6 pays membres du CILSS déterminés à accroître les investissements dans l’agriculture irriguée

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En Afrique subsaharienne, des investissements importants ont été consacrés à l‘irrigation, depuis les indépendances. Malgré cela, la contribution de l‘irrigation à la production agricole est restée faible, comparée à ce qu‘elle peut représenter dans d‘autres régions du monde. L‘irrigation représente pourtant, dans ces pays, une voie essentielle pour faire face aux besoins alimentaires croissants et présente des perspectives intéressantes pour le développement de l‘économie agricole. Elle représente, pour les États africains, un des enjeux importants de leurs stratégies de production agricole et de sécurité alimentaire.

Dans ce secteur, d‘importants efforts de restructuration ont été entrepris depuis une vingtaine d‘années, sans pourtant parvenir à garantir une certaine rentabilité et la durabilité de ces grands aménagements.

Conscients de cet état de fait, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, Sénégal et le Tchad tous pays membres du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) ont convenu, dans une déclaration commune appelée la « Déclaration de Dakar », de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée au profit de cette région, sur la base d’une approche participative et systémique de résolution des problèmes et de développement de solutions adaptées, relève un communiqué transmis à la presse. 

C’est ainsi que les six pays ont mis en place avec leurs partenaires, le programme régional dénommé « Initiative pour l’Irrigation au Sahel-2iS ». Placé sous la tutelle du ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le PARIIS Sénégal a adopté une approche régionale basée sur le concept de « solutions d’irrigation » pour une agriculture irriguée productive, durable et rentable pour la création d’emplois et la sécurité alimentaire.

Il s’agit à terme, d’améliorer les capacités de planification, d’investissement et de gestion des parties prenantes et d’accroître les superficies aménagées pour la performance des systèmes irrigués.

De façon spécifique, la mise en œuvre du PARIIS, informe le communiqué, devra favoriser l’amélioration de la mobilisation des eaux pluviales et des eaux de crue à des fins agricoles dans les zones de bas-fonds et une submersion contrôlée pour le riz flottant et les cultures de décrue.

Le projet permettra également de mettre en place des aménagements hydro agricoles de petite et moyenne tailles gérés par les communautés villageoises (PIV) ainsi que de grands aménagements hydro agricoles avec une bonne maîtrise de l’eau. Les principaux bénéficiaires du Projet, renseigne toujours le communiqué, sont les exploitations agricoles familiales et leurs organisations ainsi que les structures partenaires.

Les 3 composantes du PARIIS s’articulent autour de la modernisation du cadre institutionnel, du financement de solutions d’investissement dans l’irrigation et enfin, la gestion des connaissances et la coordination, précise le document.

A en croire à cette source officielle, l’objectif de cette réunion est de procéder à l’installation officielle de la plateforme multi-acteurs sur la gestion des connaissances dans le sous-secteur de l’irrigation dans la région de Matam.  

Pour rappel, au Sénégal, le PARIIS intervient dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor à travers des Zones d’Intervention Prioritaires.

Moctar FICOU / VivAfrik                   

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