Bassin du Congo : un braconnier d’éléphants condamné à 30 ans de prison au Congo Brazzaville

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La justice de la République du Congo a condamné le 22 août 2020 un braconnier à 30 ans de prison ferme dans la ville de Ouesso (département de la Sangha) au Nord du pays. Il s’agit de Mobanza Mobembo; alias Guyvanho. C’est pour la toute première fois dans l’histoire de conservation de la nature que la justice congolaise condamne un braconnier dans ce pays. Il est reproché à Mobanza Mobembo le braconnage des éléphants, la vente illégale d’ivoire et la tentative de meurtre des écogardes du parc national de Nouabalé-Ndoki ainsi que la détention illégale d’arme de guerre. Le braconnier devra encore verser une somme équivalente à 68 milles dollars américains pour avoir blessé les écogardes. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Wildlife Conservation Society (WCS), une organisation internationale pour la conservation de la faune, qui pense que cette condamnation est un signal fort à tous les braconniers. « Cette condamnation sans précédent par le tribunal pénal est une étape majeure dans la protection de la faune sauvage en République du Congo (…) Cela envoie un message extrêmement fort. », a déclaré dans un communiqué, Emma Stokes, directrice régionale de WCS pour l’Afrique centrale. Selon les résultats des enquêtes, Mobanza Mobembo était à la tête d’un groupe de braconniers qu’il dirigeait et qui aurait déjà abattu plus de 500 éléphants dans le parc national de Nouabalé-Ndoki. Ce parc héberge également les gorilles de plaine, les chimpanzés et d’autres espèces animales. La population d’éléphants de forêt a décliné de 60% en 10 ans dans le Bassin du Congo. Et à l’échelle du continent africain, ce sont près de 30 000 éléphants qui sont abattus chaque année pour satisfaire l’insatiable appétit de l’Asie en ivoire, a-t-on appris de desknature.com.        

Plainte pénale pour braconnage au lynx déposée

Le Service de la chasse, de la pêche et de la faune a déposé une plainte auprès du Ministère public après le témoignage anonyme à la RTS d’un collaborateur présumé affirmant avoir déjà tué un animal. Une plainte pénale contre inconnu a été déposée en Valais pour un braconnage présumé de lynx. Elle a été transmise au Ministère public par le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF). Cette dénonciation intervient à la suite du témoignage anonyme d’un collaborateur présumé du SCPF affirmant avoir abattu un lynx, dimanche soir dans l’émission «Mise au point» de la RTS, relève lundi le SCPF. Le SCPF dit condamner «fermement» tout acte de braconnage. Il ajoute qu’il prendra, le cas échéant, «les mesures qui s’imposent envers ce collaborateur présumé». Celui-ci a notamment raconté dans «Mise au point» qu’il avait déjà «tiré» un lynx. «Quand j’ai commencé mon travail au sein du Service de la chasse, la politique interne était: un bon lynx est un lynx mort. Maintenant, le service se méfie et le message a un peu changé. Si vous tirez un lynx, il faut vous assurer d’être seul», a-t-il notamment affirmé, a indiqué lematin.ch.

Face au braconnage en mer, les pêcheurs s’organisent

Chaque semaine, les policiers des Affaires maritimes surveillent les zones protégées du Var à la recherche de potentiels braconnages en mer. Une surveillance que certains pêcheurs artisanaux aimeraient renforcer par la mise en place de gardes-jurés, tant cette pêche épuise les ressources et constitue une concurrence déloyale.On peine à retrouver depuis quand les pêcheurs peuplent l’arc méditerranéen. Bouleversé par les changements de notre temps, le métier survit, grâce aux derniers motivés qui tentent de faire perdurer leur savoir-faire au gré des générations. À la vue du bateau de contrôle des Affaires maritimes du Var, Éric* peste : « Vous allez faire fuir le poisson ! » Le militaire à la retraite remonte rapidement sa ligne avant l’arrivée des policiers de l’environnement, venus faire un contrôle routinier. Engins de pêche, taille et quantité de poissons : tout est finalement en règle. « C’était du poisson pour chat, rien d’inquiétant », s’amuse Jean-Luc Cercio, chef de l’unité du Var. Bredouille, son équipe repart comme chaque semaine à travers la zone maritime protégée de Porquerolles et Port-Cros, sur les traces de potentiels braconnages en mer.« Les braconniers sont malins. Ils agissent de nuit, prennent de petits bateaux pour ne pas se faire remarquer, et mettent en place une surveillance en mer et sur terre. Ensuite, ils revendent leur butin à des restaurateurs, ce qui est interdit sans licence, détaille le chef de l’unité. Ce sont des mois d’enquête, c’est compliqué. » Tellement compliqué que le dernier réseau qu’ils ont « tapé » remonte à plusieurs années. Un mois d’enquête, un partenariat avec la gendarmerie nationale, des filatures en mer, sur les terrasses de cafés, jusqu’au restaurant où ils ont finalement attrapé les braconniers. « Ils venaient en mer entre trois et quatre heures du matin, et pêchaient environ 70 kg de poulpe par nuit. »Ces grosses « prises » arrivent rarement. La dernière en date dans la région, considérée comme exemplaire dans le milieu, s’est clôturée en mars à Marseille. Quatre braconniers du Parc national des calanques, pilleurs de mérous, oursins et coquillages, condamnés à des peines de 15 à 18 mois de prison avec sursis et 385 000 euros de dommages et intérêts. « Ce sont des sanctions énormes faites pour dissuader, explique Jean-Luc Cercio. Et ça fonctionne plutôt bien. Depuis que je travaille pour ce service, en 2002, j’ai observé une baisse du nombre de pêches illicites dans la zone. » Le chiffre reste tout de même conséquent. En 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estimait la pêche illicite à 20 % des captures halieutiques mondiales, soit entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons pêchés. Jean-Luc Cercio a lui réalisé dans le Var « une centaine de contraventions pour délit de pêche depuis le début de l’année », a de son côté relayé lamarseillaise.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik                              

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