Tchad : A Fianga, avoir accès à l’eau potable est un calvaire

0

Dans la sous-préfecture de Fianga, au Moyo-Kebbi Est, l’accès à l’eau potable relève d’un véritable parcours de combattant. Mais pas seulement. Dans la ville de Fianga, la problématique d’accès à l’eau potable se pose avec acuité. Seulement « 22,5% de cette population enquêtée consomme de l’eau potable, soit 7,5% des ménages », selon Sobkika Danbé, chercheur en sociologie qui a mené des recherches sur l’inégalité d’accès à l’eau dans cette sous-préfecture. Plusieurs facteurs expliquent la difficulté et l’inégalité d’accès à l’eau dans cette localité. La distance parcourue par les ménages pour accéder aux points d’eau est l’un de ces facteurs d’inégalité. En plus de la distance, s’ajoute le facteur temps, car il faut passer entre deux heures à quatorze heures pour se faire servir de l’eau. La combinaison de ces deux facteurs contraint la population à consommer des eaux de sources douteuses qui engendre des maladies hydriques. D’après le district de Fianga, « un total de 313 cas de maladies hydriques et cinq cas de décès enregistrés pour les années 2016, 2017 et 2018 », rapporte Sobkika Danbé. Face à ces difficultés d’accès à l’eau potable dans cette ville, des solutions d’urgences sont sollicitées pour soulager les populations, a renseigné tchadinfos.com.

A Faya (Tchad), le taux d’accès à l’eau potable au robinet estimé à 29% sera rehaussé à 47%, selon la STE

Des travaux de renforcement et d’extension de capacité du système d’approvisionnement en eau potable de la ville de Faya ont été lancés par la ministre de l’Hydraulique Rurale et Urbaine, Tahani Mahamat Hassane, le samedi 26 septembre 2020. Ces ouvrages permettront à plus de 1 000 ménages d’avoir accès à l’eau potable. Ces travaux ont pour finalité le renforcement du système d’alimentation existant ; l’augmentation d’accès à l’eau potable à plus de 1000 ménages. Ils visent aussi la réhabilitation du dispositif de traitement, la mise à la disposition du centre d’exploitation installé dans cette ville depuis décembre 2018 des accessoires d’entretien et de nouveaux groupes électrogènes en vue de sécuriser la production et la pose de 8 km de réseau de la distribution. Sous ses propres fonds, la Société tchadienne des eaux (STE) a engagé des travaux d’extension en cours d’exécution dans la province du Borkou, précisément dans la ville de Faya. L’objectif primordial de ces travaux est de matérialiser des engagements forts d’amélioration des conditions de vie de la population tchadienne en général. Selon la directrice générale de la STE, Koubra Hisseine Itno, la poursuite de ces actions par son institution s’inscrit aussi dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’accès à l’eau potable de la population dans les villes du pays. Elle estime que le taux d’accès à l’eau potable sera rehaussé à 18% et d’autres actions viendront compléter pour aller vers les 83% en 2024- 2030. Dans le but de motiver la population à consommer ces eaux traitées selon les normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé, une réduction sera faite sur les consommations. « Après la réalisation de ces travaux, une réduction de 50% sur les coûts de branchements est accordée pendant une période de deux mois » a annoncé Koubra Hisseine Itno. Une nouvelle qui a valu des applaudissements des habitants présents à la cérémonie. La directrice générale Koubra Hisseine Itno a relevé que la STE mettra tout en œuvre pour assurer une fourniture d’eau portable aussi permanente que possible. En retour, chaque consommateur doit accomplir son devoir de règlement de ses factures de consommation à termes échus, après la période de gratuité. Le secrétaire général de la province du Borkou, Abakar Issein Didigui, estime que ces travaux marquent une étape importante dans la voie d’amélioration du quotidien des ménages. Pour ce faire toute la population se réjouit de la présence de la STE dans la ville de Faya, selon lui. En lançant les travaux, la cheffe du département ministériel en charge de l’eau a rassuré l’équipe dirigeante de sa disponibilité en terme de soutien et se dit satisfaite après avoir visité le centre d’exploitation. « C’est le lieu de féliciter la STE aussi, pour avoir boosté le taux d’accès à l’eau potable de la province du Borkou de 25% à 47% d’ici 2021. En plus des efforts, plusieurs infrastructures hydrauliques sont prévues. Il s’agit de la construction de six châteaux d’eau métalliques y compris les forages et 272 bornes fontaines » rassure Tahani Mahamat Hassane dans les colonnes du site d’informations afriqueactudaily.com.

Ethiopie : l’exécutif met fin aux subventions pour la production et l’importation de sucre

En Ethiopie, la production et l’importation de sucre ne seront plus subventionnées. La décision prise récemment par le gouvernement est attribuable à la flambée des prix à l’importation et des coûts de production. En Ethiopie, le gouvernement a mis fin récemment aux subventions accordées à la production et à l’importation de sucre, en vigueur depuis près d’une décennie. Selon les autorités, cette démarche s’explique par la hausse croissante des coûts de production de la denrée sur le marché local en raison de l’inflation ainsi que des importations. Elle devrait permettre de limiter le développement du marché noir où selon les observateurs, le sucre destiné aux consommateurs est revendu beaucoup plus cher à des industriels. Par ailleurs, la fin du soutien public devrait conduire l’Ethiopian Sugar Corp (ESC) qui vend à perte le sucre importé à revoir son fonctionnement. La compagnie qui est la seule autorisée à acheter du sucre sur le marché international cumule en effet une dette de 3 milliards de birr (81,5 millions $) auprès de la principale banque commerciale du pays. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la volonté de désengagement progressif de l’exécutif de la filière sucrière avec la privatisation de plusieurs usines publiques, l’autorisation du secteur privé à importer la denrée ainsi que la sollicitation des investissements étrangers. Pour rappel, l’Ethiopie consomme entre 600 000 et 650 000 tonnes de sucre par an, a sous un autre registre informé agenceecofin.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here