Un produit de African Risk Capacity attendu afin de couvrir des risques climatiques

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Alors que beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest et du centre sont submergés par les eaux suite aux fortes précipitations enregistrées ces dernières semaines, le groupe African Risk Capacity (ARC), une mutuelle panafricaine de gestion des risques, a déclaré au cours d’une conférence de presse à Dakar, au Sénégal, le 9 septembre 2020, qu’elle prévoit de lancer en 2021 un nouveau produit destiné à aider ses pays membres à lutter contre les inondations. « Ce produit est déjà en phase pilote en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Gambie et au Togo et sera disponible pour tous les Etats membres », a fait savoir l’institution dans un communiqué de presse.

De même, l’ARC en collaboration avec le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC) est en train de travailler sur des outils de modélisation covid-19 pour l’Afrique afin de permettre à ses Etats membres de mieux gérer cette pandémie et de venir en aide aux populations qui en ont le plus besoin, a-t-on appris par la même occasion.

Les récentes inondations signalées au Nigeria, à Abidjan (Côte d’Ivoire), à Douala (Cameroun) et à Dakar (Sénégal) rappellent combien il est important de prendre en compte ce type de risque dans le futur. Lorsqu’elles surviennent, elles laissent très souvent les personnes sinistrées sans réponse pertinente. Les contrats d’assurance globale ne précisent pas très souvent ce qu’il y a lieu de faire en cas de dommages liés aux inondations.

Le besoin de couverture le plus important concerne le secteur de l’agriculture. Selon des estimations concordantes, la survie de 70% des populations en Afrique subsaharienne dépend des activités agricoles. De fortes pluies accompagnées d’inondations qui alternent avec des périodes sèches et arides sont donc un risque majeur pour ces personnes pauvres qui ne peuvent supporter le coût des services d’assurance classiques.

Au Nigeria, par exemple, il est rapporté que les inondations réduiront la production de riz de l’ordre de 25%, exposant le pays à plus d’importations pour couvrir ses besoins de consommation. Parallèlement, de nombreux habitants de Douala et de Dakar ne savent pas comment obtenir des réparations, suite à la montée des eaux qui a affecté plusieurs de leurs biens. 

Moctar FICOU / VivAfrik

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