Créer sa startup en Afrique à partir des données marines

0

Les applications maritimes sur mobiles issues de l’observation de la Terre : de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs africains… Le weblive organisé le 16 septembre 2020 par GMES, and Africa et Mercator Ocean International, via le site et les RS de La Tribune Afrique, reviendra sur les opportunités que représentent les applications maritimes sur mobiles basées sur les données d’observation de la Terre (OT) et notamment depuis l’Espace pour les entrepreneurs africains. Pêche, énergies renouvelables, transport maritime, biotechnologies, réponses à l’érosion côtière, cartographie des habitats et des espèces vulnérables comme les mangroves et les coraux, (…) la nouvelle « économie bleue » offre des perspectives innombrables de nouvelles applications dans le monde et en particulier en Afrique qui compte 47 000 km de côtes et dont 12 Mio de personnes sont employées dans le seul secteur de la pêche. Cette nouvelle économie est adressée par le programme Copernicus de l’UE (anciennement nommé GMES), mis en œuvre, notamment, par l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Organisation européenne pour l’exploitation de satellites météorologiques (EUMETSAT), et Mercator Océan International. Ce service marin offre aujourd’hui un accès gratuit à des données d’observation et de modélisation océanique qui peuvent nourrir des outils d’aide à la décision développés sur le web ou sur des smartphones par le secteur privé, ou en support de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, ainsi que le suivi des opérations humanitaires en Afrique. En 2015, le programme spatial Copernicus, encore appelé GMES s’ouvre au Continent africain et donne naissance à « GMES, and Africa». « L’initiative GMES, and Africa, vise à établir une continuité dans le cadre d’une approche plus durable en s’appuyant sur l’infrastructure et les capacités établies par les projets précédents tels que PUMA (Préparation à l’utilisation des données Meteosat seconde génération en Afrique), AMESD (Surveillance de l’environnement pour un développement durable en Afrique) et MESA (Surveillance de l’environnement et de la sécurité en Afrique) », explique une note conjointe de l’Union européenne et l’Union africaine. Le Projet est financé conjointement par l’Union Européenne dans le cadre du programme d’action annuel 2015 du Programme panafricain, et par l’Union Africaine. Le 16 septembre 2020 sur les sites et Réseaux de La Tribune Afrique, GMES, and Africa, et Mercator Océan International, le champion européen de la prévision océanique qui pilote le Copernicus Marine Service, organiseront un weblive sur les opportunités et le potentiel que peuvent représenter aujourd’hui les applications maritimes mobiles basées sur les données d’observation de la Terre (OT) pour les entrepreneurs africains et les jeunes startuppers. Parmi les objectifs de ce live inédit, les intervenants détailleront le rôle du programme GMES, and Africa, et de sa composante panafricaine ; illustreront ces potentiels par des exemples concrets d’applications sur la téléphonie mobile. Le mot d’ouverture du weblive sera assuré par Son Excellence le Professeur Sarah Anyang Agbor, Commissaire aux ressources humaines, à la science et à la technologie (HRST) à la Commission de l’Union africaine. Le panel des intervenants a été choisi avec soin pour présenter concrètement les opportunités de développement mais aussi pour répondre aux questions des participants, souligne afrique.latribune.fr.

Lutte contre la pêche illégale : ECOFISH mutualise les moyens de l’océan Indien occidental

Huit États insulaires et côtiers de l’océan Indien occidental ont approuvé le 10 septembre 2020 les lignes directrices pour relancer le Plan régional de surveillance des pêches (PRSP). Cette action est d’autant plus importante lorsque l’on sait que la pêche illégale entraîne une perte annuelle d’un milliard de dollars en potentiel de produits dérivés dans la région, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Les membres de l’Unité régionale de coordination (UCR) du PRSP, à savoir les Comores, la France/Réunion, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, les Seychelles et la Tanzanie, ont décidé à nouveau de mutualiser leurs ressources pour optimiser l’usage des moyens de surveillance maritimes et aériens et tirer profit des nouvelles technologies dans la lutte contre la pêche illégale. L’Union européenne soutient de manière substantielle cette coopération qui remonte à 2007, mais mise en veille à partir de 2018. « Notre partenariat a permis de renforcer la surveillance des 6 millions de km² de mer de notre région, par une meilleure coordination des patrouilles maritimes et aériennes, ainsi que par une gouvernance plus robuste et une communication plus fluide», souligne Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien.Parmi les principaux sujets abordés figuraient la capitalisation et la pérennisation des acquis. Les discussions et résolutions des membres de l’UCR se sont également focalisées sur la rentabilité et l’efficacité des actions contre la pêche illégale. L’une des approches considérées dans ce sens consiste à identifier les principales zones de pêche de la région où les opérations de surveillance devront se concentrer. L’atelier s’est également penché sur l’utilisation des nouvelles technologies, tels que les images satellites et les drones, ainsi que sur la fréquence accrue des échanges et formations d’inspecteurs et d’observateurs en mer.Grâce au PRSP, il a été possible d’effectuer 49 patrouilles conjointes s’étalant sur 1 228 jours dans les mers de l’océan Indien occidental entre 2007 et 2017. Le PRSP a également permis de saisir 12 navires pêchant illégalement et de relever 120 infractions. Le Système régional de suivi par satellite des navires (VMS) mis en place dans le cadre de cette initiative a également contribué à la surveillance de  670 bateaux et au partage de 410 images satellites.La réactivation du PRSP s’inscrit dans le cadre des activités d’E€OFISH. Financé et promu par l’UE, ce programme vise à faire de la pêche durable un levier économique pour la région de l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et l’océan Indien. Dans cette perspective, E€OFISH réunit la Commission de l’océan Indien (COI), l’Agence du lac Tanganyika (LTA), l’Organisation des pêches du lac Victoria (LVFO), le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Commission des thons de l’océan Indien (IOTC), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ainsi que la  Commission des pêches du Sud-Ouest de l’océan Indien (SWIOFC), relate pour sa part commissionoceanindien.org.

