La mine Kiena pourrait reprendre sa production d’or

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La mine, qui avait cessé sa production en 2013, est située à mi-chemin entre le centre-ville de Val-d’Or et la municipalité de Malartic, le long de la route 117. L’étude de préfaisabilité du projet, en cours depuis 2016, donne des résultats assez intéressants pour que Wesdome, propriétaire de la mine, lance de multiples offres d’emploi dans les médias locaux. Wesdome a publié, à la fin septembre, les résultats de 21 forages dans l’une des nouvelles zones minéralisées, des résultats qui avaient alors permis de confirmer une forte teneur en or du minerai, allant jusqu’à 155 g/T sur une carotte de 2,7 m. « Nous ne ferons pas d’annonce officielle aujourd’hui sur la remise en production de la mine Kiena, a déclaré à la Presse Canadienne la vice-présidente chargée des relations avec les investisseurs, Lindsay Carpenter Dunlop. Mais nous sommes très encouragés par les résultats. » Mme Dunlop croit aussi qu’il n’y aura pas d’étude de faisabilité, étant donné le contexte. « Quand nous explorons de nouvelles zones, nous faisons des études de préfaisabilité et de faisabilité, explique Mme Dunlop. Dans le cas de la mine Kiena, nous avons des données historiques, et nos infrastructures sont toujours fonctionnelles. Nous avons donc un pas d’avance par rapport à un projet complètement nouveau. » Le contexte financier pourrait aussi expliquer l’intérêt de Wesdome à relancer les opérations à la mine Kiena. Lors de la fermeture de la mine, en juin 2013, l’or se transigeait autour de 1200 $ l’once, alors que jeudi, l’once d’or se transigeait à plus de 2500 $. On parle donc d’une reprise de la production dans la deuxième moitié de 2021. Les travaux d’exploration effectués à la mine Kiena ont par ailleurs trouvé écho auprès de l’Association de l’exploration minière du Québec, qui tenait virtuellement son gala annuel 2020 lundi et mercredi. L’équipe d’exploration de la mine Kiena a remporté le prix Reconnaissance 2020 comme entreprise de l’année. L’AEMQ a souligné la persévérance dont a fait preuve l’équipe après l’arrêt des activités, en juin 2013, lit-on dans les colonnes de lapresse.ca.

Pollution au plomb : plainte collective contre un géant minier en Zambie

Des femmes et des enfants zambiens ont porté plainte contre le géant minier Anglo American, affirmant que ses mines de plomb autour de la ville de Kabwe, fermées depuis 25 ans, étaient responsables d’empoisonnements à très grande échelle. Cette plainte en nom collectif, déposée par treize plaignants mais qui ambitionne de représenter jusqu’à 100.000 personnes, a été déposée mercredi devant la justice sud-africaine, a-t-on appris auprès d’un cabinet d’avocats à Johannesburg. Kabwe, dans le centre de la Zambie, est l’un des endroits les plus pollués au monde par des décennies d’exploitation minière, avec de graves conséquences sanitaires. Les plaignants, représentés par des avocats sud-africains ainsi qu’un grand cabinet londonien, demandent une indemnisation à Anglo American South Africa, ainsi qu’une décontamination de la zone. Les enfants et les femmes en âge de concevoir des enfants « ont subi un préjudice en ayant été exposés au plomb », a expliqué à l’AFP Me Zanele Mbuyisa, précisant que certains enfants souffraient notamment de problèmes neurologiques. « Le plomb s’infiltre dans les os et quand les femmes tombent enceintes, cela se propage aux organes et via le placenta jusqu’au bébé », a déclaré l’avocat. Selon un rapport de Human Rights Watch l’an dernier, Kabwe présente encore des niveaux extrêmes de contamination au plomb et les enfants continuent d’être exposés à des niveaux toxiques élevés dans le sol, la poussière, l’eau et la végétation autour de leurs maisons, écoles et aires de jeux. Annah Muvhali, 55 ans, et Cristina Ndou, récolteuses de fruits baobabs, ont récolté des fruits de baobab dans le village de Muswodi Dipeni, dans la province du Limpopo, près de Mutale, le 28 août 2018. Les mines de plomb et de zinc ont fermé depuis 1994 dans cette zone de la Copperbelt. Mais diverses études menées ces dernières années montrent que les taux de plomb dans le sang des enfants y sont encore élevés. La Banque mondiale a financé plusieurs projets de nettoyage, mais environ un tiers de la population vivrait toujours dans des zones contaminées, relate voaafrique.com.                   

Le retrait du Soudan de la liste noire des Etats-Unis va accroitre l’investissement dans le secteur minier (Orca Gold)

Le retrait annoncé du Soudan de la liste noire des Etats-Unis suscite déjà des réactions enthousiastes. Orca Gold, qui pilote le projet aurifère Block 14, est optimiste sur la capacité de cet important producteur d’or africain à attirer davantage d’investisseurs pour l’exploitation minière. Le gouvernement des Etats-Unis a annoncé le 20 octobre via un message de Donald Trump posté sur Twitter, le retrait prochain du Soudan de la liste noire américaine des pays finançant le terrorisme. Cette nouvelle accueillie avec joie à Khartoum ouvrira des opportunités intéressantes dans le secteur minier soudanais, à en croire la compagnie minière Orca Gold, qui pilote dans le pays le projet aurifère Block 14. « Chez Orca, nous avons toujours considéré le Soudan comme la prochaine grande frontière pour l’exploitation minière et le développement des mines en Afrique. Nous espérons que le pays sera apprécié par le monde entier pour ses opportunités d’investissement et de croissance maintenant que toutes les sanctions sont levées », a déclaré Richard Clark, PDG d’Orca Gold. Rappelons que le Soudan figure parmi les principaux producteurs d’or en Afrique, aux côtés du Ghana, de l’Afrique du Sud ou du Mali. Si l’exploitation aurifère est jusque-là largement artisanale, cela pourrait bientôt changer avec l’installation de compagnies étrangères dans le pays. En dehors d’Orca Gold, le Marocain Managem est aussi actif au Soudan sur la mine d’or de Wadi Gabgaba et sur les projets aurifères Block 9, Block 15 et Block 24, a souligné agenceecofin.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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