Commerce illégal d’espèces sauvages: Entretien avec Rens ILLGEN de l’ONG EAGLE-Togo

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Malgré le contexte de la pandémie, l’ONG EAGLE-Togo poursuit ses activités et envisage obtenir des résultats probants. Ceci, dans le but de générer une forte dissuasion contre le commerce illégal d’espèces sauvages au Togo. Le coordonnateur de l’ONG EAGLE-Togo, Rens ILLGEN dans un entretien explique les objectifs de l’ONG et de leurs perspectives pour le Togo. Lisez-plutôt !

QVous êtes coordonnateur d’EAGLE-Togo, EAGLE c’est un sigle ou simplement le nom de l’oiseau rapace ? Et si c’est un sigle, quels sont les objectifs du réseau ?

R : EAGLE-Togo est un sigle en Anglais. Ce qui signifie Eco Activists for Governance and Law Enforcement. En français, on peut le définir comme des Activistes Ecologiques pour la Gouvernance et l’Application de la Loi. Pour dire court, EAGLE-Togo est un projet qui a pour objectifs, la préservation de l’environnement et des espèces sauvages ainsi que le suivi juridique sur l’application de la Loi Faunique et la lutte contre la corruption. Au Togo, le réseau développe à travers son projet EAGLE-Togo, l’activisme civique et collabore non seulement avec les acteurs locaux d’application de la loi que sont les ministères de l’Environnement, de la Sécurité et de la Justice, mais également avec la société civile et les ONGs à travers un programme d’activités.

Q– Vous êtes établis au Togo il y’a quelques années, quelles sont vos domaines d’activités ?

R– Comme je l’ai dit plus haut, EAGLE-Togo vise à générer une forte dissuasion contre le commerce illégal d’espèces sauvages et d’activités criminelles connexes, y compris la corruption. Il convient donc de retenir que nos domaines d’activités reposent essentiellement sur l’environnement, la préservation de ses espèces sauvages, la veille juridique sur l’application de la loi faunique et la corruption. D’autre part, le projet cherche à révolutionner les mentalités et à changer le paradigme international actuel. En effet, la plupart des ONG parlent du braconnage et du renforcement des capacités à travers des ateliers et conférences pour lesquels des centaines de milliers sont dépensés, mais le réseau EAGLE s’attaque aux véritables problèmes et se focalise sur des résultats clair et mesurables ; seulement l’application de la loi. 

Q– Depuis que vous aviez commencé vos activités au Togo, si on veut parler de bilan de vos activités, que nous diriez-vous ?

R– Je tiens d’abord à remercier les autorités pour la franche collaboration qu’on a eue et qu’on continue d’avoir. Nos activités au Togo sont couronnées de succès. Même avec le COVID19 qui a ralenti nos activités, quatre individus ont été arrêtés le 24 juillet dernier à Kara en possession de six défenses d’éléphant. Pour tout dire, on fait de notre mieux pour dissuader les criminels de la faune et de la flore. La protection des espèces en voie d’extinction doit être normalement une priorité pour les humains afin de maintenir l’équilibre de l’écosystème.

Q– Vous venez de parler de la protection des espèces, que voulez-vous dire exactement ?

R– Le monde aujourd’hui est menacé avec la destruction massive des espèces animales et végétales. Le Togo a connu une montée exponentielle de cas de trafics illicites d’espèces de faune et de flore sauvages en 2013 et 2016 qui ont terni l’image du pays sur le plan international. Certains animaux ont aujourd’hui disparu à cause du trafic organisé. Pour cela les animaux qui disparaissent à cause de l’effet de l’homme doivent être protégés. C’est dans cette logique d’on parle de la protection des espèces menacées. Par exemple, le pangolin subit une destruction massive et il faut le protéger pour qu’il ne disparaisse pas très bientôt. C’est dans ce sens qu’on parle de la protection des espèces protégées ou des espèces en voie d’extinction.

Q– Quelles sont vos perspectives pour la protection des espèces au Togo ?

R– Notre souhait c’est de voir les espèces vivre en paix pour l’équilibre de l’écosystème. Dans le cadre de la mise en œuvre de la CITES au Togo, il est véritablement important qu’il y ait adoption d’une loi CITES. Nous ne doutons pas des efforts que font l’exécutif togolais et bien d’autres acteurs dans ce sens, mais notre souhait le plus ardent est de voir le projet se concrétiser d’ici tôt possible. C’est dans l’optique d’endiguer le mal lié au trafic d’espèces que le législateur accorde une attention particulière à la protection du patrimoine de faune et de flore sauvages dans plusieurs instruments juridiques telle que la loi n°2008-09 du 19 juin 2008 portant Code forestier. (EAGLE-Togo)

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