IRA s’engage dans la lutte pour la protection de l’environnement

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Le mouvement IRA dirigé par le député Birame Dah Abeid qui s’est investi depuis sa création le 23 octobre 2008 dans la lutte contre l’esclavage et la défense des droits des couches défavorisées vient de décider de se lancer dans la lutte pour la protection de l’environnement. C’est dans ce cadre que l’hôtel Mauricentre a abrité ce lundi matin la cérémonie de lancement des activités de « IRA Ecologie », une cérémonie à laquelle ont pris part des élus, des dirigeants d’association de la société civile ainsi que des militants des droits de l’homme d’origines diverses. Pour le député Birame le climat d’ouverture et de liberté instauré par le président Ghazwani constitue un bond en avant. C’est une chose à saluer dit-il ; ajoutant au passage que c’est ce climat de tolérance qui permet aujourd’hui à IRA de travailler librement sans l’intervention des autorités. La question environnementale constitue aujourd’hui un grand défi à relever pour la Mauritanie ainsi que les droits qui y sont liés. La menace est multidimensionnelle note Birame qui a énuméré les menaces qui pèsent sur l’environnement marin et côtier et les ressources halieutiques ; celles sur l’environnement minier mais aussi sur le couvert végétal qui est mis à rude épreuve à cause de l’utilisation à grande échelle du charbon de bois. Il y a aussi l’usage anarchique et abusif de certains poisons comme le cyanure utilisés dans l’exploitation aurifère aussi bien au niveau industriel qu’au niveau de l’orpaillage traditionnel. C’est pourquoi préconise le président du mouvement IRA il y a lieu de jeter un coup d’œil sur ces activités et notamment celles de Kinross Tasiast pour être édifier sur les graves informations qui circulent à ce sujet. Une conjugaison des efforts s’impose ou voire même une coalition entre la Société Civile, les élus du parlement et les services gouvernementaux qui doivent travailler ensemble en vue de lutter contre la péjoration environnementale, renseigne initiativesnews.com.

Relever les défis environnementaux

Quoiqu’il en soit poursuit le député, au niveau du mouvement IRA, une équipe comprenant des experts et bénéficiant de l’appui logistique nécessaire sera mise sur pied pour œuvrer dans ce sens et relever les défis environnementaux. Tous les citoyens sont invités à adhérer aux efforts qui seront entrepris. « Nous avons toujours signé notre engagement pour les droits humains et en cette période de la vie de l’humanité, les droits humains liés à l’environnement représentent un compartiment fondamental car l’écologie est au centre de la survie et d’une vie saine pour l’humanité. » a asséné le leader du mouvement IRA. Et d’ajouter : « Nous allons entamer un grand projet, un projet ambitieux pour la Mauritanie ; un projet qui prend à bras le corps nos ressources halieutiques. Nous sommes exposés à beaucoup de menaces qui requièrent la mobilisation de tous car les solutions ne peuvent pas venir seulement du gouvernement, a-t-il conclu. » Le communiqué de presse rendu public à cette occasion et lu en arabe et en français respectivement par Aminetou Alassane Samba et Sidi Mohamed Taleb Ely comporte l’organigramme complet de « IRA Ecologie » dont le bureau est composé de 07 membres soit le même nombre que celui de IRA mère dont l’écrasante majorité des 70 membres fondateurs avaient désisté en déclinant leur signature en dessous du document de l’organisation car jugeant ses objectifs utopiques. Ainsi, seuls 07 personnes avaient signé l’acte de naissance du mouvement IRA, une révélation faite par son président Birame Dah Abeid. En dehors du bureau, le communiqué énumère la pile d’objectifs, 15 au total que « IRA Ecologie » compte atteindre. Parmi ceux-ci la sensibilisation des populations sur la nécessité de protéger la nature, la protection des droits des communautés locales, la promotion de l’arbre et des énergies vertes et renouvelables, la défense des droits des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement, la lutte contre le commerce du charbon, la révision de l’arsenal juridique… Ainsi donc « IRA Ecologie » donne le ton et s’engage à lutter contre les grands défis environnementaux. Ces dangers sont d’autant plus graves que la prise de conscience environnementale des citoyens est très faible. Cela est dangereux avertit Birame qui a souligné que la pérennité de l’espèce humaine et la jouissance d’un bon cadre de vie sont étroitement liées à la protection de la faune et de la flore, ajoute initiativesnews.com.  

La vente d’animaux sauvages, un danger pour la biodiversité

La vente d’animaux sauvages – en tant que nourriture, ingrédients pour la médecine traditionnelle ou animaux de compagnie – est aujourd’hui reconnue comme un facteur majeur de l’érosion de la biodiversité. La surexploitation de ces animaux, associée à la dégradation et à la fragmentation de leurs habitats, a ramené les effectifs de nombreuses espèces dans la nature à des nombres très réduits. Pis : elle compromet la survie de nombreuses espèces à court, moyen et long terme. Les grands mammifères (tigres, éléphants, lions, etc.), plus connus du grand public parce que plus médiatisés, en sont une parfaite illustration. Néanmoins, cette menace pèse d’une manière plus sournoise et plus silencieuse sur un grand nombre d’espèces moins connues. Une étude publiée en 2019 dans la revue Science estime que sur plus de 31 500 espèces animales terrestres (oiseaux, mammifères et reptiles), près de 18 %, soit 5 579 espèces, sont sujettes au commerce. Selon l’étude, dans les années à venir, ce sont pas moins de 8 775 espèces qui seront menacées d’extinction du fait des activités commerciales. Jusqu’ici, les études scientifiques documentant le commerce légal et illégal d’animaux sauvages se sont principalement focalisées sur certaines régions, en particulier les grands pays importateurs et exportateurs de faune et de flore sauvage et des produits qui en sont issus (Chine, Indonésie, Malaisie, Singapour, Brésil, États-Unis…). En revanche, ces études n’accordaient qu’une attention réduite aux pays d’Afrique du Nord, en dépit du fait que leur position géographique leur confère un statut de porte d’entrée vers les pays consommateurs (Europe et Amérique du Nord). Ce sont ces raisons qui nous ont poussés à démarrer en 2017 une étude sur la portée du commerce d’espèces animales sauvages en Algérie. Traitent du commerce du perroquet gris du Gabon « Psittacus erithacus » et du perroquet Timneh « Psittacus Timneh » en Algérie. Ces deux espèces vivent principalement dans une bande étroite de l’Afrique centrale, allant de la Cote d’Ivoire à l’ouest jusqu’au Kenya à l’est. Ce qui veut dire que l’ensemble des spécimens observés en vente ont été importés. Ces deux espèces sont aussi considérées par l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN) comme menacées d’extinction, du fait de la fragmentation de leur habitat naturel et surtout à cause de la surexploitation dont elles font l’objet afin d’alimenter la demande locale et internationale d’animaux de compagnie, relève theconversation.com.      

Moctar FICOU / VivAfrik  

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