Alerte à la pêche chinoise massive au large des Galapagos

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Explication Depuis deux semaines, une flotte de 260 bateaux de pêche chinois s’active autour de la réserve marine protégée de l’archipel des Galapagos, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans un passé récent, des pêcheurs chinois ont pris plus de 300 tonnes de poissons d’espèces protégées. Situé à 1 000 kilomètres à l’ouest des côtes continentales équatoriennes, l’archipel des Galapagos est célèbre dans le monde pour ses tortues géantes. Ces îles, qui ont inspiré sa théorie de l’évolution au naturaliste Charles Darwin (1809-1882), comptent plus de 2 900 espèces et comprennent un sanctuaire maritime de 38 000 km2 où se trouve la plus grande population de requins de la planète. L’Unesco, qui a classé le site en 1978 au « patrimoine mondial de l’humanité », le décrit comme un « musée vivant » de la biodiversité. Il y a deux semaines, les autorités militaires et civiles équatoriennes ont tiré la sonnette d’alarme quand la marine nationale a repéré une flotte impressionnante de 260 bateaux de pêche battant pavillon chinois sillonnant à proximité de l’archipel, légalement toutefois, dans les eaux internationales. « Elle est bien hors de la zone économique exclusive des Galapagos, mais la préoccupation vient du fait qu’elle puisse y pénétrer ou s’y infiltrer », a précisé à la télévision Teleamazonas, le ministre de la défense équatorien Oswaldo Jarrin. « Nous sommes en état d’alerte, et nous surveillons la zone afin qu’aucun incident comme celui de 2017 ne se reproduise », a indiqué le ministre de la défense équatorien. Il y a trois ans, la marine nationale équatorienne avait arraisonné un navire chinois, le Fu Yuan Yu Leng 999, dans la zone de réserve marine, alors qu’il contenait dans ses cales plus de 300 tonnes de poissons dont une grande quantité d’espèces de requin menacées d’extinction (requin-baleine et requin-marteau). L’an dernier, le président Lenin Moreno avait ordonné le déploiement de navires et d’avions militaires lorsqu’une flotte chinoise avait été repérée près de cette zone. « La dimension et l’agressivité de cette escadre contre la faune marine représentent un grave danger pour l’équilibre des espèces au Galapagos », a déclaré l’ancienne ministre de l’environnement Yolanda Kakabadse. Selon de nombreux spécialistes, même hors de la zone protégée, la pêche intensive a un impact sur tout l’écosystème marin, regrette la-croix.com.

La Chine lutte contre la pêche illégale dans le fleuve Yangtsé

La police chinoise a traité plus de 2.480 cas de pêche illégale fin juillet dans le cadre d’une campagne lancée le 29 juin visant à lutter contre cette pratique dans le bassin du fleuve Yangtsé, selon le ministère de la Sécurité publique. La police a arrêté plus de 2.680 suspects au cours de cette période et a saisi environ 1.040 bateaux, a indiqué le ministère. Les organes de la sécurité publique renforceront encore la lutte contre la pêche illégale le long du fleuve Yangtsé, travailleront avec d’autres ministères pour améliorer le mécanisme conjoint d’application de la loi et couperont résolument la chaîne industrielle souterraine de la pêche, du transport et des opérations commerciales illicites. La campagne durera trois ans, note xinhuanet.com.

Agriculture – Elevage – Pêche : 20 millions d’euros en appui aux producteurs

Moderniser les techniques. Le mois de juillet dernier, le Fonds de développement agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a signé une convention de subvention avec la délégation de l’Union européenne à Madagascar. Cette subvention porte sur le projet « FANDROSO», le Financement des Appuis Normalisés pour le Développement et le Renforcement des Organisations de producteurs afin de faciliter l’accès aux Services agricoles et Œuvrer à la modernisation de l’agriculture. D’une valeur de 20 526 315 euros, dont 19 500 000 euros venant de l’Union européenne et 1 026 315 de l’Etat Malagasy, ce fonds accompagnera les producteurs œuvrant dans le domaine de l’agriculture, mais aussi de l’élevage et de la pêche dans l’amélioration de leurs activités. « Ce financement servira surtout à la mise en œuvre du programme « RINDRA » (Renforcement Institutionnel vers le Développement de la Résilience Agricole) à travers les 22 Régions du pays. L’objectif est d’augmenter autant la productivité que la production, sans oublier les revenus des producteurs et des organisations paysannes concernées par le programme. De plus, ce projet arrive au moment opportun vu qu’une grande partie des producteurs rencontrent aujourd’hui des difficultés face à la propagation de la pandémie de coronavirus dans le pays. Vu la situation, le soutien des secteurs sociaux et productifs en vue d’un relèvement économique est une priorité », a soutenu Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. « Le chemin de préparation a demandé un grand travail. Mais actuellement, nous sommes fiers de pouvoir encore mieux concrétiser nos appuis au développement rural. Espérons que cet appui soulagera de manière structurelle les bénéficiaires exposés aux nombreuses contraintes de la crise sanitaire », rajoute Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar. Environ 4 000 projets de qualité seront financés, au bénéfice de près de 250 000 exploitants agricoles familiaux. Ces derniers sont composés de 50 % de femmes et 40 % de jeunes. Par ailleurs, six nouvelles antennes régionales du Fonds de développement agricole (FDA) seront ouvertes et opérationnelles cette année, notamment à Diana, SAVA, Betsiboka, Sofia mais aussi à Bongolava et Boeny, lit-on dans les colonnes de laverite.mg.

Moctar FICOU / VivAfrik

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