En quoi la pêche est-elle un enjeu majeur des négociations du Brexit?

Les négociations du Brexit ont repris mardi 8 septembre 2020 entre l’Union Européenne, représentée par Michel Barnier et le Royaume-Uni, représenté par David Frost. Dans les discussions, un problème semble insoluble : la pêche. La pêche est un enjeu majeur depuis le début des négociations sur le Brexit. Elle est aujourd’hui un des facteurs qui empêche les deux parties de trouver un accord post-Brexit. Les raisons sont à la fois historiques, économiques et politiques. Lorsque les îles britanniques sont entrées dans l’Union Européenne (UE) en 1973, la pêche a constitué dès le départ un sujet de désaccord. Les anglais ont été surpris d’apprendre que les six Etats déjà membres de la communauté s’étaient mis d’accord sur une Politique Commune de Pêche (PCP) au moment même où le Royaume-Uni, le Danemark, l’Irlande et la Norvège, des pays avec des eaux territoriales riches en poisson, voulaient adhérer à la communauté. Cette nouvelle règle avait failli compromettre l’adhésion du Royaume-Uni à la communauté, et il semblerait qu’elle ait marqué les esprits définitivement. La pêche ne représente que 0,12 % du revenu britannique, et pourtant c’est devenu un sujet épineux. D’après le Royaume-Uni, l’UE attrape huit fois plus de poissons dans les eaux britanniques que les anglais dans les eaux européennes. De même, un rapport de 2016 de l’université des Highlands and Islands affirme que, dans les eaux britanniques, 85% du poisson et des mollusques sont pêchés par les navires des autres Etats-membres. Ces chiffres expliquent en partie la volonté de Londres d’augmenter sa possibilité de prises dans ses eaux territoriales. En effet, à ce jour, les navires européens ont le droit de pêcher dans les eaux territoriales britanniques (Zone Économique Exclusive (ZEE) qui s’étend à 200 miles nautiques au-delà de la côte) et les pêcheurs anglais peuvent accéder aux eaux territoriales des autres Etat-membres. Des totaux admissibles de capture sont fixés chaque année et fondés sur le partage des stocks. C’est-à-dire que le Royaume-Uni ne peut capturer qu’une certaine quantité de poissons, même dans ses propres eaux. Cette quantité est définie à l’avance par l’Union Européenne. S’assurer du contrôle des poissons vivant dans les eaux britanniques constituait une des promesses de la campagne pro-Brexit de Boris Johnson. En 2016, il avançait déjà cet argument. Difficile donc de revenir sur ses promesses. Le Royaume-Uni souhaite doubler ses prises de poissons dans ses eaux territoriales. Ce serait le signe d’une souveraineté retrouvée et donc un symbole important au moment du Brexit. Les dirigeants britanniques veulent un accord qui permette de définir les parts (la quantité de poissons que le pays peut attraper) en se fondant sur la quantité de poisson présente dans chaque ZEE. C’est déjà le cas avec la Norvège et cela permettrait aux britanniques de pêcher davantage dans leurs eaux territoriales. De l’autre côté, les européens, guidés par huit pays dont la France, veulent conserver le statu quo et l’accord existant. En effet, celui-ci leur permet d’accéder aux eaux britanniques et d’y faire des récoltes fructueuses. Le négociateur en chef du Brexit pour l’UE, Michel Barnier, a affirmé que les deux positions étaient « maximalistes » et qu’il allait falloir trouver un compromis, a pour sa part informé lepetitjournal.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here