quatre chemins. « Si nous voulons prendre soin de l’humanité, nous DEVONS prendre soin de la nature », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies. « Il est temps d’écouter les avertissements lancés par la planète », a, pour sa part déclaré Inger Andersen, la Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), rappelant que les principaux dégâts causés aux femmes et hommes – changement climatique, insécurité alimentaire et de nouvelles maladies telle que la Covid-19 – sont le fait des femmes et des hommes. Un avis partagé par Audrey Azoulay. La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) estime que la crise sanitaire du coronavirus « est un avertissement qu’il nous faut collectivement entendre ». Le thème de la journée mondiale de l’environnement, cette année, est la biodiversité. A cette occasion, l’ONU appelle à agir pour lutter contre la perte accélérée d’espèces et la dégradation du monde naturel. Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction, en grande partie à cause des activités humaines. « Aujourd’hui, nous devons reconnaître que les déclins irréversibles de l’environnement naturel constituent une menace majeure pour les progrès accomplis au cours des deux dernières décennies », a, de son côté, déclaré, Tijjani Muhammad-Bande, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies – l’organe onusien où sont représentés tous les Etats membres de l’organisation mondiale, renseigne pour sa part 24heureinfo.com.

La Soka Gakkai se joint à l’OIBT pour soutenir la restauration des forêts au Togo en Afrique de l’Ouest

Le 1er juillet 2020, Minoru Harada, président de l’organisation bouddhiste Soka Gakkai, a rencontré Dr Gerhard Dieterle, directeur général de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), pour la signature d’un protocole sur le lancement d’un projet de reforestation apportant des opportunités de revenus à des groupements de femmes dans deux zones rurales du Togo. Un don de 10 millions de yens (93 300 USD) sera accordé à la phase initiale d’une année du projet qui sera lancé le 1er septembre pour répondre aux questions du changement climatique, de la pauvreté et de l’égalité entre les sexes au Togo, pays où les forêts disparaissent rapidement et où la pauvreté augmente. La pandémie de coronavirus a par ailleurs provoqué un retour des gens vers les villages ruraux, aggravant la pression sur les ressources forestières. M. Harada a souligné que la Soka Gakkai est heureuse d’accompagner ce projet qui apportera des avantages tangibles aux femmes en milieu rural et à leurs familles. Les forêts au Togo disparaissent avec l’expansion des terres agricoles, les phénomènes météorologiques extrêmes et la surexploitation des forêts pour les besoins en énergie et bois d’œuvre des ménages. Le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF) annonçait en 2018 que le taux de dégradation des forêts togolaises figurait parmi les plus élevés au monde. Dr Dieterle a exprimé sa gratitude en disant : « Les gens parlent souvent de protéger les forêts sans se préoccuper des vies des personnes. Ce projet protégera les droits des femmes, dynamisera l’économie rurale et la sécurité alimentaire, et il restaurera les forêts dégradées. » Le projet sera mis en œuvre par l’organisation non-gouvernementale togolaise le Réseau des Femmes Africaines pour la gestion Communautaire des Forêts (REFACOF), partenaire local de l’OIBT, et apportera son appui à des groupements de femmes dans deux des préfectures les plus pauvres du Togo, Blitta et Lacs. Dans la préfecture de Blitta, une restauration forestière et des plantations d’enrichissement auront lieu dans le village de Pagala-Gare, tandis que dans la préfecture des Lacs, une forêt communautaire pour bois de feu sera implantée sur une parcelle mise à disposition par la chefferie du village d’Agouegan. Des arbres voués à l’agroforesterie seront également plantés sur des terres familiales dans les deux villages. L’augmentation des revenus des femmes contribuera à une plus grande égalité entre les sexes. La restauration des forêts atténue les dommages provoqués par le changement climatique et renforce la résilience des communautés. Ce projet s’aligne sur le Plan national d’adaptation (PNA) au changement climatique du Togo et sur la contribution déterminée au niveau national (CDN) par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) aux termes de l’Accord de Paris de 2015. Il contribuera aux objectifs du développement durable ODD1 (pas de pauvreté), ODD5 (égalité entre les sexes), ODD13 (lutte contre les changements climatiques) et ODD15 (vie terrestre). La Soka Gakkai est une organisation mondiale reposant sur une communauté bouddhiste faisant la promotion de la paix, de la culture et de l’éducation, et centrée sur le respect de la dignité de la vie. Elle défend les ODD, l’éducation en vue du développement durable et la protection de l’environnement naturel par le biais de projets et d’institutions, dont le Centre d’études et recherches écologiques d’Amazonie de la Soka. La Soka Gakkai rassemble 12 millions de membres autour du globe, lesquels contribuent à la société en se basant sur la philosophie du Bouddhisme de Nichiren, lit-on dans les colonnes du site d’information prnewswire.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                              

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