Le Kenya réussit sa politique anti-braconnage et double le nombre d’éléphants en 30 ans

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Le Kenya a initié une politique anti-braconnage réussit il y a quelques années qui passe par la high-tech. La méthode est ancestrale mais le ranger peut désormais compter sur de nouveaux outils : fixée à un mât, une caméra à 360° filme par exemple la réserve animalière d’Ol Pejeta et relaie 24 heures sur 24 de possibles intrusions au quartier général de la réserve. Cette caméra est l’une des dernières armes de l’arsenal technologique anti-braconnage déployé dans cette réserve privée.

Le premier laboratoire high-tech pour la faune, un centre de recherche situé au cœur du sanctuaire et destiné à intégrer les nouvelles technologies à la gestion quotidienne des réserves animalières.

En outre, depuis quelques années, le gouvernement a augmenté les peines encourues par les criminels. Ces peines peuvent aller jusqu’à 20 ans de prison pour l’exportation illégale de produits issus d’espèces menacées. Les rangers bénéficient également d’un entraînement militaire pour traquer les braconniers et les populations proches des parcs nationaux sont désormais impliquées dans la protection de la faune.

La réussite de cette politique est considérée comme une victoire pour la biodiversité et la vie sauvage au Kenya. Suffisant pour le ministre du Tourisme d’annoncer que le nombre d’éléphants a plus que doublé dans le pays en l’espace d’une trentaine d’années. Selon Najib Balala, le pays a réussi à contrôler le braconnage.

Rappelons qu’en 1989, le Kenya comptait tout juste 16 000 éléphants sur ses terres. En 2018, ils étaient plus de 34 000. Une victoire pour le ministre du Tourisme, Najib Balala. Pour lui, l’intensification de la politique anti-braconnage y est pour beaucoup.

En 2016, le président Uhuru Kenyatta avait brûlé 100 tonnes d’ivoires d’éléphants et de cornes de rhinocéros, lançant un message aux trafiquants : le commerce illégal doit s’arrêter. Depuis trois ans, le nombre d’éléphants braconnés est en baisse. Il est passé de 80 en 2018 à 34 en 2019.

Depuis janvier 2020, seulement sept d’entre eux ont été tués. Mais le trafic est encore loin d’être terminé. En mars dernier, la seule girafe blanche femelle connue au monde a été abattue dans une réserve de l’est du Kenya.  

Moctar FICOU / VivAfrik

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